Ce que nous gagnons en connaissances, nous le perdons en sentiments.
Quiconque est soupçonneux invite à le trahir.
A un certain âge de la vie, si votre maison ne se peuple point d'enfants, elle se remplit de manies et de vices.
A droite, on dort A gauche, on rêve.
Parents : individus falots dont la fonction consiste à engendrer des étudiants.
Un vice est comme un amour, il n'y a rien qu'on ne lui sacrifie.
Que pensez-vous de l'immortalité de l'âme ? Je n'y pense qu'une fois par an pour ne pas devenir fou ou imbécile. J'y ai pensé hier, revenez dans un an.
Dieu est mon égoïsme. Ce que j'aime par-dessus tout en moi, c'est Dieu...
Au pire des passions les hommes conservent un sens de l'équité qui manque aux femmes. Celles-ci, même scélérates, sont toujours intimement convaincues qu'elles ont raison. De là leur supériorité dans le combat.
Les pays sont comme les fruits, les vers sont toujours à l'intérieur.
Le mariage, aujourd'hui, pour une femme, c'est un commencement ou une fin, mais ce n'est plus une carrière.
Il y a les gens qui se respectent, et ceux qui ne se respectent pas. Ces derniers sont les éternels vainqueurs.
Il est faux qu'on puisse faire faire tout ce qu'on veut aux hommes avec de l'argent. Mais on peut faire faire tout, à la plupart des hommes, en les prenant par la vanité.
En histoire comme en physique, ne prononçons que d'après les faits.
Ce que nous appelons mouvements du coeur n'est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
Y a-t-il une seule nation qui puisse se vanter d'être arrivée au meilleur gouvernement possible, qui serait de rendre tous les hommes, non pas également heureux, mais moins inégalement malheureux ?
On se lasse de tout, de tous, même de soi-même. Non sans toutefois se plaindre de la brièveté de la vie.
Dieu est une espèce d'éternuement familier aux ecclésiastiques.
L'homme est un roseau pensant inconsolable et gai.
Un penseur n'est jamais plus grand que lorsqu'il découvre les limites de sa pensée.
On entend par "chef d'oeuvre", en matière littéraire, un ensemble de vers ou de lignes dont on ne conçoit pas qu'un seul mot puisse être remplacé par un autre.
Le journal télévisé n'est plus qu'un film du monde en accéléré.
Ce sont nos passions qui esquissent nos livres, le repos d'intervalle qui les écrit.
Je ne suis pas attaché à mon fauteuil, la porte est grande ouverte et pourtant je suis prisonnier, enfermé dans mon immobilité.
Tout le monde s'habitue. C'est dans la nature humaine. On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à vivre des choses dérangeantes, On s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-mêmes à la souffrance. On s'habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s'habitue, ça nous sauve.
Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m'en défendre. Et puis je l'ai perdue. De la même manière.
Le pouvoir qui a la main de fer dans un gant de velours, a la peur de la spontanéité, du génie propre, du naturel de la jeunesse. Elle dérange parce qu'elle porte à remettre en question un certain nombre de valeurs reçues et le système.
Je me découvre un jour dans un monde où les choses font mal ; un monde où l'on me réclame de me battre ; un monde où il est toujours question d'anéantissement ou de victoire.
Elle retrousserait la grosse mère, parfaitement, devant tout le monde. Elle la fesserait, lui arracherait la tignasse, la marquerait aux joues de la croix-des-vaches.
Parfois on dit : "On aurait presque pu... " Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.
J'ai marqué d'une croixLa clôture de ta cour,Je suis rentré chez moiPar la sortie d' secours.
On fait une certaine concession sur le plan du lisible, parce qu'on veut faire passer des choses qui vous paraissent importantes.
L'écologie ne dénonce ni la compréhension ni la maîtrise de la nature, mais simplement l'utilisation de la technologie et de l'industrie lorsque ces dernières sont au service exclusif d'une espèce humaine spoliatrice et vorace, indifférente aux maux qu'elle occasionne.
J'aime l'indépendance, j'aime créer mon propre monde, ne pas être dans un système. Il y a plus de possibilités je pense.
La mixité généralisée de tous les espaces (jusqu'aux stades de football), mais surtout à l'école, anesthésie la virilité des petits hommes qui ont besoin de s'arracher à leur mère (...) Nous vivons dans une époque de mixité totalitaire, castratrice.
Le propre d'une parole est de n'avoir de portée que si elle est entendue.
Dans une épidémie que par définition on ne connaît pas : il ne peut y avoir qu'une seule stratégie, celle de la protection maximum.
On n'aime pas s'mélanger, on est grave démodés.
La mort, ce n'est désagréable que pour ceux qui restent.
Votre voix est comme les champignons, ça relève le plat.
Ce n'est pas la réalité qui est vulgaire, c'est l'idéal.
L'équité naturelle demande que le degré de preuve soit proportionné à la grandeur de l'accusation.
L'âme se raffine à mesure qu'elle se gâte.
Une femme sans grâce est un appât sans hameçon.
Il ne faut pas mettre du vinaigre dans ses écrits, il faut y mettre du sel.
J'ai renoncé à l'amitié de deux hommes, l'un parce qu'il ne m'a jamais parlé de lui, l'autre parce qu'il ne m'a jamais parlé de moi.
On ne se hait point soi-même ; mais on ne peut pas s'aimer.
Les mots sont comme des verres qui obscurcissent tout ce qu'ils n'aident pas à mieux voir.
Il n'y a qu'un moyen légitime qui est le travail de se procurer de l'argent, et comme une foule de gens ne veulent pas l'employer, il en résulte une foule de malentendus.
C'est le mal seul à dire vrai qui exige un effort, puisqu'il est contre la réalité.