Les bons gouvernements sont les gouvernements où rien ne se passe.
Je suis Français et républicain.
Les auteurs sont les plus mal servis, on ne les connait pas.
Les climato-cyniques ne me font pas rire.
Le bilan de ce quinquennat n'est pas défendable.
Connaître les femmes, c'est savoir qu'on ne les connaît pas.
Il est certain que l'éventail des opinions exprimables s'est considérablement rétréci.
Ce n'est pas qu'une femme se soit donnée à d'autres qui nous la dégrade, mais qu'elle se soit donnée à nous.
La plus commune des inconséquences est de ne pas vouloir les moyens de ce que l'on veut.
Les amants malheureux vieillissent en un jour.
J'aime bien les histoires où on dit qu'on ne te dit pas tout. Comme ça, il en reste.
Il ne faut donner aux gens que des conseils qu'ils puissent suivre.
Il faut avoir diablement aimé les femmes pour les détester.
La mort, c'est comme une compétition ou chacun espère arriver le dernier.
Je ne vois point de plus grand secret dans le langage, que de trouver des manières pour adoucir les choses fâcheuses.
Ce que l'on sait le mieux, c'est ce que l'on a deviné, puis ce que l'on a appris par l'expérience.
Il n'y a que ceux qui sont méprisables qui craignent d'être méprisés.
Je composerai jusqu'a la décomposition.
L'indifférenciation des sexes n'est pas celle des identités.
C'est un certitude scientifique : le foetus n'entend que les sons graves ; il ne perçoit pas le son de sa mère surtout si elle a une voix aiguë, mais il entend les voix masculines de l'entourage maternel.
Être parisien confère une sorte de primauté à l'heureux tenant de ce titre.
Car à leur tout les châteaux forts s'écroulent comme on le voit sur toutes le collines. Tout part à vau-l'eau mais se renouvelle, et sur les pentes de dame Nature, éternellement fleurira le thym, et... encore et toujours, les filles et les garçons amoureusement dedans se rouleront.
En ce temps-là, les Suisses avaient des lois très particulières : elles ne permettaient notamment pas aux médecins et apothicaires d'empoisonner leurs clients, ce qui rendait la profession fort difficile.
Il y a une loi de beauté qu'il importe de ne pas oublier ! Malgré l'effort de quelques-uns, nous semblons marcher vers cet oubli, tant la médiocrité, monstre à mille têtes, a de fidèles dans les sociétés modernes.
Les vigilances se créent parce qu'un jour elles ont été prises en défaut.
Il est toujours plus facile d'être un révolté que d'être un chef.
Celui qui veut garder les instants n'est-il pas toujours aussi celui qui ne sait pas les vivre ?
La lettre jaunie où mon aïeul respectable,A mon aïeule fit des serments surannés.
Cela m'est égal que d'autres aient écrit avant moi ce que je suis en train d'écrire, car c'est à la vie et non dans les livres que je prends mon bien.
Ce n'est pas un vain propos, mais une vérité bien établie : celui qui accepte un conseil, n'est pas un sot.
Un recueil de sagesse paysanne : telles sont, avant tout, les Œuvres choisies de Mao. Pour mesurer à quel point Mao a imposé son réalisme terrien à la révolution chinoise, il faut retourner aux deux sources de sa morale et de son action : Canton et Yan'an.
Plus spécifiquement, la mondialisation est d'abord et avant tout une marchandisation du monde, ou le fétichisme de la marchandise et le primat de la valeur d'échange entraînent une réification généralisée des rapports sociaux.
Ce qu'il faut changer est simple : il convient de cesser de traiter les animaux comme des ressources, reconnaître la valeur intrinsèque de toute vie animale, et accorder à tout animal non humain sensible le statut juridique de personne non humaine.
La notion de temps me dérange. Vous regardez des photographies vieilles de trente ans et réalisez à quel point le temps a passé.
Je ne sais plus si j'ai le droit d'insister, de dire à cette fille viens, viens ma peau ne brûlera pas tes mains, de ma bouche ne coule pas le poison.
On peint l'histoire comme on colorie vite une image.
Nous n'avons pas à envier certaines personnes à leur grande richesse ; ils l'ont acquis au prix fort, ce qui ne nous conviendrait pas ; ils ont misé leur repos, leur santé, leur honneur et leur conscience pour l'acquérir, le prix est trop élevé, et il n'y a rien à gagner à un tel marché.
Ma ligne, c'est l'indépendance de la France.
Être un personnage dramatique était plus difficile pour moi. C'était une nouvelle chose que j'ai explorée parce que c'était un défi. Mais j'aime me mettre au défi et relever des défis différents.
L'histoire ne compte pas les émeutes qui n'ont débouché sur rien. Quand elles se muent en révolution, on ne l'apprend qu'après.
Pour l'historien, la véritable tâche est de restituer à la collectivité qui nous est la plus proche, c'est-à-dire la collectivité nationale, sa mémoire et son identité, sans rien masquer.
L'absurde me permet de raconter beaucoup de choses.
Je n'aime que dire des textes. Modestement, je peux dire que c'est ma vocation.
Il est rare que nous soyons tout à fait innocent de nos souffrances.
Quand le peuple est plus éclairé que le trône, il est bien près d'une révolution.
La mort est le prix que nous devons payer pour notre cerveau et notre personnalité.
On ne plaît qu'aux sots, qu'on rassure.
L'or et l'argent s'oxydent eux-mêmes et pourrissent les autres.
Entre l'amour de soi jusqu'à l'éviction du reste (narcissisme) et la volonté d'abolition de soi dans ses expressions les plus variées, entre l'absolu de l'être et l'être rien, peut-être n'aurons-nous plus jamais fini de balancer.
Ecrire, c'est cuisiner avec des lettres.