La presse est une école d'abrutissement parce qu'elle dispense de penser.
Un livre, dans notre main, s'il énonce quelque idée auguste, supplée à tous les théâtres, non par l'oubli qu'il en cause mais les rappelant impérieusement au contraire.
Au-delà de l'oreille existe un son, à l'extrémité du regard un aspect des choses, au bout des doigts un objet - c'est là que je vais.
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire.
La haute tragédie est l'école des grands hommes ; elle doit être celle des rois et des peuples ; c'est le point le plus élevé auquel un poète puisse parvenir.
Ce qu'il y a de beau dans un mystère, c'est le secret qu'il contient et non la vérité qu'il cache.
Qui dira le sentiment qu'on éprouve en entrant dans ces forêts aussi vieilles que le monde, et qui seules donnent une idée de la création, telle qu'elle sortit des mains de Dieu ?
J'ai mal dans ma peau, je me sens nulle, zéro, inutile sur cette planète, je me fais honte au fond de moi. Je repousse toute idée d'indépendance, la vie me fait peur. C'est comme si cette peau n'était plus la mienne.
Nous n'avons qu'un objet de haine : la guerre, qu'une seule obsession : la paix, la paix des coeurs, la paix sociale, la paix entre les Nations.
On ne peut plus arriver à la vérité que dans un roman.
Les années apprennent peu à peu, à tout homme, que la vérité seule est merveilleuse.
Je ne me couche jamais la nuit sans penser que, jeune comme je suis, je ne vivrai peut-être pas pour voir un autre jour.
Toutes les pilules sont des sérums de vérité à la puissance desquels nous n'avons jamais la force de résister.
La meilleur façon d'imposer une idée aux autres, c'est de leur faire croire qu'elle vient d'eux.
50 ans ont passés. 50 longues années depuis mon premier message. Quand je repense à ce que j'ai dit il y a un demi-siècle, quand je repense à tous mes espoirs et à tous mes rêves de jeunes hommes, une [...] ► Lire la suite
Un livre est un objet mystérieux et une fois qu'il a pris son envol, n'importe quoi peut arriver.
J'aime à penser que je suis un modèle pour les femmes. Mais je n'ai pas envie de me limiter aux femmes. J'aime aussi à penser que je suis un modèle pour les êtres humains en général.
Toute idée féconde tourne en pseudo-idée, dégénère en croyance. Il n'est guère qu'une idée stérile qui conserve son statut d'idée.
Plus abstraite est la vérité que tu veux enseigner, plus tu dois en sa faveur séduire les sens.
La petite part de bonheur à laquelle l'homme peut prétendre n'existe que dans la mesure où il cesse de penser à lui.
Un suicide on ne sait pas ce que c'est, alors on préfère penser que c'est génétique, un peu comme la laideur.
Ma très chère Joceline, il est étrange de penser que je ne vous ai pas vu depuis un mois. J'ai vu la nouvelle lune mais pas vous. J'ai vu des couchés et des levés de soleil mais je n'ai pas [...] ► Lire la suite
Un enfant bien élevé ne rote pas la bouche pleine.
A-t-on le droit de s'écarter de la vérité ? Oui, si c'est pour la devancer.
Quand la vérité est évidente, il est impossible qu'il s'élève des partis et des factions. Jamais on n'a disputé s'il fait jour à midi.
Le soupçon est une croyance douteuse et désavantageuse, une idée de défiance.
On se fait une fausse idée du bonheur qu'on n'a point éprouvé. Rien de pire que le préjugé, rien de préférable à l'expérience.
Habiller une femme ou un homme signifie réfléchir en termes de lignes, de volumes, de proportions. C'est exactement comme habiller un espace.
Ma seule école de mode était ce que j'ai vu dans les journaux et à la télévision.
La classe supérieure dote ses filles ; la classe moyenne les éduque et les marie ; la classe inférieure les vend.
Je suis reconnu pour être l'un des plus travailleurs et peut-être le suis-je, si réfléchir équivaux à travailler, ce pour quoi j'ai dévoué la plupart de mes heures de veille. Mais si travailler est interprété comme une performance définie dans [...] ► Lire la suite