Le poète émet, transmet, il est une voix qui se découvre et s'affirme.
La poésie ne peut se permettre l'humour.
Seul est grand celui qui transforme la voix du vent en un chant que son propre amour aura rendu plus doux.
Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d'autres voix que celle de la raison.
Vous devez entraîner votre intuition - vous devez faire confiance à la petite voix à l'intérieur de vous qui vous indique exactement ce qu'il faut dire, ce qu'il faut décider.
Toutes les voix ne doivent pas être écoutées, celles qui crient le plus fort ne sont pas nécessairement les plus sages.
Le poète doit pouvoir tout dire, en toute liberté. Essayez donc un peu, mes amis, vous verrez que vous n'êtes pas libres.
Décrire appartient à la peinture. La poésie peut aussi, en cela, s'estimer heureuse, en comparaison de la musique ; son domaine n'est pas aussi limité que le mien ; mais, en revanche, le mien s'étend plus loin dans d'autres régions ; et l'on ne peut pas atteindre si facilement mon empire.
S'il peut y avoir une analogie de la poésie avec la grâce, c'est que la poésie est une grâce.
Dans tous les cas, la poésie est antérieure à la prose : on dirait que l'homme chante avant de parler.
La poésie littéraire chez un peintre est quelque chose de spécial, et n'est ni une illustration, ni une traduction de l'écriture par la forme.
Le poète fait comme la nature : il donne la vie à ce qui n'a pas vécu.
Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.
Et là il prend sa voix mielleuse de tunisien d'sa race et il m'dit : « Eh Serge, comment tu vas ? Et quel bon vent t' amène ? ». J'y dis : « Eh eh eh, C'EST UNE TORNADE QUI M'AMÈNE ENCULÉ ! »
On me disait que ma voix n'était pas bonne.
En un mot, la poésie ne peut exister sans émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle les mots.
Et jamais le tourment ne trouvera un ciel, et jamais le désir ne trouvera une terre. C'est pourquoi la poésie existe.
La poésie doit être grande et discrète à la fois; quelque chose capable d'entrer dans l'âme de chacun et qui ne la surprend ou ne l'émerveille pas par elle-même, mais par son sujet.
Comme le théâtre est fait pour être joué, la poésie est avant tout faite pour être dite.
La voix des vieillards est une voix sans os, sans arêtes.
Elle avait de beaux cheveux, blondsComme une moisson d'août, si longsQu'ils lui tombaient jusqu'aux talons.Elle avait une voix étrange,Musicale, de fée ou d'ange,Des yeux verts sous leur noire frange.
C'est de la prose où les vers se sont mis.
La poésie est élément. Elle est irréductible, incorruptible et réfractaire. Comme la mer, elle dit chaque fois tout ce qu'elle a à dire.
La poésie dit l'Ineffable : on le lit, on le relie.
Le comble du poète c'est d'être inspiré sans pour autant avoir de muse !
La poésie est un don. Elle peut faire vivre et survivre. - Et pourquoi pas mourir ?
Le peintre donne une âme à une figure, et le poète prête une figure à un sentiment et à une idée.
Nous les vivants ne sommes jamais nus- le regard, la voix sont déjà des parures. Nous ne le sommes que dans la honte, quand le langage fait défaut.
C'est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C'est l'éloquence qui les rend populaires. C'est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
La poésie mène au théâtre quand elle cesse d'être lyrique.
Le poète voit l'avenir avec ses yeux de prophète ; peut-être même le suscite-t-il, si puissant est son verbe.