Tout l'espace languit de fièvres.Du fond des coeurs mystérieuxS'en viennent mourir sur les lèvresDes mots qui font fermer les yeux.
Et c'est comme l'odeur ardente,L'odeur fiévreuse dans l'air noir,D'une chevelure d'amanteDénouée à travers le soir.
Qui ne sait être pauvre est né pour l'esclavage.
La mode doit être portée.
On ne peut pas condamner irrévocablement un système si l'on en profite.
Notre époque ne s'aime pas.
Dans les beaux-arts, comme dans bien d'autres choses, on ne sait bien que ce qu'on n'a pas appris.
Au fond, rien ne s'est fait par moi mais par les femmes.
Tradition : Prêt-à-penser qui détermine le prêt-à-agir.
Je sais qu'il existe des écoles de scénaristes mais j'ai du mal à comprendre leur intérêt. On n'apprend pas l'imagination. Faire un dialogue, faire s'entrechoquer les sentiments, résonner les silences, ça ne s'apprend pas.
Inventer, c'est discerner, choisir.
Je veux qu'on sorte d'une forme de poujadisme contemporain où ceux qui disent à longueur de journée que l'on paie trop d'impôts sont les mêmes à dire non dès que l'on veut changer quelque chose, ou demander des efforts aux collectivités.
Je ne bosse pas dans le sens du capital sympathie.
J'ai toujours aimé la musique. Avec les Inconnus, nous avions écrit pas mal de chansons. La musique me permet d'explorer un autre univers, d'écrire des choses plus intimes. C'est un format court où l'on peut parler de quelque chose qui n'aurait pas pu faire un film.
Il fallait montrer les images des camps. Mais il y a du danger à toujours les utiliser.
L'éternité n'est pas ce qui dure pour toujours, mais bien plutôt ce qui demeure hors de la durée.
Je pars. Mais je conserve l'esprit de cette France qui était belle et qui, j'espère, le restera
On a tort d'introduire des questions d'argent dans les relations avec les patrons d'hôtel.
Cinéma : était muet de naissance.
Pour que disparût la guerre, il faudrait que les hommes devinssent ou bien lâches ou bien sages.
Les femmes se souviennent encore de leur premier baiser longtemps après que les hommes aient oublié le dernier.
La légion d'honneur est comme une maladie contagieuse : seuls ceux qui l'ont déjà peuvent vous la conférer.
Si une laide se fait aimer, ce ne peut être qu'éperdument.
Hélas ! Rien n'annonce le génie, peut-être l'opiniâtreté est-elle un signe.
Les gouvernements ont l'âge de leurs finances, comme les hommes ont l'âge de leurs artères.
Les hommes ne se comprennent pas les uns les autres. Il y a moins de fous qu'on ne croit.
La mort est le prix que nous devons payer pour notre cerveau et notre personnalité.
Les révoltes qui se manifestent par les armes, on peut les mater. Celles qui naissent et se propagent par l'esprit sont insaisissables.
Futures victimes nucléaires de tous les pays, unissez-vous !
Les enfants, les oeuvres, les autres, le monde: voilà le soleil et l'eau qui font vivre l'amour.
Mon premier « Je t'aime » ? Une petite lettre d'un petit garçon de Colmar qui m'a écrit : « J'aime deux choses, toi et la rose. La rose pour un jour, et toi pour toujours ». Moi je ne dis jamais je t'aime.
Chaque fois qu'on rit, on réveille le diable.
Il faut pardonner pour être pardonné, se sacrifier pour être sauvé.
Quand je vis l'air clair et pur, de joie je fus tout assuré. Et je vis amassés sur le pin des milliers d'oiseaux. Le croit qui veut : il n'y avait branche ni feuille qui n'en fût couverte. C'était bien l'arbre le plus beau !
Pour certains de nos philosophes (et de nos écrivains), être, c'est être perçu à la télévision, c'est-à-dire, en définitive, être perçu par les journalistes, être, comme on dit, ''bien vu'' des journalistes.
Je suis, je vis, j'attaque, je détruis. Je pense, donc je contredis.
Comme elle m'écoutait ! Il y a donc encore des âmes sur la terre !...
Voici la France, encore au début du siècle dernier la plus grande puissance du monde, aujourd'hui bien distanciée ; et même qui, malgré de récents progrès, éprouve quelque peine, pour se moderniser tout en gardant en équilibre, à suivre le train de pays plus agiles qu'elle
Un psychanalyste est un homme qui va au Crazy Horse Saloon et qui regarde les spectateurs.
Les mots sont les maîtres de la pensée.
J'ai toujours eu un principe : les femmes, faut les conquérir... D'ailleurs elles aiment ça, être conquises...
Quand tu veux être un grand joueur, un joueur spécial, il ne faut pas se priver si tu peux faire les deux (marquer ou passer). Tu montres aussi que tu peux être imprévisible. Aujourd'hui, on ne sait pas si je vais tirer ou passer.
Tous les malheurs des hommes viennent de leur haine d'être seuls.
Si vous voulez être estimé, vous ne devez vous associer qu'avec ceux qui sont estimables.
Quiconque a de petits besoins semble menaçant pour les riches, car il est toujours prêt à échapper à leur contrôle.
La guerre, c'est fait pour tuer... C'est pour cela que c'est ignoble.
Lorsque j'étais en cours, je ne levais jamais la main: Aujourd'hui c'est impressionnant la façon dont j'aime les mots. Comme un trait d'union c'est à ces mots que je me suis rattaché.
Je n'ai pas eu de chance quand j'ai commencé comme mannequin. Je n'arrête pas de dire aux gens que c'est la seule carrière au monde que vous ne pouvez pas choisir vous-même - vous devez être choisi.
Les "styles" sont un mensonge.
Je fais un métier public, je suis là pour être critiqué.