Nos pauvres gouvernants misent à côté de la plaque en nous serinant qu'il faut penser à l'avenir plutôt qu'au passé.
Les avares ne sont ni des parents, ni des amis, ni des citoyens, ni des chrétiens, ni peut-être même des êtres humains.
Soyez complètement fidèle à vous-même et vous serez heureux.
Je suis toujours très intéressé à aller découvrir les films d'un jeune réalisateur.
La vague de bacheliers a été anticipée : nous accompagnons les candidats sans proposition et travaillons à ouvrir des places dans les filières les + demandées. L'ambition du gouvernement c'est, comme chaque année, que chaque jeune ait une proposition à la rentrée.
Je pense que le public me respecte parce que je suis pudique.
Je sais qu'il y a des mariages blancs ; je ne crois pas beaucoup aux adultères blancs.
Le bonheur, à vrai dire, est toute la sagesse, Et rêver est tout le bonheur.
Les hommes ont quelquefois le droit de dire du mal des femmes, jamais d'une femme.
L'opération revient, en général, à faire payer le contribuable au lieu de l'usager.
L'asperge est le poireau du riche.
On ausculte une société par son haut ou par son bas.
Tout ce qui n'est pas cru reste décoratif.
En amitié, on progresse, en amour, on décroît.
D'un bout du monde à l'autre bout, comme dit la chanson, tous les hommes et toutes les femmes de tous les âges, dans tous les pays du globe se plantent dans leurs jardins et regardent les fleurs.
Je vous avoue que l'avenir m'inquiète beaucoup. Comment l'industrie pourra-t-elle reprendre, quand il est admis en principe que le domaine des décrets est illimité ? Quand chaque minute, un décret sur les salaires, sur les heures de travail, sur le prix des choses, etc., peut déranger toutes les combinaisons ?
Souvent, paraît-il, il suffit d'un grand bruit, d'un frémissement sonore de l'air, pour éloigner les sauterelles, les empêcher de descendre.
Toute mon enfance, j'ai entendu que j'étais le fils d'une pute et d'un Boche. Il y a mieux.Non maman, t'étais pas une pute. Non papa, t'inquiètes pas là-haut. Je vous aime. Trop tard, c'est sûr.
Ne se considérant pas comme un citoyen, le colonisé perd également l'espoir de voir son fils en devenir un. Bientôt, y renonçant de lui-même, il n'en forme plus le projet, l'élimine de ses ambitions paternelles, et ne lui fait aucune place dans sa pédagogie.
Presque toute l'histoire n'est qu'une suite d'horreurs.
L'innocence n'a pas l'habitude de rougir.
Sous prétexte que je défends les Arabes contre les Israéliens, il (Manuel Valls) m'a agressé un jour alors que je le connais à peine. [...] Chacun sait qu'il est marié avec quelqu'un.... quelqu'un de très bien, je dirais, qui a de l'influence sur lui.
Je conserve le souvenir lumineux de cette période atroce.
Parfois, je pense que j'aurais pu être une star de cinéma majeure avec le vaste manoir et le personnel. Je regarde ma Volvo et je pense que ça pourrait être une limousine. Je pense aux rôles que j'ai refusés. Mais alors, je n'aurais eu aucun enfant.
Si Mélenchon présente ses excuses, je retirerai ma plainte.
Il est très important, au cinéma, que le réalisateur voie immédiatement ce qu'il cherche.
Dans certains pays où il y a beaucoup moins de protection sociale qu'en France, on peut lire dans le regard des gens la peur de perdre ce qu'ils ont. C'est terrible.
Abîmes, abîmes, abîmes. C'est là le monde.
On tient les gens par tout ce qu'on leur donne.
Les professeurs sont des gens qui apprennent aux autres les mots qu'eux-mêmes ont trouvés dans les livres.
Sans sa lampe, Aladin serait resté obscur.
L'homme : c'est un voyageur qui finit avec sa route.
Les effets de la faiblesse sont inconcevables, et je maintiens qu'ils sont plus prodigieux que ceux des passions les plus violentes
L'intelligence est presque inutile à celui qui ne possède qu'elle.
La Tombe est une boîte où l'on en place une autre.
On promet beaucoup pour se dispenser de donner peu.
Les impuissants se prosternent toujours vers le passé.
Il est beau de se ressouvenir de ceux qui nous oublient.
Les écrivains sont dingues, tout le monde le sait. Et ceux qui ne sont pas publiés, ça doit être encore pire.
Quant à la gestuelle des textos, elle crée dans les rues, les transports, les bureaux, une chorégraphie digitale de clones que je suis la seule à trouver grotesque. La ville est peuplée d'autistes qui parlent tout seuls sans se regarder.
Tous ceux qui ont accepter de tirer se rendent dans le rond central avec les deux gardiens de but. Ils sont soudain si loin de tout, prisonniers dans ce cercle de courage.
Rien ne vient. Notre cerveau bout,Dans l'Idéal, feu qui nous tente,Et nous mourons. Restent debout,Ceux qui font le cours de la rente.
La force du mot écrit est une chose terrible, terrible...
Un paradoxe fait homme, tel fut Berlioz.
Je crois qu'on peut commencer sa vie en mentant, mais la finir sans mentir. Si possible. Il y a un temps pour tout.
Le vieux ne savait guère parler que de la terre, mais, au moins, il en parlait bien.
Dans le même temps où Don Juan, de Séville, commandait à Valdés d'ouvrir les charniers, un français, de même ardeur emportée, et tragique, Rancé, subissait un tête-à-tête plus lugubre encore.
Gorz s'attache à montrer comment le système, pour se développer, crée artificiellement, notamment par l'omniprésence de la publicité, des besoins de consommation qui, faute d'être satisfaits, deviennent aussi obsédants que l'ancienne pauvreté.
Les mots sont les seuls à pouvoir faire revivre les morts, et le vrai miracle de ressusciter ceux qui ne sont plus, comme celui de la création, n'est autre que le miracle de la parole, lorsqu'elle ne s'oublie pas.
Et tout le reste, dirait Verlaine, est littérature...