Sans le stage qu'il accomplit quai Félix-Maréchal, il serait un de ces Allemands, aux poches bourrées de livres, que l'on voit arpenter, étudier, contrôler nos trois places, et, dont il faudrait croire qu'ils sont les plus fins connaisseurs en délicatesses [...] ► Lire la suite
Une faïencerie installée là par des capitalistes anglais désireux de profiter de l'incroyable bon marché de la main-d'oeuvre me révolta : dégradation d'un peuple contraint à chauffer les fours par cette terrible température à une heure que, de père en fils, ils consacraient à la sieste !
Je veux dédier ce poèmeA toutes les femmes qu'on aimePendant quelques instants secrets,A celles qu'on connaît à peine,Qu'un dessin différents entraîneEt qu'on ne retrouve jamais.
Jamais il ne s'était vu un coeur plus simple. Le langage moderne a déshonoré, autant qu'il a pu, la simplicité. C'est au point qu on ne sait même plus ce que c'est. On se représente vaguement une espèce de corridor ou de tunnel entre la stupidité et l'idiotie.
Voir avec horreur comment simplement possible le moment où le souvenir de ces mots qu'elle m'a dits ne me ferait plus pleurer...
Quand la tête se monte, l'imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve !
On peut être surréaliste et écrire des bêtises.
Si j'avais envie d'être tous les jours à la télévision, j'y serais.
Il y a une loi de beauté qu'il importe de ne pas oublier ! Malgré l'effort de quelques-uns, nous semblons marcher vers cet oubli, tant la Médiocrité, monstres à mille têtes, a de fidèles dans les sociétés modernes.
C'est une habitude particulièrement française de donner raison ou tort.
C'est la vraie voix féminine de l'orchestre, voix passionnée et chaste en même temps, déchirante et douce, qui pleure et crie et se lamente, ou chante et prie et rêve, ou éclate en accents joyeux, comme nulle autre pourrait le faire.
Faire l'amour, c'est faire la liberté. Aimer, c'est la perdre...
L'exclamation "c'est beau !" et son effet. C'est de tous les mots le plus indéterminé et le mieux entendu.
Les gens du monde ne sont pas plutôt attroupés, qu'ils se croient en Société.
Les hommes ne croient jamais les autres capables de ce qu'ils ne sont pas capables de faire eux-mêmes.
L'expérience nous fait connaître que tout ce qui est incroyable n'est pas faux.
Oh ! ne pas tant vivre, végéter seulement !
On nous dit : il ne faut pas frapper son ennemi à terre. Bon...Mais alors quand ?
Dès qu'on est un peu connu, les sollicitations affluent de toutes parts afin que l'on s'engage au service de causes multiples et variées.
La reproduction est le propre de l'espèce, mais l'amour est le propre de l'individu.
S'imposer sans proposer n'est que funeste orgueil.
Il n'y a pas de tendresse sans inquiétude.
Plus de printemps, plus de jeunesse. Ou du moins tous deux aigres, durs, âpres, sans bonté, sans douceur.
Notre avenir dépend de notre aptitude à nous conduire rationnellement.
J'ai travaillé toute ma vie avec les plus grands metteurs en scène. Aujourd'hui j'ai envie de travailler avec des jeunes. Je n'ai plus envie de travailler avec des gens de mon âge, ça m'emmerde. Je préfère travailler avec un jeune metteur en scène, même s'il est plein de maladresses.
Le poète est l'homme de la stabilité unilatérale.
Il est loin le temps des aveux,Naïfs, des téméraires voeux !
Michèle Alliot-Marie, elle ne fait rien, mais elle le fait avec ténacité.
Je ne t'ai jamais dit mais nous sommes sommes immortelsPourquoi es-tu parti avant que je te l'apprenne ?Le savais-tu déjà ? Avais-tu deviné ?Que des dieux se cachaient sous des faces avinées.
Nous n'habitons plus la même planète que nos aïeux : la leur était immense, la nôtre est petite.
Autour de Bosserville les grands vents tourmentent le ciel et balayent la Lorraine dont le coeur sommeille.
L'Art survole, la Science donne des béquilles.
Nous étions l'un et l'autre des enfants de la précarité et du conflit. Nous étions faits pour nous protéger mutuellement contre l'une et l'autre. Nous avions besoin de créer ensemble, l'un par l'autre, la place dans le monde qui nous avait été originellement déniée.
Il n'est pas commun d'avoir un père talmudiste, philosophe, maître de la tradition et de la transmission. En un mot, il s'occupe de ce qui est essentiel dans l'existence humaine.
Conservez vos souvenirs, gardez-les bien, ce que vous oubliez, vous ne pourrez jamais le raconter.
Lorsque vous faites quelque chose que vous aimez, vous avez une passion pour cela. Ça vient naturellement. Rester fidèle à vous-même et faire ce que vous aimez vous permet de continuer... tout le reste se met en place.
La création est d'abord une lutte contre soi, ensuite contre tous et contre tout.
Chanel a libéré les femmes : Saint Laurent leur a donné le pouvoir.
Si on ne fait que déverser de l'argent sur l'hôpital public, c'est intéressant, mais si on ne réfléchit pas au système de santé, ehpad compris, on sera à côté de la plaque.
Y'a qu'les cafards et mes rêves qui resteront.
Moi qui ne prie pas, je le dis, et certains soirs j'en pleure pour dépasser le présent obligatoire - à travers une télévision de publicité, maintenant orientée vers l'avenir de yohourts et des automobiles.
Ça commence à bien faire, je suis la Line Renaud de la mode.
Parfois, il faut savoir se déshabiller de ses certitudes pour retrouver une certaine liberté.
La méchanceté des enfants est terrible. J'ai vu des enfants diaboliques devenir des agneaux avec leurs parents. Avec le recul, je me dis qu'il devait y avoir un climat familial terrible mais sur le moment, j'avais juste envie de leur mettre une droite.
On l'a oublié, mais ce sont des centaines de journalistes qui accompagnèrent l'avancée des Alliés vers Berlin.
À mes yeux, chaque communauté historique a une identité différente et respectable qui doit être maintenue et défendue.
N'importe quel voyage fait que les choses changent : matières, fonctions, emplacements, manières d'être.
Les projets qui se sont présentés, je les ai choisis à l'instinct, à l'enthousiasme, sans jamais faire de plans sur la comète.
En France, on est presque dans un pays Bolchévique
Il y a bien autant de paresse que de faiblesse à se laisser gouverner.