Amour : Deux bonnes fois a son aise le faire c'est d'homme sain suffisant ordinaire.
Vu le soin ménager dont travaillé je suis,Vu l'importun souci qui sans fin me tourmente,Et vu tant de regrets desquels je me lamente,Tu t'ébahis souvent comment chanter je puis.
En votre absence je me noie ou plutôt je me cache parfois dans de mornes soirées à refaire l'inutile, à chercher un regard pour finir la nuit, à ne pas vous trouver, à regretter d'être venu, de ne pas être ailleurs, tout simplement ailleurs.
Dans peut-être il y a la vie. Dans peut-être il y a l'espérance.
Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par des bijoux de cheveux. C'est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l'existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir.
Le psychotique vit dans la crainte de l'effondrement.
Un pays plus grand que l'Europe et peuplé deux fois comme elle, assez arriéré pour qu'une grande partie de sa population se contente d'un bol de riz par jour, mais assez avancé pour avoir fait exploser des engins thermonucléaires, suscite toujours la même fascination anxieuse.
N'avouez jamais! L'adage du louchebem guillotiné au siècle dernier. Ce qu'il a gueulé sur la bascule: N'avouez jamais! Son cri, d'écho en écho, dans les taules, nous parvient toujours.
En fait ce qui vous a perdu dans votre monde, c'est que vos deux modèles de pensée officiellement antinomiques, capitalisme et anticapitalisme, libéralisme et antilibéralisme, ne s'opposent finalement pas sur grand chose. Il diffère sur la façon de distribuer les richesses, et c'est à peu près tout.
Faites les choses que vous savez, et vous apprendrez la vérité que vous devez savoir.
La réalité juive, c'est-à-dire le comportement des juifs, leur malheur... C'est un peu ce qui m'arrive aujourd'hui. Il ne faut même pas prononcer le nom, c'est le sacré.
J'ai grandi à une époque où, si on n'avait pas d'enfant, on n'était pas une vraie femme. Donc, on fait des gosses. Et on se rend compte qu'on s'est fait bananer et qu'on aurait été mieux sans.
Je n'ai jamais suivi les tendances. J'ai fait ma propre mode.
Il est si facile et confortable de mentir à vous-même.. Le succès est de devenir qui vous êtes.. Je pense que Hollywood pense d'une manière totalement différente.. Mais je pense que comme un être humain, et pas seulement une actrice...
Au moment où vous écrivez les derniers paragraphes, le livre vous témoigne une certaine hostilité dans sa hâte de se libérer de vous.
Il y a des femmes si sensibles qu'elles ne peuvent aller danser sans tomber enceintes.
Une remise de décorations est l'instant privilégié entre tous où un homme en bonne santé peut entendre en avant-première le tombereau d'amabilités qu'on déversera plus tard sur son cercueil.
Certaines gens sont si contrariants qu'il suffit qu'on les admire pour qu'ils ne s'admirent plus.
Se créer un nom par ses talents, c'est ne rien devoir qu'à soi-même.
Il est bon qu'il y ait dans le Monde des biens et des maux : sans cela, on serait désespéré de quitter la vie.
Le public des générales. Si la pièce est mauvaise, il s'emmerde. Si la pièce est bonne, ça l'emmerde.
Un sang impur abreuve nos microsillons.
On croit agir, et l'on est entraîné.
Ah ! Nos nuits d'amour, Lucienne ! L'union des corps et des coeurs. L'instant, l'instant unique où on ne sait plus si c'est la chair ou si c'est l'âme qui palpite...
L'autodestruction de la nature, qui est un thème fondamental chez Sade, cette autodestruction dans une sorte de monstruosité déchaînée, n'est jamais effectuée que par la présence d'un certain nombre d'individus qui détiennent un surpouvoir. Le surpouvoir du prince, du seigneur, du ministre, de l'argent, ou le surpouvoir du révolté.
Point ne se fane bouche baisée.
C'est ici que souvent, errant dans les prairies,Ma main des fleurs les plus chériesLui faisait des présents si tendrement reçus.Que je l'aimais alors, que je la trouvais belle !Mon coeur, vous soupirez au nom de l'infidèle :Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus ?
Il est vrai aussi qu'on doit s'habituer, comme les médecins avec la souffrance, les magistrats avec le crime... l'accoutumance, tout s'aplanit, même les agréments on les trouve trop naturels, on ne se méfie plus des retours de trique... les peuples aussi bien que les individus !
Les mots sont les seuls à pouvoir faire revivre les morts, et le vrai miracle de ressusciter ceux qui ne sont plus, comme celui de la création, n'est autre que le miracle de la parole, lorsqu'elle ne s'oublie pas.
Si tout le monde se ressemble sur terre, à quoi bon voyager !
Nous convoitons tous la richesse, mais pas ses périls.
J'ai eu des échecs, j'ai eu du succès.
Avec François Hollande, on ne peut pas discuter donc on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles.
S'il est un petit métier français où l'industrialisation systématique et la mécanisation forcée n'aient pas supplanté l'artisanat, c'est bien celui des satyres.
J'ai une mémoire excellente mais je ne me souviens pas des choses comme elles sont.
Ceux qui n'ont que de l'esprit ont du goût pour les grandes choses et de la passion pour les petites.
Milieux - Ceux dont on parle sont toujours autorisés, ou généralement bien informés.
Le mal et le bien, aux origines, cela a dû être ce qui faisait plaisir ou non.
Moi, je répondais de mon mieux à toutes leurs questions, donnant sur mon ami les détails que je savais, inventant effrontément ceux que je ne savais pas.
Tout cela vaut bien mieux que d'aller au café.
Rien à jeter dans le corps. Tout sert à danser.
Ils aimaient la montée en ivresse. Le largage des amarres terrestres. Où tous les rêves étaient possibles.
Jamais, en effet, un livre plus indigent par la forme autant que par le fond, plus scélératement bête, plus menteur, ne menaça une société aussi salope d'un plus effroyable danger ; et jamais, à coup sûr, un aussi terrifiant holocauste d'âmes ne fut ordonné par un Hérode plus goujat et chétif.
Quels choix, à l'opposé, les hommes de la liberté ont-ils à proposer aux Français guettés par la résignation ou la révolte ? N'est-il pas temps de passer du malentendu à l'espoir, en permettant que ce peuple, purgé de ses fantasmes, se réconcilie avec lui-même ?
Beau avoir étudié entre autres la psychologie, il fonctionnait comme la plupart à l'aveuglette, au pifomètre. Chez les intellos, l'instinct certes est atrophié par les spéculations de l'esprit. Ils savent tout et ne comprennent rien.
On dit aussi qu'il fut professeur dans un lycée et qu'on n'a pas pu le garder à cause de cette manie terrible de se branler par sa poche percée derrière son bureau, en pleine classe... que les enfants n'apprenaient plus rien.
Autrefois, on faisait des disques qui marchaient très fort et qui passaient beaucoup à la radio. Et puis on allait faire des salles, à Montpellier ou ailleurs, et il n'y avait personne. Maintenant, c'est le contraire.
Les tailles étroites et les esprits étroits vont de pair.
Si vous me comparez à un acteur, je suis probablement l'un des meilleurs boxeurs de la profession. Mais si vous me comparez à un boxeur, je suis probablement l'un des meilleurs acteurs.
Parfois, je pense que j'aurais pu être une star de cinéma majeure avec le vaste manoir et le personnel. Je regarde ma Volvo et je pense que ça pourrait être une limousine. Je pense aux rôles que j'ai refusés. Mais alors, je n'aurais eu aucun enfant.