Je te donne mes notes, je te donne mes motsQuand ta voix les emporte à ton propre tempo
L'amitié ne s'aveugle pas sur les défauts, elle les voit, mais elle les juge avec indulgence.
Le refus de se résigner peut stopper la machine grinçante du malheur et la lancer sur d'autres rails.
C'est la kermesse, on a réduit à une boucle de ceinture la sagesse d'Hermès.
Je boxe avec les mots, Muhammad Ali m'a couronné.
L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait.
L'humilité n'est souvent qu'une feinte soumission, dont on se sert pour soumettre les autres.
Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y'a des statistiques là-dessus.
L'Europe est un Etat composé de plusieurs provinces.
Dis-moi ce que tu as, je te dirai ce que tu penses.
L'adultère est possible, mais une femme ne doit jamais avouer. Même prise sur le fait, dans un lit, elle doit nier : "Non, ce n'est pas moi".
Rien n'est admissible ; sauf la vie, à condition de la réinventer chaque jour.
L'amitié est indispensable à l'homme pour le bon fonctionnement de sa mémoire. Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi.
C'est pendant qu'on calcule, qu'on analyse les pour et les contre, que la vie passe, et qu'il ne se passe rien.
Dormir, c'est du temps perdu. Dormir me fait peur. C'est une forme de mort.
L'homme est en permanence conditionné par autrui. Tant qu'il se croit heureux, il ne remet pas en cause ce conditionnement.
Il y a dans le rire des vertus secrètes d'inquiétude et de lucidité. Un homme qui rit ne peut rester bien longtemps un salaud.
On a tous besoin de quelqu'un, de quelque chose ou d'un ailleurs que l'on n'a pas...
Toute folie de la femme est une sottise de l'homme.
Le noir est comme un bûcher éteint, consumé, qui a cessé de brûler, immobile et insensible comme un cadavre sur qui tout glisse et que rien ne touche plus.
Au tamis de la vie, je n'ai gardé que les paillettes et tout le sable est parti au fil de l'eau.
Tu n'es pas parfaite. Tu es mieux que ça. Tu es toi.
Quand le trèfle se couche, le pique-nique.
On ne nait pas féministe, on le devient.
C'est bien d'avoir un peu de distance avec sa famille. Tant que tu es plus proche d'eux par amour.
Parce qu'on ne peut pas vivre sans quelqu'un à aimer.
Ne pouvant pas supprimer l'amour, l'Eglise a voulu au moins le désinfecter, et elle a fait le mariage.
Le moins mauvais système politique est celui qui permet aux citoyens de choisir l'oligarchie qui les gouvernera. On l'appelle généralement la démocratie.
Il vaut mieux aimer qu'être aimé ; d'abord, on choisit.
Peu d'êtres savent voir les choses comme elles sont. Les uns aperçoivent seulement ce qu'ils veulent voir, les autres ce qu'on leur fait voir.
Le plus grand effort de l'amitié n'est pas de montrer nos défauts à un ami, c'est de lui faire voir les siens.
Le temps marche ainsi. Ce n'est pas seulement une fuite vers l'avant. C'est à la fois un retour en arrière et une fuite vers l'avant.
Un geste, un événement dans le petit monde colorié des hommes n'est jamais absurde que relativement : par rapport aux circonstances qui l'accompagnent.
La bonne religieuse est celle qui apporte dans le cloître quelque grande faute à expier.
Il ne manque à l'oisiveté du sage qu'un meilleur nom, et que méditer, parler, lire et être tranquille s'appelât travailler.
La santé et le bonheur sont le seul chantage des dieux...
L'avortement, je ne suis ni pour ni contre ; je suis pour qu'on laisse le choix à l'enfant...
La route du bonheur est peut-être la route de l'oubli.
Un régime dictatorial est très facile à reconnaître : "l'armée du peuple" s'entraîne au tir... sur le peuple.
Chaque fois que l'on pose un acte de tendresse, d'affection, d'amour, on modifie un tout petit peu l'avenir de l'humanité dans le bon sens.
Le destin futur d'un enfant est toujours l'oeuvre de sa mère.
J'ai fini par aimer la vie assez pour ne plus être triste.
Viens j't'emmène avec moi, la nuit j'ai rêvé que d'ça, construire une villa à Kinshasa.
La vie privée l'a emporté sur la vie publique, l'être a remplacé le faire.
Dans une société qui devient de plus en plus matérialiste, le confesseur, c'est le médecin.
Les polytechniciens savent tout, mais rien d'autre.
Les visages souvent sont de doux imposteurs. Que de défauts d'esprit se couvrent de leur grâce ! Et que de beaux semblants cachent des âmes basses !
Je ne suis le porte-drapeau de personne, Ecrire est une entreprise tellement solitaire...
Les résolutions sont comme les anguilles ; on les prend aisément. Le diable est de les tenir.
La table est le seul endroit où l'on ne s'ennuie jamais pendant la première heure.