La vanité ne prend pas une ride.
Quand un préjugé disparaît, il y a une vertu qui disparaît en même temps. Une vertu n'est qu'un préjugé qui reste.
Les automobilistes du dimanche baisent comme ils conduisent : pas assez souvent, trop vite et sans assurance.
Niaiserie d'une époque où chacun cherche les événements dans le journal au lieu de les voir sur sa route.
Il se trouve dans les trois quarts des hommes, comme un poète qui meurt jeune, tandis que l'homme survit.
Le péché originel nous déculpabilise.
L'atavisme, c'est comme la syphilis : les enfants trinquent.
Avec un peu d'obstination et de solitude n'importe qui peut faire des livres.
Le mal n'est jamais dans l'amour.
Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que les autres n'ont pas voulu.
Il faut défendre la valeur de l'homme, de l'individu, face à la puissance de la masse.
Lorsque le coeur devient vieux, on ne sent plus aussi facilement bouleversé par de petites choses.
Sénat. Litanie - liturgie - léthargie.
Nous ne connaîtrons jamais les autres puisqu'eux mêmes ne se connaissent pas.
La différence sexuée est la première chose observable et sur laquelle la volonté humaine n'a pas de prise. Aucun moyen n'existe pour changer la donne : il y a du masculin et il y a du féminin.
Je n'ai qu'une ironie de ruminant. Je ne m'amuse qu'au souvenir des choses.
Il est, pour l'homme, deux difficultés insolubles : savoir au juste l'heure qu'il est, et obliger son prochain.
Flirt. Bien qu'il soit toujours d'une impolitesse ridicule de dire à une femme qu'on ne sera jamais amoureux d'elle, je crois pouvoir vous affirmer que je ne me sens pas troublé près de vous.
Un critique, à propos d'un one-man show : "Trop de gens au générique".
Toute vocation commence par l'admiration.
On pardonne à un homme d'être vieux. Pas à une femme. Avant que les gens me regardent d'un oeil attristé, je préfère m'en aller.
Dans la phrase « Elle ne souffre plus », à quoi, à qui renvoie « elle » ? Que veut dire ce présent ?
Comme l'analyse l'écologiste Jean Zin, la norme du suffisant doit être appréhendée dans toute sa radicalité. Elle n'a rien d'une politique des « petits pas » ou d'un discours moralisateur qui viserait à responsabiliser le consommateur sans lui donner les [...] ► Lire la suite
Il y a une sorte de brigand que la loi ne frappe pas, et qui vole ce qu'il y a de plus précieux aux hommes : le temps.
C'est bien qu'en démocratie chacun veuille jouer sa partition.
Je me suis replié sur moi-même pour ne pas me déplier sur les autres.
Un amour naissant inonde le monde de poésie.
Les temps redeviennent barbares. Ce n'est pas la première fois. Mais c'est la première fois que toute l'aventure de l'humanité s'en trouve affectée/infestée.
Mon occupation préférée est rien foutre. Je ne m'en lace pas.
J'ai la conviction que notre génération saura créer les institutions et les règles d'une démocratie planétaire ouverte et solidaire.
Le bonheur ? - Sentir la main d'un homme avant de mourir.
Il n'y a pas de littérature érotique. Ou plus précisément [...] toute littérature peut être considérée comme érotique. [...] Et oui, la vérité est là... il n'y a de littérature érotique que dans l'esprit de l'érotomane.
Quelque déprimé que je sois, je n'ai pas l'habitude d'abandonner un projet sans avoir tout essayé, même l'impossible, pour arriver à mes fins.
Les partisans de M. Mitterrand ont attaché son nom au concept de génération. Mon ambition serait d'attacher le mien à celui de régénération.
On s'est servi de l'esprit gaulois pour rigoler des défauts de ce peuple fort en gueule et volontiers querelleur.
La caricature sert aussi indirectement à sauver la vie des hommes politiques. Pendant que le peuple rigole, il ne pense pas à mettre une tête au bout d'une pique.
La plus grande réussite de l'Empire, c'est que tout un peuple ait compris qu'il pouvait accéder à une folie qui resterait à la postérité.
En 1950, nous ne savions même pas où étaient les sommets des montagnes. Les cartes étaient fausses.
Il suffit parfois de rayer deux ou trois mots sur une page pour que tout change.
Un juge est plus et moins qu'un homme ; il est moins qu'un homme, car il n'a pas de cÏur ; il est plus qu'un homme, car il a le glaive.
La plus belle pierre tombale ne couvre qu'un cadavre.
Aucune origine n'est belle. La beauté véritable est au terme des choses.
Le plus grand des crimes, c'est de tuer la langue d'une nation avec tout ce qu'elle renferme d'espérance et de génie.
Quand on aime, on doute souvent de ce qu'on croit le plus.
Ce qui m'intéressait avant chez les bourgeois, c'est qu'ils se fabriquaient des problèmes de cul car ils n'avaient pas de problèmes de fric. Aujourd'hui, ils ne pensent plus qu'au fric.
Le raisonnement n'est bon que dans les matières où nous n'y voyons goutte. C'est le vrai bâton de l'aveugle.
Le neuf suscite la colère des habitudes.
De la vérité l'homme n'est pas capable, aussi n'y a-t-il pas d'erreur plus grave que de croire la tenir.
Ce n'est pas la misère qui provoque le besoin d'égalité, mais la richesse.
La seule différence que je connaisse entre la mort et la vie, c'est qu'à présent vous vivez en masse, et que dissous, épars en molécules, dans vingt ans d'ici vous vivrez en détail.