Notre rôle n'est pas d'être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie.
Malgré le séjour prolongé d'un oiseau perché sur un baobab, il n'oublie pas que le nid dans lequel il a été couvé est dans l'arbuste.
Ton christ est juif, ta pizza est italienne, ton café est brésilien, ta voiture est japonaise, ton écriture est latine, tes vacances sont turques, tes chiffres sont arabes et... tu reproches à ton voisin d'être étranger !
Le bonheur est un oiseau qui se pose sur la paume de la main, pour le garder il ne faut pas essayer de le saisir.
Au lieu de pleurer lorsqu'une tragédie survient dans la vie d'un oiseau chanteur, il chante son chagrin. Je crois que nous pourrions bien suivre le modèle de nos amis à plumes.
La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés.
Le philosophe babille le bec en l'air.
Il est des joies comme il est des douleurs qui défient toute description, et si le pinceau de l'artiste réussit à montrer toutes les douleurs ou toutes les joies de l'âme, la plume de l'écrivain s'arrête impuissante, ou se brise de désespoir.
On reconnaît un oiseau en écoutant son chant, on reconnaît un homme en écoutant ce qu'il dit.
La seule écriture valable, c'est celle qu'on invente... C'est ça qui rend les choses réelles.