Nous aimons quelquefois jusqu'aux louanges que nous ne croyons pas sincères.
Mon amie, nous croyons à tort que la vie nous transforme : elle nous use et ce qu'elle use en nous, ce sont les choses apprises.
Toute notre critique, c'est de reprocher à autrui de n'avoir que les qualités que nous croyons avoir.
Quand le roi, pour connaître ses droits, interroge les greffiers et les jurisconsultes, quelle réponse peut-il obtenir sinon un savoir établi du point de vue du juge et du procureur que lui, le roi, a créé lui-même, et où, par [...] â–º Lire la suite
Si nous croyons qu'il y a peu de choses drôles, c'est que nous ne savons pas les y voir.
Les grands coeurs haïssent ceux qui les louent quand leurs louanges sont excessives.
Faisons ce que nous aimons et faisons-en beaucoup.
Une parole de celle que nous aimons ne se conserve pas longtemps dans sa pureté ; elle se gâte, se pourrit.
Nous n'écoutons d'instincts que ceux qui sont les nôtres, Et ne croyons le mal que quand il est venu.
Nous aimons, dans les animaux, de pouvoir les tuer légalement. Dans la guerre aussi, nous aimons d'y pouvoir tuer légalement. Bien entendu, les hommes n'avouent jamais cela.
Nous croyons regarder la nature et c'est la nature qui nous regarde et nous imprègne.
Nous donnons aux autres des louanges auxquelles nous ne croyons pas nous-mêmes, tant qu'ils répondent par des louanges que nous pouvons croire.
Le refus des louanges est un désir d'être loué deux fois.
Nous sommes censés perdre les gens que nous aimons sinon comment pourrait on savoir l'importance qu'ils ont pour nous.
Les photographies que nous aimons ont été faites quand le photographe a su s'effacer.
Si nos deux amours ne font qu'un ou si nous nous aimons sans entraves, sans jamais défaillir, nul ne mourra.
Nous aimons davantage ceux à qui nous pardonnons. Nous finissons toujours par mépriser ceux qui nous pardonnent.
C'est toujours l'amour en nous qui est blessé, c'est toujours de l'amour dont nous souffrons même quand nous ne croyons souffrir de rien.
Tout endroit que nous aimons devient notre monde.
Nous croyons à tort que la vie nous transforme : elle nous use.
Nous croyons être affligés de la mort d'une personne, quand c'est la mort seule qui fait impression sur nous.
Nous aimons donner la leçon alors que nous ne sommes capables d'enseigner que ce qui ne vaut pas la peine d'être connu.
Le principal usage que nous faisons de notre amour de la vérité est de nous persuader que ce que nous aimons est vrai.
Les voies d'un homme peuvent être aussi bonnes que celles d'un autre, mais nous aimons tous ce que nous avons de mieux.
Nous ne croyons pas en une petite Amérique. Nous croyons en une grande Amérique - une Amérique tolérante, une Amérique juste, une Amérique égale - qui valorise le service de chaque patriote.
Ceux qui croient en Dieu y pensent-ils aussi passionnément que nous, qui n'y croyons pas, à son absence ?
Comme viennent vite les raisons d'approuver ce que nous aimons !
C'est quand Jupiter fait gronder la foudre que nous croyons qu'il règne dans les cieux.
Petits et grands, maigres et gros, tous le louaient hautement, tous chantaient les louanges de sa chevalerie. Il n'y avait chevalier qui ne dise: «Dieu, quel vassal, il n'en existe pas de semblables sous le ciel».
Les événements paraissent tristes, agréables ou pénibles, non parce qu'ils le sont en réalité, mais parce que nous croyons qu'ils le sont et que la lumière sous laquelle nous les regardons dépend de notre propre jugement.
Un instant de doute nous ramène droit à notre point de départ et nous sommes étrangers à ce que nous croyons connaître, posséder depuis quelques jours.