Les chemins de la chair ne sont pas ceux de l'esprit : on ne progresse pas dans la beauté des femmes comme dans la pensée des philosophes.
La vie aime ceux qui l'aiment.
Intellectuels : ils sont plutôt le déchet de la société, le déchet au sens strict, c'est-à-dire ce qui ne sert à rien, à moins qu'on ne les récupère.
La mémoire fait à notre place des choix qui façonnent nos personnalités et font de chacun de nous le reflet de ce que son cerveau a emmagasiné.
Connu ou pas, talentueux ou besogneux, un auteur est toujours un sac de nerfs.
Il faut savoir annuler les projets même les plus intéressants, pour capter, tout de suite, vite, sur le vif, le mensonge, en train de se faire, en flagrant délit.
Garde-toi des idoles, marche, danse, écris et lis, mais surtout garde la parole, sinon ce sera demain le "silence des agneaux".
Il n'y a pas pire châtiment, pire horreur que de transformer un instant en éternité, d'arracher l'homme au temps et à son mouvement continu.
Académie française : la dénigrer mais tâcher d'en faire partie, si l'on peut.
Nerveux : se dit à chaque fois qu'on ne comprend rien à une maladie.
On ne réalise vraiment que l'on a perdu à la roulette qu'une fois sorti de la salle de jeu, pas à l'intérieur.
L'emportement de la satire est inutile : il suffit de montrer les choses telles qu'elles sont. Elles sont assez ridicules par elles-mêmes.
Les premières places ne se donnent pas, elles se prennent.
Plus la critique est hostile, plus l'artiste devrait être encouragé.
J'ai besoin du bonheur de tous pour être heureux.
J'ai toujours rejeté pour ma part le principe d'immigration zéro. Il n'est ni réaliste, ni souhaitable. Appliquer 'l'immigration zéro' reviendrait par exemple à interdire les mariages mixtes, ou à fermer totalement nos universités aux étudiants étrangers.
Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit - Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit - Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres - Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres - Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Avril s'accroche aux branches vertes,Mai travaille aux chapeaux fleuris,Juin fait pencher la rose ouverte,Prés du beau foin qui craque et rit.
Les enfants, c'est fait pour grandir, pour s'en aller vers l'avenir, en laissant derrière eux des rires, pleins de rêves et de souvenirs.
Quand on vit avec les fous, il faut faire aussi son apprentissage d'insensé.
Les portes du futur sont ouvertes à ceux qui savent les pousser.
La grammaire, qui sait contrôler même les rois.
C'est tout ce dont vous avez besoin dans la vie : un ordinateur, un appareil photo et un chat.
Je ne veux pas que la peur change de camp, que la présomption passe de celui qui trouble l'ordre public à celui qui le défend. Si nous acceptons cette facilité de l'esprit sous le coup d'une émotion légitime et partagée, la République bascule.
Le long temps ni l'absence lointaine, vaincre ne peut l'amour vraie et certaine.
La majorité d'entre nous est composée de gens ordinaires, inoffensifs en temps de paix, et dangereux à la moindre crise.
On n'est pas maître de soi-même, amoureux comme je suis de toi.
La grâce, c'est peut-être de voir ce qu'il faut choisir et ce à quoi il faut renoncer.
Les arrivistes sont des gens qui arrivent. Ils ne sont jamais arrivés.
Eh ! Que diable ! Il faut bien bouillir quelquefois ! Dieu nous aurait mis de l'eau dans les veines et non du sang, s'il nous eût voulus toujours et partout imperturbables !
Si un contemplatif se jette à l'eau, il n'essaiera pas de nager, il essaiera d'abord de comprendre l'eau. Et il se noiera.
Morale : je crois bien que c'est l'ensemble des règles de vie que chacun trouve excellentes pour autrui et inutiles pour soi.
La vie d'un ami, c'est la nôtre, comme la vraie vie de chacun est celle de tous.
La république est le seul remède aux maux de la monarchie et la monarchie est le seul remède aux maux de la république.
Ainsi que la vertu le crime a ses degrés.
La discipline est la force de ceux qui ne savent pas se faire obéir sans commander.
Il n'y a dans le visible que les ruines de l'esprit.
Le réel et l'imaginaire forment un tout indissociable.
Il est difficile de remédier à notre propre tristesse parce que nous en sommes complices. Il est difficile de remédier à celle des autres parce que nous en sommes captifs.
Il est exact que ça porte malheur de se marier un vendredi 13, car il n'y a pas de raison pour que ce jour fasse exception.
Les hommes rêvent, se fabriquent des mondes idéaux et des dieux. Les femmes assurent la solidité et la continuité du réel.
La flânerie est-elle une perte de temps ?
Ce qui compte, c'est ce qui est inscrit non sur les papiers d'identité d'un homme mais dans son coeur.
L'acte sexuel est dans le temps ce que le tigre est dans l'espace.
L'essentiel du théâtre n'est pas l'auteur, mais le théâtre.
L'ironie nous enseigne à nous moquer des savants et des sots, que nous pourrions, sans elle, avoir la faiblesse de haïr.
Nous sommes attirés par toute vie qui nous représente quelque chose d'inconnu, par une dernière illusion à détruire.
La séparation des savoirs, la spécialisation en domaine isolé nuit considérablement au développement de la recherche.
Il faut que la société se mette à aider l'école plutôt que de lui demander de la réparer.
Le Parisien n'a rien contre le bon accueil, mais seulement en voyage.