Il y a plus de morts que de vivants, ce sont les morts qui dirigent les vivants.
Il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques un harem.
De ce qui occupe le plus, c'est de quoi l'on parle le moins. Ce qui est toujours dans l'esprit, n'est presque jamais sur les lèvres.
Les livres anciens sont pour les auteurs, les nouveaux pour les lecteurs.
A quoi bon faire durer le plaisir, puisque c'est obligatoirement l'exténuer ?
A notre époque, on fait d'autant mieux sa pelote qu'on est plus ficelle.
La douleur suit les actes qui ne sont pas minutieusement passés au crible de la raison.
Chaque animal n'est qu'un paquet de joie.
Mais les jours passés Revivent on le sait Dans un pays que rien n'efface On garde le meilleur Tout en berçant les regrets.
Une valeur galvaudée et une illusion démasquée ont le même pitoyable corps, elles se ressemblent et rien n'est plus aisé que de les confondre.
La parodie n'est-elle pas le destin éternel de l'homme ?
Tout s'en va comme la fumée, L'espérance et la renommée.
Orchestre : image de la société. Chacun fait sa partie et il y a un chef.
Avocats : ont le jugement faussé à force de plaider le pour et le contre.
Le comble de l'habileté : Arriver à lire l'heure sur un cadran de baromètre.
L'idée de patrie est une idée de ville. La petite patrie, c'est la grande, c'est l'unique.
Plus de lendemain, Braises de satin, Votre ardeur Est le devoir.
- Pourquoi lire dans les lignes de la main ? - Parce que dans les lignes des pieds c'est moins facile !
Je souhaite que le peuple français soit à nouveau saisi (sur un nouveau traité européen) par référendum en 2009.
L'éducation n'est qu'un tissage de regards.
L'être équitable aime mieux être généreux que dupe.
En amour, comme à la table, si l'on en croit la faculté, diversité de mets peut nuire à la santé.
Le paysan, soucieux de la vérité, a un proverbe bien établi : il est trop tard pour fermer l'écurie quand le cheval a été volé.
Si tu souffres plus qu'un autre des choses de la vie, il ne faut pas t'en étonner : une grande âme doit contenir plus de douleur qu'une petite.
Si on ne peut pas revenir en arrière, on peut au moins composer avec le présent pour que les instants suivants soient meilleurs.
L'homme n'a jamais aimé le genre humain en bloc, races, religions et cultures, mais seulement ceux qu'il reconnaît pour siens, ceux de son clan, si vaste soit-il.
Mon projet le plus important, c'est de continuer à vivre !
Vous n'allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c'est de travailler.
Je suis surtout la fille d'un père.
Être sage, c'est quand on se trouve devant une montagne voir cette montagne, et rien d'autre. Une vie, en principe, n'y suffit pas.
Vous aimez un homme autre que votre mari. Eh bien allez à lui. Celui que vous n'aimez pas, vous êtes sa prostituée, celui que vous aimez vous êtes sa femme. Dans l'union des sexes, le coeur est la loi. Aimez et pensez librement.
Le travail, ça salit, ça fatigue et ça déshonore.
L'homme se sent libre. Mais mon bras, fort souvent, ne se sent aucun poids. Il n'en pèse pas moins.
Le premier effet de la jalousie est de rendre fidèle l'homme qui en est atteint.
En voyant le dimanche matin les gens jouer au tiercé on se met à penser que l'homme est la moins noble conquête du cheval.
Si on pouvait recouvrer l'intransigeance de la jeunesse, ce dont on s'indignerait le plus c'est de ce qu'on est devenu.
Le premier qui dit que j'ai mauvais caractère, c'est : ma main dans la figure.
Le cuisant souvenir d'une action méchante soudain au moindre mot nous donne l'épouvante.
Un homme est toujours la proie de ses vérités.
Qu'est-ce que ton baiser ? - Un lèchement de flamme.
Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux.
La nation, comme l'individu, est l'aboutissant d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements.
Le requin est un animal cruel et mythique qui ne se trouve plus guère que dans les basses eaux de la finance.
On écrit parce que personne n'écoute.
Heureusement que je suis aveugle. Je ne peux pas me relire.
Nous paierons trop cher le privilège d'être devenus des dieux par la puissance, avant d'avoir mérité d'être des hommes par la sagesse.
Mes amis deviennent de plus en plus rares. Il y en a qui meurent, et c'est à leur enterrement que j'ai le plaisir de voir les autres.
La mort lave tout... et ne nettoie rien.
Tout prend, à mesure qu'on vieillit, l'allure du souvenir, même le présent. On se considère soi-même comme déjà passé.
On ne pense réellement à soi et l'on est soi que quand on ne pense à rien.