Je pense en français et mes soliloques intérieurs sont depuis longtemps de langue française. Lorsqu'il m'arrive de me parler en patois, j'ai toujours l'impression bizarre, non d'utiliser une langue étrangère, mais d'entendre une partie obscure de moi-même, trop intime et périmée, oubliée jusqu'à l'étrangeté.
L'échange par e-mail est plus intime que la conversation - vous vous autorisez à dire des choses que vous ne feriez pas autrement.
On croit que si rien ne se passe, on disparaît. Ce n'est pas vrai.
Je crois que lorsque vous travaillez sur vous-même, vous êtes attiré par des êtres différents, plus positifs.
Ce que nous cherchons à faire aujourd'hui, c'est à exterminer la vie.
Le rêve de perfection transforme nos Etats de droit en Etats policiers.
Si les femmes que j'ai connues ont quelque chose à me reprocher, elles n'ont qu'à déposer plainte !
Pour qui s'emmerde au trou perdu, la mort du voisin ranime toujours un peu la vie, mettant la joie dans les chaumières où le père noue sa cravate noire des cimetières en fredonnant des javas usées.
L'instinct maternel est quelque chose qui rend beau.
Les missions impossibles sont les seules à réussir.
J'ai regardé Gene Kelly pour son sourire, pour son énergie. Vittorio Gassman pour son mouvement. Clark Gable pour sa moustache. Et j'ai regardé Lassie qui était heureuse comme un chien.
Il est inconcevable qu'au XXIe siècle, 75% de l'Afrique ne soit pas électrifiée.
Si on me demande de réconforter, de chanter, de dessiner pour la bonne cause, j'y vais.
Je n'ai pas de cabinet, je travaille à l'hôpital. Mais c'est vrai que je passe plus souvent au zapping qu'à l'hôpital !
J'aime traire les chèvres autant qu'arpenter les tapis rouges.
à mon époque. On avait des formes et on n'était pas complètement sous le diktat de l'anorexie.
Mes meilleures expériences avec des films sont venues quand je ne savais pas quoi voir.
Je voyage car j'ai envie de faire des films, envie de ramener des images. Cet été, par exemple, je ne suis pas sorti de France. Ce n'est pas mon truc.
J'ai peur j'ai crû que c'était mon banquier (...). Ah vous êtes banquier!
On est en progression à tous les niveaux par rapport aux années précédentes. C'est ce qu'on recherche.
On appelle extrémistes des gens qui sont très mécontents de la politique suivie par le gouvernement.
Homophobes ? Non pire que ça : il sont homovores !
Dieu est le verbe, les hommes les compléments et les femmes les adjectifs, pour faire joli.
"Chose étrange, après dix-huit siècles de progrès la liberté de l'esprit est proclamée ; la liberté de cÏur ne l'est pas. Et pourtant aimer n'est pas un moins grand droit de l'homme que penser."
Académie : réunion de gens habiles et de gens influents.
La modestie n'est que la résignation de la petitesse ou la sécurité de la grandeur.
Qu'est-ce que la mort ? Un mauvais moment à trépasser.
Chaque volonté, chaque dévouement, chaque enthousiasme nous abrège.
L'homme, comme le perroquet du persil, est friand des idées qui le tuent.
Quoi point d'argent ? Et de l'ambition ! Pauvre imprudent ! Apprends qu'en ce royaume Tous les honneurs sont fondés sur le bien, Que rien n'est rien, que de rien ne vaut rien.
Convaincu du néant de tout, il reste délicieux de s'attendrir sur la fragilité des roses.
La peur de tomber : voilà ce qui fait grimacer les pendus.
Le propre de l'esprit, c'est de se décrire constamment lui-même.
L'on croit s'assembler au spectacle, et c'est là que chacun s'isole ; c'est là qu'on va oublier ses amis, ses voisins, ses proches, pour s'intéresser à des faibles.
Dieu m'a donné du bien, et je me suis donné du superflu.
Le butin proclame la victoire.
C'est le langage, et non pas l'homme qui est unique.
Le cinéma, c'est l'enfance de l'art.
Dans la langue, un mystère, un vieux trésor se trouve... Chaque année, le rossignol revêt des plumes neuves, mais il garde sa chanson.
Le poète m'aide à faire le lien entre cette douleur qui me déchire et le subtil sourire de mon père.
L'homme frappe sur l'enclume et, d'un seul coup, fait jaillir un brasillement d'étincelles par quoi toute la forge sombre s'éclaire.
C'est souffrir qu'aimer et désirer sans remède.
Quand je serai fatiguéDe sourire à ces gens qui m'écrasentQuand je serai fatiguéDe leurs dire toujours les mêmes phrasesQuand leurs mots voleront en éclatsQuand il n'y aura plus que des murs en face de moiJ'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie.
Les Russes, pensent Edouard, savent mourir, mais pour ce qui est de l'art de vivre ils sont toujours aussi nuls.
Maintenant le public écoute l'orchestre, cherche à suivre les mille dessins qui s'enchevêtrent, le jeu chatoyant des sonorités ; il oublie pour cela d'écouter ce que disent les acteurs sur la scène, et perd de vue l'action.
Le présent enveloppe le passé, et dans le passé toute l'histoire a été faite par les mâles.
Mais rien de tout cela ne peut rendre compte du lien invisible par lequel nous nous sommes sentis unis dès le début. Nous avions beau être profondément dissemblables, je n'en sentais pas moins que quelque chose de fondamental nous était commun, une sorte de blessure originaire.
Les vrais gentlemen pratiquent, certes, l'interruptus coïtus... le tout est de savoir qui est gentleman ? Rien ne s'affiche dans ce domaine au trombinoscope et à la vêture.
Le bateau coule et ils sont en train de se battre pour savoir qui va être le capitaine dans quelques mois ! Ça devrait être possible d'arrêter de s'engueuler et de faire un gouvernement d'union nationale, il n'y a pas 36 solutions... Mais avant que le monde d'avant change, ils vont s'accrocher.
"Vous voulez protéger des animaux en ne leur permettant plus de naître ?"Absolument. Il n'y a aucun fondement moral à faire naître un individu dans le but de s'en servir et de lui faire subir une vie atroce.