Si, à votre gré, je n'ai pas encore assez de talent, supposez que je sois mort, et tout à coup votre estime et mon talent seront au pair.
Un homme épris de la vérité n'a besoin d'être ni poète, ni grand. Il est l'un et l'autre sans le chercher.
Un père qui porte le manteau de son fils est-il un bon "patère" ?
J'ai fait mon premier gala dans un asile de vieillards. J'ai eu beaucoup de mal à les dérider.
Et si ce que nous appelons vivre n'était qu'une illusion ?
Perdre la mémoire n'aide pas à retrouver son chemin.
Pourtant si, c'est une femme, une femme sans courage, un enfant sans raison qu'il ne faut plus jamais laisser seul.
Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies.
Il n'y a pas d'absence irremplaçable.
C'est fondamental. Il n'y a pas d'hommes sans pénis. Sa fierté dépend de sa taille.
La liberté de l'usage de son propre corps n'induit pas la libre disposition de celui d'un autre.
Vous ne pouvez pas construire une société uniquement sur des intérêts, vous avez besoin d'un sentiment d'appartenance.
C'est la fin de la Ve République telle qu'on la connaît: M. Macron n'aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que durent les amours de vacances. [...] Son élection, ce qu'au diable ne plaise, précipiterait la France dans l'instabilité institutionnelle et conduira à l'éclatement de notre vie politique.
J'ai un camarade qui a été blessé au front. Non pas à la tête, au pied. Il avait eu, comme qui dirait, le pied arraché par un obus de passage.
La langue de bois est une de mes spécialités.
Pour l'homme absurde, il ne s'agit pas d'expliquer et de résoudre, mais d'éprouver et de décrire.
Les chagrins m'ont appris une chose : la colère ne résout rien.
J'ai toujours voyagé. J'ai quitté le Cameroun à l'âge de 11 ans. J'ai vécu aux États-Unis, en Suisse.
J'ai envie que les jeunes ne combattent pas qu'avec l'agressivité. L'amour est une très belle arme pour se faire entendre. C'est la plus belle arme je crois...
Je fume pour oublier que tu bois.
Nous aurons beau faire, nous ne connaîtrons jamais le repos, la douce immobilité des choses. Nous marcherons jusqu'au bout sur du sable mouvant.
On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés.
Les médias servent d'amplificateurs de menaces.
La vie enseigne à faire semblant de n'être qu'un homme.
Les femmes n'iront pas au Paradis, car il est dit dans un verset de l'Apocalypse : "Et il se fera au ciel un silence d'une demi-heure".
Les gens qui ont le menton en galoche et dont les dents se déchaussent y mettent vraiment de la mauvaise volonté.
Les vilaines pensées viennent du coeur.
Il y a deux sortes de mariages : le mariage blanc et le mariage multicolore parce que chacun des deux conjoints en voit de toutes les couleurs.
Il n'y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconnaissance.
Il est bon d'apprendre quelquefois aux heureux de ce monde, qu'il est des bonheurs supérieurs aux leurs, plus vastes et plus raffinés.
Il n'y a que les passions et les grandes passions qui puissent élever l'âme aux grandes choses.
En amour, tout est vrai, tout est faux ; et c'est la seule chose sur laquelle on ne puisse pas dire une absurdité.
La folie, c'est la mort avec des veines chaudes.
La raison et la logique, c'est pour les temps ordinaires.
Si les maris permettaient un ou deux amants à leurs femmes pour qu'elles puissent comparer, il y auraient beaucoup plus de femmes fidèles.
La vérité est un moyen. Il n'est pas le seul.
Ce qu'il y a de plus beau dans la navigation, c'est de débarquer.
Une chanson, c'est souvent une sublimation, ça n'est pas la réalité.
Il n'y a plus d'art populaire parce qu'il n'y a plus de peuple.
Cette façon, si remarquable chez un chrétien, de porter sa croix, mais en sautoir.
Ecrire un livre avec un chien demande plus de travail qu'avec un nègre.
Le plus étonnant dans les ruptures demeure l'action et la force des regards et des silences.
On ne devient pas un auteur dramatique, on l'est tout de suite ou jamais, comme on est blond ou brun, sans le vouloir.
Qui aime la mort aime la vie.
Celui qui accepte les inconvénients de la vie politique, ses servitudes, ses responsabilités, ses salissures et parfois ses risques, le fait pour agir, pour imprimer sa marque aux événements, en un mot pour gouverner.
Le Parisien dans le métro est un ascète. Il est capable de vivre en apnée et même, porté par la masse humaine, de léviter.
La prudence dans les entreprises, la fermeté dans l'exécution, et l'intrépidité dans les périls.
Leur goût du travail, c'est de ne pas pouvoir « rester à rien faire ».
C'est quand la grande action est accomplie qu'elle semble possible aux êtres du commun.
Je n'ai rien contre le temps, mais par moments, j'ai des envies de tuer le temps.