La biodiversité... Pardon de parler un peu crûment mais les espèces menacées, il faut qu'elles se bougent un petit peu le cul. Par exemple, on nous dit que le koala ne mange que de l'eucalyptus... pour l'instant. Vous verrez qu'à la veille de disparaître, il fera pas la fine bouche devant un pot de rillettes.
Il ne buvait pas, il ne fumait pas, il ne mangeait pas et il est mort très jeune, ça lui apprendra.
La machine remplacera jamais l'homme, elle est pas assez con.
Il vaut mieux faire un aveu sincère que de s'excuser de mauvaise grâce.
Le néoféminisme est au féminisme ce que la terreur fut à la déclaration des droits de l'homme.
S'il est possible que l'amour dans le mariage soit un rêve, alors c'est le plus beau des rêves, et s'il se réalise quelquefois, même à demi, il ne doit y avoir rien de plus doux ni de plus élevé au monde.
La réalité de la dictature était ce fleuve de sang et de boue, et moi j'étais une feuille détachée d'une branche d'un arbre et qui flottait, légère et étourdie.
Guillaume est un survivant. Il n'est pas commun de vivre aussi longtemps que lui dans ce milieu, parmi ces hommes de cheval qui mangent comme des loups, boivent comme des trous, et que les coups de sang terrassent quand ils ne sont pas brutalement cassés dans l'exercice de leur métier.
Le jour ou je n'aurai plus l'envie de découvrir, je sais que la mort suivra de près.
Dans le journal du petit déjeuner : on y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
Pas d'échappatoire - pas de double : c'est cela qu'annonçait l'oracle à l'avance, et avec raison.
L'instruction obligatoire aboutit au plus bel élagage de la personnalité.
Elle était déjà là bien avantQue les camions ne viennent,Elle tournait comme une enfant,Une poupée derrière la scène.C'était facile de lui parler,On a échangé quelques mots,Je lui ai donné mon passePour qu'elle puisse entrer voir le show.
Les oliviers baissent les brasLes raisins rougissent du nezEt le sable est devenu froidAu blanc soleilMaitres baigneurs et saisonniersRetournent à leurs vrais métiersEt les santons seront sculptésAvant Noël.
Pas d'épousailles du théâtre et du cinématographe sans extermination des deux.
Sur la rareté, l'insignifiance de notre verbalisation, de nos paroles : oui, mais sans jamais une platitude, une bêtise - une gaffe...
Un peu de mal "avoué" dispense de reconnaître beaucoup de mal caché.
La révolte est dans l'ordre des choses.Je voyais pas bien le rapport de ces toiles-radiateurs avec la révolte... le dérangement du monde. Il maniait le paradoxe avec un tel vocabulaire que je ne cherchais déjà plus à comprendre.
Lorsque nous ramenons des animaux sauvages à la nature, nous les renvoyons simplement à ce qui leur appartient déjà. Car l'homme ne peut pas donner la liberté aux animaux sauvages, il ne peut que leur enlever.
Il faut une solidité défensive importante dans les grandes compétitions.
La beauté sera toujours rayée.
Mon premier film, une fiction, je l'ai réalisé à 12 ans avec mon cousin. Je savais ce que je voulais faire de ma vie. Je voulais faire du cinéma.
Il en avait vu, des choses, dans sa vie d'homme. Ce qu'il en avait vu! Le vent sec du malheur, la mort des naufragés, une inoubliable récolte de haricots rouges l'année de ses vingt ans, la main forte des dieux, l'usure des jardins, les hanches douces si douces des femmes. Et tant, tant d'autres choses!
La liberté, c'est un peu comme l'argent. Il ne suffit pas d'être riche pour savoir dépenser.
Peu d'esprits s'inquiètent d'examiner la question avant de fournir la réponse.
Une femme qui aime transforme le monde.
Il faut savoir le prix de l'argent : les prodigues ne le savent pas, et les avares encore moins.
On juge du peu de cas que fait la providence des richesses de ce monde quand on voit à qui elle les donne.
La raison rétrécit la vie, comme l'eau rétrécit les tricots de laine.
Ce qu'on cherche surtout dans les livres sans s'en apercevoir, ce sont des mots propres à exprimer nos diverses pensées.
Si Dieu nous avait vraiment faits à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre.
C'est une force que n'admirer rien.
Rien ne peut se faire simplement chez les gens qui montent d'un étage social à l'autre.
L'amour préfère ordinairement les contrastes aux similitudes.
Nous ne savons jamais si nous ne sommes pas en train de manquer notre vie.
Se passionner pour tout et ne tenir à rien.
Depuis l'invention du phonographe et du gramophone, le perroquet est devenu un volatile dont le besoin ne se fait plus aucunement sentir.
L'éducation se compose de ce qu'il faut dire et de ce qu'il faut taire.
La vertu peut dissiper autant que l'inconduite.
Asseyez-vous, j'ai tout votre temps.
Le plaisir de l'homme, c'est l'homme.
Quand on n'a pas le bac, on fait acteur.
Il y a des présences qui finissent par être plus douloureuses que certains abandons...
J'ai constaté que la douleur était une bonne source d'inspiration.
La généralité carcérale, en jouant dans toute l'épaisseur du corps social et en mêlant sans cesse l'art de rectifier au droit de punir, abaisse le niveau à partir duquel il devient naturel et acceptable d'êre puni.
À part le coeur, il me semble que tout vieillit en moi proportionnellement. Et même ce coeur a de l'artificiel. Les danseuses l'ont cousu dans un sac de satin rose, du satin un peu fané, comme leurs chaussons de danse.
Quand elle court, elle a souvent le mouvement de la Victoire de Samothrace.
La joie de crâner, tu comprends, de cingler quelqu'un d'une réplique.
On dit que les hommes vieillissent mieux que les femmes mais c'est faux. Leur peau perd plus vite son élasticité, surtout quand ils fument et boivent. C'est flasque, on a l'impression que ça pourrait s'effriter sous la pulpe des doigts. [...] ► Lire la suite