La liberté dans un monde plus juste fait partie des slogans qui sont un peu vétustes.
Il faut qu'une femme soit bien décidément sotte pour n'avoir pas plus d'esprit qu'un homme qui en a beaucoup, touchant les affaires du coeur.
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.
Osez être enfant ! Pas infantile, enfant ! Osez.
La critique n'est utile qu'en tant qu'elle guide l'action.
L'homme marche devant lui comme l'eau coule.
On ne devrait jamais demander à quelqu'un s'il est heureux, parce que c'est indiscret.
Je suis aussi cet autre qui me parle, que j'écoute et qui m'entraîne.
C'est l'intonation qui fait l'esprit, ici.
Vous faites de la politique ou vous êtes journaliste ?
L'ami, le seul, est celui avec qui l'on pourrait vivre comme avec une femme.
Je tiens à mon indépendance. Je suis un homme libre.
Bien souvent, la vie d'un entrepreneur est bien plus dure que celle d'un salarié, il ne faut pas l'oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties.
Quand deux connards parcourent un long trajet en volant, ce n'est pas toujours le plus lourd des deux qui demande à se poser le premier.
L'animal, c'est de l'ombre errant dans les ténèbres ; On ne sait s'il écoute, on ne sait s'il entend ; Il a des cris hagards, il a des yeux funèbres ; Une affirmation sublime en sort pourtant.
On compare souvent les hommes politiques à des acteurs. C'est très injuste pour les acteurs.
Les tuyaux sont aussi peu sûrs dans les hôpitaux que sur les champs de courses.
La critique, c'est le bagne à perpétuité.
La promptitude à croire le mal sans l'avoir assez examiné est un effet de l'orgueil et de la paresse.
Le critique se montre beaucoup moins soucieux d'éclairer l'opinion que de paraître intelligent.
La punition de ceux qui ont aimé les femmes est de les aimer toujours.
Quand l'amour croît en toi, crois en lui.
A quoi bon faire des livres pour instruire les hommes ? Les passions n'ont jamais lu ; il n'y a point d'expériences pour elles, elles se lassent quelquefois, mais elles ne se corrigent guère, et voilà pourquoi tant d'événements se répètent.
Zèle, se dit d'un collaborateur dont on ne peut rien dire d'autre.
L'imaginaire met des robes longues à nos idées courtes.
Vous croyez que vous êtes modeste. Je ne vous savais pas si orgueilleux.
Les amis sont dangereux, non point tant par ce qu'ils vous font faire, que par ce que qu'ils vous empêchent de faire.
Ecarte Descartes et toutes les philosophies, Etudie les lois universelles de la vie.
Un indien qui a la rougeole n'a pas l'air contagieux.
On ne trahit pas ce qui n'existe plus.
Elle est si maigre ! Si elle voulait maigrir encore, il faudrait qu'elle perde un os.
C'est dans le rapport à autrui qu'on prend conscience de soi; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
Le marxisme et le libéralisme classique sont des théories insuffisantes, parce qu'ils simplifient trop les faits et plus encore parce qu'ils méconnaissent la réalité humaine.
Des hold-up du siècle, t'en as grosso modo quatre par siècle, pas beaucoup plus.
Depuis que j'ai coupé ma barbe, je ne reconnais plus personne.
La peine, avec la liberté, trempe l'homme comme fer, et l'opulence fait des pourceaux.
Mais la paresse ne veut pas dire ne rien faire.Elle veut dire faire ce qu'on a décidé de faire parce qu'on l'aime, parce que l'on se construit en le faisant, parce qu'on se libère, parce qu'on s'amuse...
Excuse-moi de ne t'avoir laissé que de l'argent et des terres. Je ne sais même pas si tu en voudras. J'aurais voulu te laisser de l'amour, mais quand on est, comme moi, dans l'enseignement depuis bientôt quarante ans, on ne se fait aucune illusion sur la dévaluation des sentiments qu'on peut offrir aux jeunes.
Quand on n'a pas le moyen de se payer des voyages, il faut y suppléer par l'imagination.
Le cadre est le maquereau de la peinture
Je vous dirai sans vanité, que même en une contrée d'huile très médiocre, je suis capable de sauver une salade, de la rendre comestible, sinon exquise. Comme j'achevais cette opération, à l'aide de parcelles de gruyère et de lard, je vis arriver un nouveau convive.
L'amour est toujours dévoué, toujours héroïque, toujours capable de grandes choses.
Tout éclat désagréable a sa pluie de pétales, je suis ainsi, je ne sais pas m'abandonner longtemps à l'affolement ou à la colère, et puis tout cela est dérisoire.
La joie réelle n'est autre, en effet, qu'une vision lucide, mais assumée, de la condition humaine ; la tristesse en est la même vision mais consternée. La joie est ainsi ce que Spinoza pourrait appeler un "mode actif" de la tristesse, et réciproquement la tristesse peut être décrite comme "mode passif" de la joie.
C'était alors une bousculade, une défilade rapide d'ombres fuyantes devant nos réseaux de fils de fer; une déroute de godillots, de rires, de chutes.
La peine qui n'est plus augmente nos délices.
Si Boulanger entre dans la Chambre et s'il affiche un programme, quelle diminution ! Il deviendra un simple appoint au milieu des autres partis et commencera de jouer ce même jeu parlementaire dont le dégoût jette la nation vers lui.
Et des ombres d'oiseaux les effleuraientEn criant, ou bien s'attardaient, là où nos frontsSe penchaient l'un vers l'autre, se touchant presqueDu fait de mots que nous voulions nous dire.
Plus tard, quand la bouteille de rosée sautera, et que vous entrerez silencieusement dans les feuilles, et que l'absolu printemps qui se prépare ouvrira son écluse, vous songerez à l'amant de la Porte Albinos qui reposera sur les claies du plaisir, ne demandant qu'à reprendre à Dieu ce que Dieu lui a pris.
Avant de tomber tout à fait malade, ma vie était d'un bout à l'autre une hallucination maladive. J'étais éveillé, mais toutes choses passaient trop vite devant mes yeux, comme dans un mauvais rêve.