Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent !
Je n'ai jamais été capable de grands sentiments : ils me font rire.
Les esprits faux changent souvent de maximes.
Il y a des choses qu'il faut avoir le courage de ne pas écrire.
La fête, c'est un dimanche un peu plus animé, voilà, tout.
Avant Plus belle la vie, chaque année, je passais une quarantaine de castings et je tournais cinq ou six films. À partir du moment où j'ai été dans la série, ça a été terminé !
Elle m'y trouve non comme un amant mais comme l'homme qui vit avec elle, qui est là parce qu'il n'y a aucune raison qu'il ne soit pas là, qui lit un journal, qui écoute un disque ou qui téléphone pour ses affaires.
Le don le plus nécessaire, c'est la raison.
Même pas moyen d'être saoul. Pourquoi boire donne-t-il soif ? Comment sortir de ce cercle ?
S'il y distillait la haine, nous aurions droit chacun à un petit verre.
Ces visages détendus, abandonnés dans le sommeil.
A force de frayer,Avec toutes nos paroles,A force de voisiner,Avec nos sombres passions,A force de s'effriter,Sur les corps de passage,L'amour a-t-il perdu,Innocence et plaisir ?
Elle s'est endormie un soir, croisant ses bras,Ses bras souples et blancs sur sa poitrine frêle,Et fermant pour toujours ses yeux clairs, déjà lasDe regarder ce monde, exil trop lourd pour Elle.
Oui, Boulanger entendait que le parlementarisme est un poison du cerveau comme l'alcoolisme, le saturnisme, la syphilis, et que, dans les verbalismes et la vacuité de ce régime, tout Français s'intoxique.
Un pays plus grand que l'Europe et peuplé deux fois comme elle, assez arriéré pour qu'une grande partie de sa population se contente d'un bol de riz par jour, mais assez avancé pour avoir fait exploser des engins thermonucléaires, suscite toujours la même fascination anxieuse.
Vous voyez, dans tous les domaines, sciences, géopolitique, on joue aux apprentis sorciers. Et après on essaye de réparer comme on peut les dégâts qu'on a causés, mais avec toujours la même morgue et en prétendant que ce qui arrive n'est absolument pas de notre faute !
Madame rêve.Monsieur ronfle.
Toutes les grandes actions reviennent à Dieu, de qui elles dérivent.
Les filles pouvaient faire la plupart des choses aussi bien que les garçons, et certaines choses mieux.
Jouer les gentilles filles dans les années 30 était difficile, quand la mode était de jouer les mauvaises filles. Je pense que jouer les mauvaises filles est ennuyeux ; J'ai toujours eu plus de chance avec les bons rôles de filles parce qu'ils exigent plus d'une actrice.
Je suis excitée à l'idée d'avoir 40 ans.
Je ne sais pas à quoi nous serviraient nos tares, si elles ne nous enseignaient la pitié.
Pourquoi payer pour souffrir ?... Ayez donc mal à l'oeil !
Les académiciens français se demandent toujours ce que les trente-neuf autres font sous la Coupole.
Combattre les objections, ce n'est souvent détruire que les fantômes.
Femme en vue, femme souhaitée ! De là vient la terrible puissance des actrices.
La plupart des folies ne viennent que de sottises.
En vieillissant, peut-être que l'athéisme est difficile à tenir. C'est douloureux.
Définition de l'apophtegme : L'apophtegme est un dit mémorable, un trait remarquable, qui, parti d'une âme ou d'une tête énergique, fait sur nous une vive impression, c'est un éclat d'esprit, de raison et de sentiment.
L'inconvénient de la vérité, c'est qu'elle ne fait jamais le détail. Un morceau de vérité est un mensonge. Or, pour en revenir au langage, les mots ne sont jamais que les morceaux de vérité. Chacun est l'éclat trompeur d'un miroir brisé que jamais personne ne recollera.
Tant qu'on n'exerce pas le pouvoir on n'a pas idée de ce que c'est.
Un livre terminé est un objet futile - mais un projet de livre vaut tous les respects.
Mon Dieu... pourquoi as-tu voulu cette bataille continuelle ? Pourquoi as-tu collé les yeux de la plupart des hommes avec de la glu ? Pourquoi les as-tu envenimés du goût de l'or et de la possession ? Pourquoi as-tu donné à certains d'entre eux l'intelligence la plus fine pour défendre l'horreur totale ?
La peur. L'envers et l'endroit de la guerre.
La science consiste à faire ce qu'on fait en sachant et en disant que c'est tout ce qu'on peut faire, en énonçant les limites de la validité de ce que l'on fait.
Les livres, ce qu'il déchira,La page dévastée, mais la lumièreSur la page, l'accroissement de la lumière,Il comprit qu'il redevenait la page blanche.
Sur ce qu'il vient d'écrire dans la journée, il a des peurs nocturnes. La nuit, fantastiquement, ramène tout à l'imaginaire de l'écriture : l'image du produit, le potin critique (ou amical) : c'est trop ceci, c'est trop cela, ce n'est pas assez... La nuit, les adjectifs reviennent, en masse.
L'amour vient sans raison, sans mesure, et il repart de même.
Au Brésil, 10 millions d'hectares de forêt ont disparu en dix ans pour faire de la place à 200 millions de bêtes, le tout avec l'assentiment du gouvernement local, actionnaire et bénéficiaire de ce système d'élevage.
La photographie m'a rendue heureuse.
Le public m'aide à trouver ma place.
Je suis utile à la France.
Il y a une grande analogie entre la tyrannie de tous et la tyrannie d'un seul.
L'immobile, c'est l'inexorable.
Le plus grand malheur des guerres civiles est que l'on y est responsable du mal même que l'on ne fait pas.
J'ai toujours lu pour de mauvaises raisons et je continue.
Le coeur, il en faut beaucoup pour aimer un peu.
Toutes les doctrines, toutes les écoles, toutes les révoltes, n'ont qu'un temps.
Si on nous enlevait tout ce qui nous fait mal, que resterait-il ?
Il y aurait moins de veuves si les hommes épousaient des femmes de leur âge.