Il n'y a pas de littérature érotique. Ou plus précisément [...] toute littérature peut être considérée comme érotique. [...] Et oui, la vérité est là... il n'y a de littérature érotique que dans l'esprit de l'érotomane.
Parfois, nous avons la chance de savoir que nos vies ont changé, de jeter l'ancien, de prendre le nouveau et de suivre une trajectoire immuable.
Je veux travailler avec un réalisateur qui devient mon frère, mon père, pendant deux mois. Vous vous donnez à cette personne.
La terreur ne doit pas empêcher la joie de vivre, la liberté, l'expression, la démocratie
Les cultures sont devenues des sujets d'affrontement, outils d'affirmation collective et de quête d'identité.
Lire n'est pas nécessaire pour le corps, seul l'oxygène l'est, mais un bon livre oxygène l'esprit
Il n'y a de bruyantes que les folles; les femmes sages ne font point de sensation.
- Me donneriez-vous vingt-cinq ans ? - Si j'avais vingt-cinq ans, je les garderais pour moi.
Tout le monde sait que la terre, chose bizarre, produit dix fois moins lorsque ceux qui la travaillent n'ont aucun droit sur elle.
Le bavard est celui qui parle plus qu'il ne pense. Celui qui pense et qui parle beaucoup ne passe point pour un bavard.
Changer de boulot occasionne un décalage horaire plus important que de changer de continent.
Les abus invétérés ne se corrigent qu'avec le temps.
Le plus grand des crimes, c'est de tuer la langue d'une nation avec tout ce qu'elle renferme d'espérance et de génie.
Mais que peut faire un dieu d'autre chose qu'un "monde" ?
Le psychologue : une crème de menthe qui voudrait passer pour une absinthe.
Il n'y a rien de plus compromettant que la folie et l'on ne s'en passionne pas sans y ajouter sa part.
Il vaut mieux dater d'un siècle que d'une saison.
De toutes les manières d'être en retard, la pire est celle qui consiste à se croire en avance.
Les vagabonds qui, il y a une dizaine d'années, étaient presque tous illettrés, savent maintenant pour la plupart lire, écrire et compter. Quelques-uns semblent même avoir reçu une instruction supérieure. C'est un grand progrès.
Dans la vie, il faut choisir : être riche ou bachelier.
On peut vivre des années avec sa femme puis on devient progressivement sourd.
Nommer est le plus manifeste et le plus futile des pouvoirs, celui qui fascine le plus, qui attise le plus de convoitises, qui occupe le plus les conversations et mobilise le plus les esprits de tous ceux qui sont associés aux affaires publiques.
Il n'y a pas d'endroit agréable, puisque notre corps nous empêche de sortir.
L'amour, c'est quand on ne dit rien - qu'est-ce qu'on pourrait dire qui vaille ?
La renommée des grands hommes devrait toujours se mesurer aux moyens dont ils ont usé pour l'acquérir.
Au théâtre, le tragique s'exprime principalement au travers des textes publiés dans le programme.
Si tu te résous toi-même, le problème du monde est résolu.
On peut fort bien vivre sans âme, il n'y a pas de quoi en faire une histoire, cela arrive très souvent. Le seul problème, c'est que les choses ne viennent plus vers vous, quand vous les appelez par leur nom.
Le spectacle dominical qui me fait le plus marrer, c'est la sortie des églises après la messe.
La guerre est inhérente à l'homme, elle n'est pas à part. L'homme est immaîtrisable.
Le soutien-gorge a pour fonction de soutenir quelque chose de plus lourd que prévu, dont le poids a été mal calculé, et qu'il faut étayer après coup un peu comme on étaye avec des piliers et des contreforts le balcon d'une bâtisse mal construite.
La possession des richesses a des filets invisibles où le coeur se prend insensiblement.
Le point G, c'est une invention des mecs !
Le bourgeois est celui qui n'a pas mes idées.
La civilisation, qu'est-ce que c'est, sinon la caserne, le bureau, l'usine, les apéritifs, et les garçons de banque ?
Nous avons besoin de croire. Par exemple, de croire que nous n'avons pas aimé en vain.
Diminuez les maux du peuple, vous diminuez sa férocité, comme vous guérissez ses maladies avec du bouillon.
Tu n'as pas le souci de l'argent, du pain à gagner. Te voilà libre, et le temps t'appartient. Tu n'as qu'à vouloir. Mais il te manque de pouvoir.
Un gilet pare-balles ne protège justement pas les balles.
J'aime quand le courage ou l'héroïsme s'enveloppent de discrétion et surviennent là où on ne s'y attendrait pas.
Au fond être joyeux c'est être simple.
La peste, c'est le moment où le quadrillage d'une population se fait jusqu'à son point extrême, où rien des communications dangereuses, des communautés confuses, des contacts interdits ne peut plus se produire. Le moment de la peste, c'est celui du [...] ► Lire la suite
Avec de la paresse et de l'entêtement, on est toujours sûr d'arriver à quelque chose.
J'ouvre les yeux et je te vois,J'ouvre les yeux et je te crois,J'ouvre les yeux et c'est pour toi,Que je veux vivre, mon amour.
Je n'ai pas le droit au palmier, je vais m'arranger avec le platane.
Rien n'est humain comme l'humanisme. Mais rien n'est inhumain comme l'humanitarisme.
L'important c'est de se sentir heureux, d'extérieure, la vie devient intérieure, son intensité reste la même et vous savez, c'est bizarre où le bonheur de vivre va parfois se nicher.
Voyez comme le colonialisme est perfide, têtu, funeste.
Et vers des festins inconnus,elle court à travers l'opale.Dans la brume du soir.Vénus s'allume dans un ciel vert pâle.
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.