Ce qu'un oeil humain n'est capable d'attraper, aucun crayon, pinceau, plume de fixer, ta caméra l'attrape sans savoir ce que c'est et le fixe avec l'indifférence scrupuleuse d'une machine.
La paresse et l'oisiveté, c'est contagieux !
La vie est légère comme une plume quand le souffle qui la porte est animé d'amour et de tendresse.
La fidélité en amour n'est que la paresse du désir.
L'érudition est dans beaucoup de cas une forme mal déguisée de la paresse spirituelle, ou un opium pour endormir les inquiétudes intimes de l'esprit.
Ainsi la paresse est mère. Elle a un fils, le vol, et une fille, la faim.
Un écrivain a le devoir de méchanceté.
Pour bien apprécier le vin, il faut de l'odorat, un sens du goût suffisamment développé et un oeil pour la couleur. Tout le reste n'est qu'expérience et goût personnel.
On reconnaît un oiseau en écoutant son chant, on reconnaît un homme en écoutant ce qu'il dit.
La baguette, désignant ce qu'elle choisit,, introduit dans l'usage de la nourriture, non un ordre, mais une fantaisie et comme une paresse : en tout cas, une opération intelligente, et non plus une mécanique.
Le juge n'a qu'une manière de tomber au dessous de son criminel, c'est devenir prévaricateur, et tout écrivain est certainement un juge.
Vous avez appris qu'il a été dit : Oeil pour oeil, dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui l'autre aussi.
Se méfier de la littérature. Il faut tout écrire au courant de la plume sans chercher les mots.
Au lieu de pleurer lorsqu'une tragédie survient dans la vie d'un oiseau chanteur, il chante son chagrin. Je crois que nous pourrions bien suivre le modèle de nos amis à plumes.
Si ton oeil était plus aigu tu verrais tout en mouvement.
La paresse peut paraître attrayante, mais le travail apporte la satisfaction.
Le génie a des nonchalances, mais une prestesse de grand fauve. Le génie est une paresse attentive. On guette sans cesse et l'on trouve une fois par surprise.
La plume est la langue de l'âme.
Chaque écrivain raconte toujours une même obsession.
Un écrivain est essentiellement un homme qui ne se résigne pas à la solitude. Chacun de nous est un désert.
L'écrivain, c'est d'abord un lecteur. Un écrivain qui ne lit pas, c'est une plante qui n'est jamais arrosée.
La morale est une convention privée ; la décence est affaire publique ; toute licence trop visible m'a toujours fait l'effet d'un étalage de mauvais aloi.
L'acte d'écrire peut ouvrir tant de portes, comme si un stylo n'était pas vraiment une plume mais une étrange variété de passe-partout.
Je voulais que mon écriture soit totale. Je voulais capturer chaque moment dans sa totalité : les fleurs dans tes bras quand tu as passé la porte, cette serviette. L'espèce d'odeur qu'elle dégage, cette matière, nos sentiments, les tiens, les miens, [...] â–º Lire la suite
Je me suis aperçu que, si le travail bien fait est source de joies puissantes, la paresse savourée en gourmet ne l'est pas moins.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
Moins est visible le Dieu que nous prions, plus il ressemble au Dieu que nous verrons un jour.
Il arrive aussi qu'un écrivain du XXIe siècle se sente, par moments, prisonnier de son temps et que la lecture des grands romanciers du XIXe siècle lui inspire une certaine nostalgie.
La plume du poète dessine le contour des choses, et donne à ce qui n'est qu'un rien un nom.
La main de Dieu est visible sur les choses humaines, mais cette main même a une ombre qui nous cache ce qu'elle accomplit.
Mon nom est celui d'un oiseau migrateur. Un peu difficile à porter car le butor est très décrié.