C'est pourquoi le sport s'affirme comme un élément essentiel du progrès moderne.
L'amitié, au lieu d'amoindrir et de torturer comme l'amour, l'amitié ennoblit et purifie.
Je me demande toujours : " Qu'est-ce qu'il me restera quand j'aurai 80 ans ? " C'est la profondeur qui restera.
L'intégrisme est un refuge pour la misère parce qu'il offre un sursaut d'espérance à ceux qui n'ont rien. Que leur mal disparaisse, et l'intégrisme perdra ses troupes.
Je trouve incroyable de ne pas tenir l'archive de son existence, tant on risque de l'abandonner au vice de l'oubli.
Plus on a de la souffrance, plus on a de la joie.
Qui n'a pas connu la passion ne sait pas faire la différence entre la fièvre, le vertige, l'ivresse et l'embrasement.
Qu'est-ce qu'une célibataire sinon une veuve qui a perdu son mari avant même de l'avoir épousé ?
Seul, j'appartiens à la tristesse, dès que ne m'accapare plus le travail.
Les choses n'arrivent quasi jamais comme on se les imagine.
Ma seule gymnastique, c'est d'aller aux enterrements de mes amis qui faisaient de la gymnastique pour rester en bonne santé.
La nature n'a accordé aux hommes que la constance, tandis qu'elle donnait aux femmes l'obstination.
La vérité n'a pas de contraire.
Si nous résistons à nos passions, c'est plus par faiblesse que par notre force.
Le comique est comme la musique : c'est une chose dont la beauté ne dure pas.
Trop de parenté, ça rend parfois orphelin.
Pour se préserver de l'autre, il n'y a toujours pas de préservatif efficace.
Il faut toujours faire passer son propre intérêt par celui des autres si on veut pouvoir compter sur eux.
Il nous faut abandonner l'idée qu'en matière de dépenses publiques, "plus" est synonyme de "mieux".
Manier les mots, les soupeser, en explorer le sens, est une manière de faire l'amour...
Cette philosophie qui s'occupe perpétuellement ce qu'il faut croire, et jamais de ce qu'il faut faire, ni de ce qu'il faut être.
On parle plusieurs langues mais on ne cause que dans la sienne.
C'est à une fête infinie que nous invitent les plus humbles choses - les fruits comme les pierres, les herbes comme les astres - et il nous faut, pour en jouir, apprendre ce toucher immédiat de l'esprit dont les peintres ont le privilège.
Si nous ne reconnaissons pas plus souvent le bonheur, c'est qu'il vient à nous avec un visage autre que celui que nous attendions.
L'individu, unique et solitaire, se suffit à lui-même. L'indépendance est donc du côté de l'individu, qui peut à la limite ne prendre pour norme que son désir.
Si la société évacue la poésie comme mode d'expression non productif, c'est peut-être que la poésie est un foyer de contestation, un acte de résistance, une incompatibilité fondamentale avec le système dominant ?
L'enfer c'est pas grand chose À côté d'être seule sur terre.
Supprimons l'instruction obligatoire pour le sexe aimable et il pensera un peu moins à prendre aux hommes les places qui leur reviennent.
Pour la musique des autres, je cherche, pour la mienne, je trouve.
Le côté déprimant des temps modernes est la fâcheuse nécessité qu'ils impliquent de la nullité des temps anciens.
La pub n'est qu'une expression du seul système qui marche : le capitalisme.
L'hypocrisie est une respiration sans laquelle la vie en société serait impossible.
Une chaussure a tellement plus à offrir que simplement marcher.
L'insouciance a rejoint la dignité au cimetière des illusions perdues.
On traverse seul les coups vaches de la vie. Le réconfort de l'entourage n'est qu'une simple caresse sur la superficie, mais le chagrin, la rage sont chevillés en nous, aussi profonds qu'inaccessibles aux autres.
L'amitié, un oiseau d'amour qui a la queue coupée.
Ce qui est, presque toujours, est fort peu de choses, toutes les fois que l'on ne pense pas que ce qui est produit ce qui sera.
Il y a des hommes dont il est glorieux d'être haï.
La chandelle qui va devant éclaire mieux que celle qu'on s'est mise dans le derrière.
Pour une femme tout événement, même un deuil, se termine par un essayage.
Dieu a dit aux hommes de se débrouiller, et c'est ce que les professeurs de philosophie appellent liberté.
Il y a toujours une chose qu'un Français respecte plus que sa maîtresse, c'est sa vanité.
Mais la liberté est comme la vérité : presque personne ne l'aime pour elle-même, et cependant, par l'impossibilité des extrêmes, on y revient toujours.
Le voyageur est encore ce qui importe le plus dans un voyage.
Il ne suffit pas d'engranger les récoltes du savoir, du savoir-faire, ni de vendanger les fruits du savoir-être et du savoir-devenir, encore faut il accepter de les offrir pour s'agrandir ensemble.
Il est stupide de vouloir exprimer dans un coin de rue toute la synthèse des émotions qu'un pays vous fait éprouver...
La créativité est-elle indissociable de l'esprit de compétition ?
Il faut bien pardonner leurs caprices aux actrices de talent, car les pauvres femmes sans talent ont les mêmes.
Chassez un chien du fauteuil du roi, il grimpe à la chaise du prédicateur.
La télévision offre à l'intelligence un terrain bien plus riche à labourer, un terreau aussi complexe que le réel même peut l'être.