Les hommes sont aussi avares de louanges que prodigues de flatterie.
Le cadeau, c'est comme la caresse : il faut le renouveler, on ne s'en lasse pas.
La flatterie est une arme précieuse quand on a affaire à des jeunes...
Le lion ne peut pas se protéger des pièges et le renard ne peut pas se défendre des loups. Il faut donc être renard pour reconnaître les pièges, et lion pour effrayer les loups.
Par la caresse nous sortons de notre enfance mais un seul mot d'amour et c'est notre naissance.
Ô ! hypocrite courtoisie ! avec quelle délicatesse elle caresse ceux qu'elle frappe !
La seule caresse que je n'aie jamais su accorder à mon mari, c'est le tutoiement.
Nous donnons aux autres des louanges auxquelles nous ne croyons pas nous-mêmes, tant qu'ils répondent par des louanges que nous pouvons croire.
Dans une époque de corruption, l'absence et l'excès de la flatterie sont également dangereux.
La musique nous fait voir des êtres et des choses ; elle caresse l'âme mais parfois elle aggrave la tristesse.
Petits et grands, maigres et gros, tous le louaient hautement, tous chantaient les louanges de sa chevalerie. Il n'y avait chevalier qui ne dise: «Dieu, quel vassal, il n'en existe pas de semblables sous le ciel».
La chanson est une caresse sur la joue.
Il ne faut pas blesser une bête : on la caresse ou on la tue.
Il y a une chose dont on ne loue jamais les morts et qui est cependant la cause de toutes les louanges qu'on leur a données : c'est qu'ils sont morts.
L'homme a toujours besoin de caresse et d'amour. Sa mère l'en abreuve alors qu'il vient au jour.
Les grands coeurs haïssent ceux qui les louent quand leurs louanges sont excessives.
Le vieux renard est triplement renard.
Il y a infiniment plus de différence entre deux humains qu'entre un renard et un dauphin.
La servilité engendre le despotisme.
La carrière artisitique a ceci de particulier qu'elle mord autant qu'elle caresse surtout si on l'embrasse.
Quand votre oreille gauche Grand éloge de vous on fait. Quand bourdonne votre oreille droite Votre éloge est mis de côté.
Tout le monde chante les louanges de la vue qu'on a du haut des montagnes, personne ne parle des vues qu'elles obstruent.
La misère passe toujours par la caresse d'un homme.
Bien plus que la paresse, c'est la caresse qui est la mère de certains vices et de beaucoup de fils.
Le flatteur, en chatouillant par des louanges les oreilles de ceux qui aiment la gloire, se les attache si fortement qu'ils ne peuvent plus s'en séparer.
Les femmes sont des fillettes toute leur vie. Une caresse les console. Un petit oubli les brise.
La flatterie est comme l'ombre : elle ne vous rend, ni plus grand, ni plus petit.
Il est bon, j'en suis convaincu, que la main du poète, avant de se refermer sur le porte-plume, ait caressé longtemps, fut-ce seulement des yeux, les bêtes porte-plumes, porte-poils, porte-vie, porte-songes.
Celui qui nous fait connaître nos défauts est notre véritable maître ; celui qui nous comble de louanges est notre ennemi réel.
Même les natures difficiles et indomptées supporteront celui qui les flatte ; la caresse n'éveille ni la rudesse ni l'effroi.
Le renard accuse le piège, pas lui-même.