Attachons-nous à l'unique réalité, au moi. - Et moi, alors que j'aurais tort et qu'il serait quelqu'un capable de guérir tous mes mépris, pourquoi l'accueillerai-je ?
Toute maladie est une confession par le corps.
La beauté est une fleur que la maladie flétrit, et que le temps détruit.
L'invention picturale ou la fantasmagorie littéraire permettent de supporter le réel désolé en apportant des compensations magiques.
La réalité est à la fois multiple et une, et dans sa division elle est toujours rassemblée.
Le sentiment n'est peut-être qu'une illusion du désir, mais bienheureux qui la partage.
Tous vos rêves peuvent devenir réalité si vous avez le courage de les poursuivre.
Van Gogh était une de ces natures d'une lucidité supérieure qui leur permet, en toutes circonstances, de voir plus loin, infiniment et dangereusement plus loin que le réel immédiat et apparent des faits.
Amour lui rouvre souvent la plaie qu'il lui a faite. Aucun emplâtre n'avait jamais été mis pour soigner la blessure et guérir le malade, car celui-ci ne souhaitait ni ne voulait demander emplâtre ni médecin, du moment que la blessure ne s'aggravait pas; il aurait plutôt recherché cette blessure.
L'amour est-il un mal dont on puisse guérir ?
Il n'y a malheureusement pas de remède de bonne femme contre les mauvaises.
Il n'y a rien de plus difficile que de faire ressentir la réalité dans sa banalité. Flaubert aimait à dire : "il faut peindre bien le médiocre". C'est le problème que rencontrent les sociologues : rendre extraordinaire l'ordinaire ; évoquer l'ordinaire de façon à ce que les gens voient à quel point il est extraordinaire.
Le réaliste, s'il est un artiste, cherchera, non pas à nous montrer la photographie banale de la vie, mais à nous en donner la vision plus complète, plus saisissante, plus probante que la réalité même
La connaissance est un remède contre l'ennui. Ce n'en est pas un contre la mort.
La peur n'applique jamais un remède à propos.
Souvent la farce que constitue la réalité ne peut être rendue sur scène que par la tragédie.
L'affection, est-ce de l'amour qu'on s'accorde ou une maladie qui se déclare ?
Toute fiction se nourrit d'expérience en même temps qu'elle invente.
Tu peux pas guérir dans l'environnement qui t'a rendu malade.
La pire maladie des hommes c'est de donner tout son amour à une seule bonne femme.
Tout a changé de réalité depuis. Les années qui ont suivi cet amour m'ont fait devenir un grand lecteur et j'ai compris vite, trop vite peut-être, la vérité d'une parole de Tagore : "que le rêve est une réalité aussi importante que la vie."
La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l'apparence de la faiblesse.
Le réel ne peut émerger, se décanter que si en même temps émerge, se décante l'irréel.
Ce n'est pas ma faute si la réalité est marxiste.
Le lit, c'est l'endroit où on fait l'amour, pas le lieu de la maladie et de la mort.
Nous n'avons pas assez d'amour-propre pour dédaigner le mépris d'autrui.
L'artiste qui renonce à une heure de travail pour une heure de causerie avec un ami sait qu'il sacrifie une réalité pour quelque chose qui n'existe pas.
Les individus doivent décider ce qui est vrai et réel pour eux.
La réalité est ce que la majorité considère qu'elle est. Ce n'est pas nécessairement le meilleur, ni le plus logique, mais ce qui s'est adapté au désir collectif.
C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence. C'en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude.
Aujourd'hui, tous les gens ont la maladie de se soigner.