J'étais né pour rester jeune, et j'ai eu l'avantage de m'en apercevoir, le jour où j'ai cessé de l'être.
Si l'on estimait sa famille on voudrait lui plaire, et, si l'on voulait lui plaire, on serait fichu.
Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ?
L'adolescence serait toujours cela : le partage de quelques illusions. L'âge adulte, la solitude des déceptions.
La seule révolution possible, c'est d'essayer de s'améliorer soi-même en espérant que les autres fassent la même démarche ; le monde ira mieux alors ; crois moi, c'est le seul chemin.
La prière est, en somme, la seule révolte qui se tienne debout.
Le ralliement de la gauche à la logique du marché et à la mystique de la croissance l'a conduite à croire que l'avènement d'une société plus juste exigeait que les sociétaires soient arrachés à leurs appartenances traditionnelles, qui font obstacle [...] ► Lire la suite
Pour un homme passionné, toute femme vaut ce qu'elle lui coûte.
La gauche n'a aucune vision négative de l'homme, elle croit qu'il est un merveilleux opprimé, elle ne comprend rien à la psyché, au conflit intime, à la grimace proustienne.
Le véritable leadership dans une entreprise doit être son modèle économique et social.
L'humilité n'est souvent qu'une feinte soumission, dont on se sert pour soumettre les autres.
On finirait par devenir fou, ou par mourir, si on ne pouvait pas pleurer.
Quand je serai mort, on ne me fera plus souffrir.
L'art du cinéma consiste à s'approcher de la vérité des hommes, et non pas à raconter des histoires de plus en plus surprenantes.
Le travail, n'est-ce pas le sel qui conserve les âmes momies ?
Le vrai mal de la vieillesse n'est pas l'affaiblissement du corps, c'est l'indifférence de l'âme.
Ce qui est le meilleur dans le nouveau est ce qui répond à un désir ancien.
Dans la vie on fait ce qu'on peut. Le malheur, c'est qu'on peut faire beaucoup de bêtises.
La plupart des femmes ont toujours assez d'esprit pour se tirer d'une situation difficile. Mieux vaudrait qu'elles aient eu celui de l'éviter.
Son nez ne lui plaisant pas : il l'a remis aux soins de la chirurgie esthétique. Son âme ne lui plaisait pas : il l'a remise aux soins de la psychanalyse.
La queue c'est féminin. Le con masculin. Question de chance.
L'indifférence est une infirmité de l'esprit et du coeur.
La presse est une école d'abrutissement parce qu'elle dispense de penser.
Ne jamais rien faire comme les autres en art ; en morale, faire comme tout le monde.
L'architecture n'est pas tout, il faut un accord avec le ciel, une lumière et même une vertu.
Il faut me retirer de ce milieu, après quatorze ans, aujourd'hui d'une vie pareille, je réclame la liberté à grands cris.
C'est bien pratique de pouvoir se cacher derrière quelque chose, derrière une grimace.
On n'est pas libre tant qu'on désire, qu'on veut, qu'on craint peut-être tant qu'on vit .
L'amitié, c'est ce qui vient au coeur quant on fait ensemble des choses belles et difficiles.
Dieu n'existe pas, mais il faut faire semblant d'y croire. Cela lui fait tellement plaisir...
Une lesbienne jouit sans penser à mâle.
Un geste, un événement dans le petit monde colorié des hommes n'est jamais absurde que relativement : par rapport aux circonstances qui l'accompagnent.
Donner son nom à une rue ou à une route, quel puissant stimulant pour encourager les jeunes gens à bien faire !
Quiconque connaîtra l'homme verra que c'est un ouvrage de grand dessein, qui ne pouvait être conçu ni exécuté que par une profonde sagesse.
Les marionnettes n'amusent que les enfants et les gens d'esprit.
Exhibitionnisme et voyeurisme allant en se renforçant mutuellement, domine alors le fétichisme de l'image optiquement correcte, où le standard des apparences complète et parachève celui de l'opinion publique.
L'étrange goût de mort s'offre mon corps saoule mon âme jusqu'à l'aurore.
Avec des nouvelles technologies, ne sommes-nous pas en train d'assister à la disparition inéluctable de l'auteur ou du créateur au profit d'une marque ?
La vie, c'est toujours amour et misère La vie, c'est toujours les mêmes chansons.
Il n'y a pas toujours un coupable derrière un malheur.
Hier, quand le Premier Ministre ne voulait pas se mouiller, on lui donnait un parapluie. Aujourd'hui, quand il se mouille, on lui prête un impair !
Un amant est un homme qui se cherche dans ses conquêtes ; un mari est celui qui s'est trouvé en sa femme... hélas, il n'y est pas tout seul.
Selon une tradition que vous trouvez chez Montesquieu, mais qui remonte au XVIe siècle, au Moyen Âge et au droit romain aussi, le criminel et la fréquence surtout des crimes représentent, dans une société, comme la maladie du corps social. [...] ► Lire la suite
Maman a mis huit jours à me mettre au monde. Je n'ai jamais pu rattraper ce retard.
Cette Union européenne nous appauvrit chaque jour. Car cette gigantesque machinerie technocratique n'est pas seulement gourmande de notre souveraineté, elle l'est aussi de nos finances.
Vous êtes ma paix, mon réconfort, mon salut.
Mais, regardez votre fils, madame. Il a un faciès terreux, les oreilles décollées, les lèvres pâles et le regard incertain.
J'ai du respect pour moi, parce que je reste cohérente et que je suis folle. Folle de passion, folle d'amour... Mais je ne suis pas narcissique.
Un mot qui vient bien, ça peut tuer ou humilier, sans qu'on se salisse les mains.
Il faut rester insolent. La fin de l'insolence, c'est le début de la vieillesse.