Il est si facile et confortable de mentir à vous-même.. Le succès est de devenir qui vous êtes.. Je pense que Hollywood pense d'une manière totalement différente.. Mais je pense que comme un être humain, et pas seulement une actrice...
Spielberg, c'est le Jeff Koons du cinéma
S'il est un petit métier français où l'industrialisation systématique et la mécanisation forcée n'aient pas supplanté l'artisanat, c'est bien celui des satyres.
La plupart des éditeurs persistent à considérer que l'auteur est un individu auquel on rend suffisamment service en publiant son bouquin, pour qu'on n'ait pas besoin de lui verser un peu d'argent.
Les démocraties ont remplacé le faste par le luxe.
Les hommes aiment, les femmes se laissent aimer.
Lire protège.
Je n'aurai été un mystère pour personne. C'est une solitude que je n'imaginais pas.
La sensibilité pour les malheurs qui ne sont pas personnels est d'une mince épaisseur !
Tout cela vaut bien mieux que d'aller au café.
Qui aime est très obéissant.
Nous partageons tout, hormis le privilège de la virilité, que le ciel lui a refusé par inadvertance et qu'elle usurpe allègrement. Il n'est aucun sentiment, aucun trait de mon caractère ou de mon visage que je ne puisse retrouver en elle.
Qu'est-ce donc notre visage, sinon une citation ?
N'avouez jamais! L'adage du louchebem guillotiné au siècle dernier. Ce qu'il a gueulé sur la bascule: N'avouez jamais! Son cri, d'écho en écho, dans les taules, nous parvient toujours.
Je conserve le souvenir lumineux de cette période atroce.
Pour son premier sommet européen à Bruxelles, François Hollande part en train, mais revient en voiture : Ne froisser ni la SNCF ni son chauffeur.Même chose pour son régime. François veut ménager son cuisinier et son diététicien, alors il choisit d'être gros six mois sur douze.
Ceux qui se tiennent debout et qui ont une dignité de comportement, passent pour être de redoutables savonaroles, alors que nous ne sommes que des Français qui voulons rester fidèles à leurs traditions nationales et spirituelles.
En faisant de la conformité au politiquement correct la valeur numéro un, on tue la littérature.
C'est un malheur que les hommes ne puissent d'ordinaire posséder aucun talent sans avoir quelque envie d'abaisser les autres.
Les acteurs remplacent avantageusement les politiciens. Non qu'ils croient davantage à ce qu'ils disent, mais ils savent mieux faire croire qu'ils y croient.
Il est des pensées qu'on sent qui se cachent derrière toutes les autres.
Un livre sera toujours moins fort qu'un litre de vin pour modifier ce que tu penses.
Le grand premier rôle de la femme et qui va grandissant du XVIe au XVIIIe siècle, c'est celui de la favorite. Deux noms, deux types se présentent aussitôt à l'esprit: Mme de Maintenon, Mme de Pompadour.
En votre absence je me noie ou plutôt je me cache parfois dans de mornes soirées à refaire l'inutile, à chercher un regard pour finir la nuit, à ne pas vous trouver, à regretter d'être venu, de ne pas être ailleurs, tout simplement ailleurs.
On ne peut corriger les hommes qu'en les faisant voir tels qu'ils sont.
Beau avoir étudié entre autres la psychologie, il fonctionnait comme la plupart à l'aveuglette, au pifomètre. Chez les intellos, l'instinct certes est atrophié par les spéculations de l'esprit. Ils savent tout et ne comprennent rien.
À ceux qui, inquiets, frustrés, oppressés, éructent contre le destin, les dieux, les démons, les princes, le triomphe de la masse et de la technique, je préfère ceux qui chuchotent, en passant, cette simple phrase : " Je ne sais plus où j'en suis. "
Nos pauvres gouvernants misent à côté de la plaque en nous serinant qu'il faut penser à l'avenir plutôt qu'au passé.
En France, c'est difficile de trouver de bons scénarios.
On peut dire du monde que c'est en se désintégrant qu'il s'organise. Voici une idée typiquement complexe. Dans quel sens ? Dans le sens que nous devons unir ensemble deux notions qui, logiquement, semblent s'exclure : ordre et désordre.
Chaque nouveau livre, au moment de l'écrire, efface le précédent au point que j'ai l'impression de l'avoir oublié.
Le vingtième siècle parle à l'oeil, et comme la vue est un des sens les plus volages, il lui faut hurler, crier avec des lumières violentes, des images désespérantes à force d'être gaies.
C'est un grand signe de médiocrité de louer toujours modérément.
Le mal et le bien, aux origines, cela a dû être ce qui faisait plaisir ou non.
On promet beaucoup pour se dispenser de donner peu.
L'homme ne se fréquente pas pour vivre.
A ma première confrontation avec la mort et son caractère irréversible, j'avais 7 ou 9 ans.
J'ai toujours été sombre.
Richard Wagner a « refrappé l'art à son image » ; sa formule a réalisé d'une façon nouvelle et puissante l'union intime des arts différents dont l'ensemble constitue le drame lyrique. Soit. Cette formule est-elle définitive, est-elle la Vérité ?
On aime mal quand on ne permet pas à celui sur lequel on a jeté son dévolu de réaliser pleinement son être. On aime mal lorsque l'on ne pense qu'à soi et non à celui qu'on est censé aimer.
Au Brésil, 10 millions d'hectares de forêt ont disparu en dix ans pour faire de la place à 200 millions de bêtes, le tout avec l'assentiment du gouvernement local, actionnaire et bénéficiaire de ce système d'élevage.
En fait de mariage, il n'y a de reçu que ce qui est sensé, et il n'y a d'intéressant que ce qui est fou.
Soyez complètement fidèle à vous-même et vous serez heureux.
Ce qui m'intéresse, c'est de passer de grands textes, avec leur immensité, leur exigence, leur drôlerie, leur amplitude et puis rompre, donner une petite explication, en m'adressant au public directement. Donc, alterner.
Ecrivez pour le plaisir et publiez pour de l'argent.
La voix de Brassens m'énerve.
Mes chansons, c'est un peu du baratin.
D'être né en 1945, après que des villes furent détruites et que des populations entières eurent disparu, m'a sans doute rendu plus sensible aux thèmes de la mémoire et de l'oubli.
L'académicien français : le commun des immortels.
Quand on règne par l'opinion, a-t-on besoin d'un autre empire ?