J'ai lu, écris, et écouté de la musique depuis mon enfance. Mes parents étaient de vrais rats de bibliothèque. Ils avaient lu tout ce qui est possible de lire dans le monde entier. Ils m'avaient communiqué leur passion donc j'étais toujours curieux des choses de l'esprit.
Qui cesse d'espérer, il cesse aussi de craindre.
L'adversité fait baisser l'esprit aux uns, et le réveille aux autres.
Les philosophes apportent de nouveaux concepts, ils les exposent, mais ne disent pas, ou pas complètement, les problèmes auxquels ces concepts répondent.
C'est bon d'avoir eu un copain. C'est moins douloureux qu'une femme, quand ça vous quitte. On a toujours l'espoir qu'on restera copains, et que les moments passés ensemble ne seront pas effacés par nouveaux souvenirs avec un autre.
Toute mon enfance, j'ai entendu que j'étais le fils d'une pute et d'un Boche. Il y a mieux.Non maman, t'étais pas une pute. Non papa, t'inquiètes pas là-haut. Je vous aime. Trop tard, c'est sûr.
Les livres m'ont sauvé. Du désespoir, de la bêtise, de la lâcheté, de l'ennui. Les grand textes nous hissent au-dessus de nous-mêmes, nous élargissent aux dimensions d'une république de l'esprit. Entrer en eux, c'est comme aborder la haute mer ou décortiquer un mécanisme d'horlogerie extrêmement sophistiqué.
Les dictateurs font de la force le seul instrument de la grandeur.
L'épreuve de l'usine s'est peut-être substituée à celle de l'angoisse.
Jetez votre pain sur les eaux, et après plusieurs jours il reviendra beurré.
Je ne suis pas vraiment mannequin.
Le chemin a été long, parce que tout m'est tombé sur la tête très jeune et cela a pu être violent. Soudain, à 13 ans, vous êtes quelqu'un d'autre, on change même votre nom...
Pourquoi des visages nous bouleversent ils comme s'ils portaient un message indicible ?
Il est impossible de devenir très instruit si on ne lit que ce qui plaît.
L'intelligence qui vit d'elle-même thésaurise. Elle dessèche comme l'avarice.
Rarement ce que l'on entend pas sans peine vaut-il la peine d'être entendu.
Le christianisme de nos jours, a cessé d'être cru : mais il a été compris et senti : c'est ce qui le prolonge.
Si tu veux que les chiots de ta chienne soient bien traités, ne les donne pas, vends-les.
Verre d'eau - Quantité de liquide dans laquelle les autres se noient.
Tous les voyeurs morbides entrent par la petite porte et sortent par l'entrée. Il paraît que tout ce qu'ils voient d'elle, c'est qu'elle a l'air toute vieille et mitée, et son nez a déjà pourri... (parle de la mort d'Édith Piaf)
Ici on vit d'injustice et d'eau fraîche.
Quant à la gestuelle des textos, elle crée dans les rues, les transports, les bureaux, une chorégraphie digitale de clones que je suis la seule à trouver grotesque. La ville est peuplée d'autistes qui parlent tout seuls sans se regarder.
Mais il y a des jours où l'on cueille le jour au moment flottant des possibles, au moment fragile d'une hésitation honnête, sans orienter à l'avance le fléau de la balance. Il y a des jours où l'on pourrait presque.
A Cronstadt, l'affaire se déclenche à neuf heures et demie. Ce sont les torpilleurs T 501 et T 513 qui ouvrent le feu. Ils torpillent à bout portant l'énorme dreadnought Tsaréwitch, vaisseau-amiral.
On verra qu'il faudra, à la fin du XVIIIe siècle, déployer beaucoup d'arguments pour rappeler la mère à son activité « instinctive ». Faire appel à son sens du devoir, la culpabiliser et même la menacer pour la ramener à sa fonction nourricière et maternante, dite naturelle et spontanée.
Nous étions installés sur nos rancunes, comme les fakirs sur leurs lits de clous.
Je me suis consolé dans les bras de la guerre... une maîtresse terrible qui ne s'envoie en l'air que dans le sang et les ruines.
Accroupi sur l'amas des siècles révolus,Immobile au soleil, dardant ses seins aigus,Sans jamais abaisser sa rigide paupière,Il songe, et semble attendre avec sérénitéL'ordre de se lever sur ses pattes de pierre,Pour rentrer à pas lents dans son éternité.
Je me dis parfois qu'il me faudrait d'autres soucis pour chasser celui-là.
Le (QI) n'est que la résultante de l'accumulation de mesures dépourvues de liens entre elles. Mais le plus grave danger du QI est de donner l'illusion, étant un nombre de mesurer une réalité objective, caractérisant notre personnalité.
L'imagination des sots n'atteint pas à l'esprit, celle des sages n'atteint pas au génie.
Ce que j'aime vraiment, ce sont les vieux films hollywoodiens.
Le cinéma m'a montré ce que c'est qu'aimer.
Spielberg, c'est le Jeff Koons du cinéma
Les révolutionnaires, même de robe, ne sont pas les fauves de l'Histoire, ils n'en sont que les charognards. Ils ne dévorent que des sociétés mortes et n'attaquent que des institutions malades ou débiles.
Je ne comprends pas pourquoi l'homme se sert de moyens artificiels pour arriver à la béatitude poétique, puisque l'enthousiasme et la volonté suffisent pour l'élever à une existence supra-naturelle.
C'est un malheur que les hommes ne puissent d'ordinaire posséder aucun talent sans avoir quelque envie d'abaisser les autres.
L'érudition, c'est la mémoire et la mémoire, c'est l'imagination.
Les malheurs qui ne nous tuent pas nous grandissent.
Quand les pétroliers se plient en deux, les Bretons se tiennent les côtes.
Une chose qui plaît n'est jamais assurée.
J'ai toujours été fasciné par la création, jamais par la destruction. C'est ce que j'aime dans l'histoire, la création. L'histoire me fascine. C'est le contraire de l'ignorance, c'est le contraire de la bêtise. Je ne l'ai pas apprise à l'école, mais je l'ai respirée plus tard...
Et le problème, avec les rêves, c'est que parfois ils se réalisent.
Pour bien louer et pour être loué, de tous esprits tu dois être alloué.
L'homme n'est pas longtemps honnête quand il est seul !
Richard Wagner a « refrappé l'art à son image » ; sa formule a réalisé d'une façon nouvelle et puissante l'union intime des arts différents dont l'ensemble constitue le drame lyrique. Soit. Cette formule est-elle définitive, est-elle la Vérité ?
Ce qu'on dit à l'être à qui on dit tout, n'est pas la moitié de ce qu'on lui cache.
On se sait jamais rien, sauf ce qui est sans importance.
Mais la lutte pour l'abolition de l'exploitation animale se heurte à une difficulté particulière : contrairement aux esclaves, les victimes de l'élevage ne peuvent pas participer au mouvement qui travaille à leur libération.
Si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien.