Ça c'est l'amour d'une mère et son enfant. Il ne meurt jamais. Il ne se finit jamais. C'est un amour éternel.
La liberté ne se définit pas, elle se vit.
Il n'y a rien de pire que l'indifférence comme disent toujours les attachées de presse.
L'écrivain aime la vérité qui fait mal, comme les cons la vérité flatteuse.
Il faut savoir annuler les projets même les plus intéressants, pour capter, tout de suite, vite, sur le vif, le mensonge, en train de se faire, en flagrant délit.
Anonyme veut dire collectif. Un mot qu'on ne signe pas, ça veut dire qu'il représente la collectivité, quand on ne s'individualise pas.
Ca peut rendre agressif d'être complètement privé de vie, d'avoir l'écriture qui gangrène tout le reste, en dehors des moments de joie ça peut rendre triste.
La littérature n'a rien à voir avec les souffrances des écrivains ou l'idée qu'ils se font de la littérature.
Il n'y a ni morale ni responsabilité en littérature.
Paris c'est Babylone la ville de toutes les tentations.
Il est là mon plus beau collier. C'est les deux bras de ma petite fille.
Les héros doivent toujours quitter la ville. Parce que nul n'est prophète en son pays, parce qu'il faut toujours sortir pour prêcher, et donc prêcher toujours ailleurs, et donc toujours quitter. Pour se refaire une virginité.
La vie des écrivains, c'est plus important que les livres. On entend le mensonge et on entend la vérité, on entend le dedans et on entend le dehors, on est en soi et on est hors de soi.
L'éditeur, ce n'est pas celui qui dompte la bête, c'est celui qui la socialise.
Calomnier c'est le contraire de diffamer, c'est mentir.
L'écriture est une sorte de rempart contre la folie, j'ai déjà bien de la chance d'être écrivain, d'avoir au moins cette possibilité.
Comme c'est triste de renoncer en un jour à être aimé. Comme c'est triste d'être écrivain, comme c'est triste d'écrire des livres, comme c'est triste de croire qu'on va être compris. Comme c'est triste d'être aimé des faibles.
Le lecteur n'a aucun droit, il n'a rien à attendre de l'écrivain.
La parole est un acte pour les écrivains. C'est un acte dont on parle. Et donc ça fait des choses, ça produit des effets, ça agit. Ce n'est pas un jeu, un ensemble de règles de toutes sortes.
Changer de ville c'est un crime, du moins ça n'empêche pas le crime.
Dès qu'il y a une femme qui parle c'est contagieux, toutes elles parlent pareil.
Vois-tu, on ne meurt jamais entièrement, parce qu'on transmet aux autres, aux survivants, surtout à ceux qui vous aiment et vous connaissent bien, un peu de son être.
Il n'y a rien de pire que l'indifférence comme disent toujours les attachés de presse.
Au théâtre ou dans la littérature, plus les gens attendent des choses, plus il faut leur donner le contraire.
L'objet est inessentiel, ce qui compte c'est la demande d'amour.
Il y a des écrivains qui ne sont pas des écrivains comme les autres.
Le risque de l'amour pour un être humain, je ne l'avais jamais pris, comme ça je n'étais jamais emportée par la vague.
Est-ce que l'amour existe ?
Ecrire n'est pas choisir son récit. Mais plutôt le prendre, dans ses bras, et le mettre tranquillement sur la page, le plus tranquillement possible, le plus tel que possible.
Rassembler les familles c'est un crime.