L'art, une bien belle chose, mais que change-t-elle au monde, sinon la couleur de sa misère ?
On plaint toujours les pauvres qui connaissent la faim. Et jamais les riches qui ont manqué le début !
Je connais par bonheurUn passeur de lumièreAmoureux des étoilesEt curieux de la TerreEmporté par son rêveA des années lumièresUn jour il est partiJusqu'au soleil du désertPour suivre une comèteQui lui faisait de l'oeilA travers sa lunette...
Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.
Je me noierai dans tes étreintes, dans tes vallées, tes sillonsTes merveilleux labyrinthesEt tes mystérieuses plaintesÀ chaque amour que nous feronsLe rouge de ta bouche peinte enflammera l'horizonJusqu'aux étoiles presque éteintesOn y trouvera nos empreintesEt de là, nous nous perdrons.
Bref, nul ne peut (soit par feu, sang ou mine),Gagner profit en guerre féminine.
L'homme est ce qui lui manque.
La philosophie ne s'enseigne pas ; c'est l'application des sciences à la vérité.
Je suis un partisan des frontières, à condition de pouvoir les franchir sans tracasseries inutiles. Mais j'aimerais qu'on fasse passer chaque voyageur devant un détecteur qui refoulerait impitoyablement les imbéciles et les vulgaires, le petit nombre étant seul admis à jouir des différences et s'en abreuver.
Je suis éleveur de chevaux, et pour moi c'est une activité aussi importante que le spectacle. Je vois la vie, son début, sa fin.
Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale.
La connaissance d'un être est un sentiment négatif.
Quand tu es là, tu travailles avec un tel dégoût, tu es pâle, tu es triste... On dirait un anti-alcoolique.
Il existe toujours une «magie» en amour. Sans quoi on tombe dans la friction pure, avec ses deux aspects de jouissance à l'état brut et de location de services.
Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais j'étais à deux doigts de m'énerver !
Si le nombre pair de douze a été fixé pour chiffrer le total des membres d'un jury d'assises, c'est pour éviter à celui-ci de commettre un impair.
Les vieillards et les oiseaux affrontent chaque année le même problème : passer l'hiver.
La révolution littéraire et la révolution politique ont fait en moi leur jonction.
Un chirurgien est un homme qui défend chèrement la vie des autres.
Depuis la mollesse d'une éponge mouillée jusqu'à la dureté d'une pierre ponce, il y a des nuances infinies. Voilà l'homme.
L'enthousiasme est une maladie qui se gagne.
Le courage consiste à choisir le moindre mal, si affreux qu'il soit encore.
Il y a un plaisir délicieux à serrer dans ses bras une femme qui vous a fait beaucoup de mal, qui a été votre cruelle ennemie pendant longtemps et qui est prête à l'être encore.
Beaucoup de gens produisent, en se servant de mots qu'ils ne comprennent guère, un grand effet sur l'esprit d'autres gens qui ne les comprennent pas.
Le soleil se cache : quelles sont les horreurs qu'il refuse d'éclairer ?
La politique ce n'est pas une science exacte, c'est une science humaine.
Les statistiques ont une particularité majeure : elles ne sont jamais les mêmes selon qu'elles sont avancées par un homme de gauche ou par un homme de droite.
En vieillissant on devient de plus en plus obsédé, de moins en moins sexuel. Heureusement qu'il nous reste le baisemain.
Le chagrin, brûlure au creux de la poitrine.
La mémoire devient le juge d'instruction de l'amour.
Mon amour, c'est le fil auquel se tient ma vie.
Ce qui rend la vie rassurante, ce sont ses redites.
Le journalisme est le règne de l'éphémère et du volatil.
Le poète émet, transmet, il est une voix qui se découvre et s'affirme.
La télévision c'est le monde à temps plein, à ras bord de souffrance, impossible à voir dans ces conditions, impossible à entendre.
Je peux regarder des civilisations disparaître, des villes flamber ou des planètes exploser sans réagir. Mais montrez-moi une larme sur la joue d'une femme et vous ferez de moi ce que vous voudrez.
On n'a jamais l'intention d'aller nulle part à Paris : on ira peut-être faire un tour.
Lire toujours plus haut que ce qu'on écrit.
Nous prononçons de ces paroles inutiles et vaines que le simple mouvement de la marche fait sortir de la bouche.
Je ne serais pas devenu sage sans avoir largement déraisonné avant.
Vous savez que la mémoire d'un poisson est d'une seconde seulement ? A force de regarder ces poissons rouges dans leur bocal, le téléspectateur devant son écran n'a plus qu'une seconde de mémoire lui aussi.
On peut reconnaitre un enfant guérissable, un enfant fichu, on ne sait jamais... Et c'est ça le problème, c'est qu'on ne sait jamais.
Il n'y a rien de menteur comme un homme, si ce n'est une femme.
Il y a parfois des phrases qu'on adore, qu'on trouve sublimes, alors que celui qui les a prononcées ne s'est rendu compte de rien.
Je t'aime, je t'aime, je veux être avec toi pour la vie.
Tous les hommes ont les mêmes droits... Mais du commun lot, il en est qui ont plus de pouvoirs que d'autres. Là est l'inégalité.
Je suis rancunier en mal comme en bien : je n'oublie pas plus un coup de pied qu'un coup de main.
L'homme né pour la liberté, sentant qu'on cherche à l'asservir, aime souvent mieux se faire corsaire que de devenir esclave.
Le Ballon d'Or, ça fait toujours rêver.
L'esprit moderne est en plein désarroi. La connaissance s'est étendue au point où ni le monde ni notre intelligence ne peuvent prendre pied. C'est un fait que nous souffrons de nihilisme.