Il vaut mieux être plusieurs sur une bonne affaire que seul sur une mauvaise.
J'aime aller derrière les mots parce qu'il y a autre chose encore. Je ne vais pas à l'évidence. J'aime bien fouiller derrière les mots pour voir.
Le temps est ce qui meurt, l'espoir est ce qui naît.
Sur BNS, dimanche, au nom des messianistes, le pasteur Hunley a appelé l'ensemble des brebis à s'unir derrière lui pour rejoindre le grand troupeau du Seigneur. Comme toutes les Eglises disent la même chose, on n'est pas sorti de l'étable. [...] ► Lire la suite
Chacun de nous porte en soi, souvent ignorées, ses propres îles, refuges contre la bêtise, la laideur et la sourde contrainte d'un ordinaire non désiré.
Toute l'année durant chaque brindille de caféier porte à la fois des cerises jumelles acaules et des fleurs et des bourgeons.
Moi je n'étais rienEt voilà qu'aujourd'huiJe suis le gardienDu sommeil de ses nuitsJe l'aime à mourirVous pouvez détruireTout ce qu'il vous plairaElle n'a qu'à ouvrirL'espace de ses brasPour tout reconstruirePour tout reconstruireJe l'aime à mourir.
Ce n'est peut-être que cela la jeunesse, de l'entrain à vieillir.
Vivre la route. Ne jamais quitter la route. Toujours plus loin, toujours en exil. Ne plus vivre l'idée du temps, n'avoir aucune horloge, que des couchers de soleil à l'horizon qui ne cesse de reculer plus on avance.
La collision amoureuse est l'irruption d'une verticalité dans le calme plat de l'existence; elle est douleur et jouissance, bourrasque et ressourcement, brûlure et parfum.
La mort n'est rien. Elle n'est que l'extinction de l'artifice par lequel la nature vous a fait croire que vous étiez quelqu'un. La vie n'est rien. Elle n'est que la lumière que vous avez produit en croyant que vous étiez quelqu'un.
Il aurait voulu dominer les hommes et caresser les femmes ; il y prévoyait des obstacles.
J'ai beaucoup travaillé, et je continue. J'ai aimé ce que je faisais, même quand je ne faisais pas ce que j'aimais.
L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après. Et même la mauvaise littérature est nourricière.
Sois sûr d'avoir épuisé tout ce qui ce qui se communique par l'immobilité et le silence.
C'est le train des choses, les obsessions du dieu Boulot. On ne comprend rien au monde moderne tant qu'on ne s'est pas appliqué un peu de métro quotidien sur la viande.
Il importe essentiellement en politique internationale de ne jamais démunir son pays des moyens dont il peut avoir besoin, non pas seulement pour lui mais pour la communauté des nations solidaires.
« "Si t'es végétarien, t'es quelqu'un de bien, dans le cas contraire t'es une mauvaise personne."Or, pour moi, devenir végétarien lorsque l'on mange peu de viande ou limiter considérablement sa consommation de viande lorsqu'on en mange beaucoup, c'est la même chose. L'effort est identique.
Les hommes qui ont changé le monde n'ont jamais réussi en ralliant à eux les principaux citoyens, mais toujours en remuant les masses.
Les généraux ont cessé d'aller goûter la soupe depuis que les politiciens en ont fait leur plat préféré.
Maman peut réouvrir ses rideaux y'a plus d'crimes en bas, y'a la piscine.
Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d'extrême-droite.
J'ai toujours considéré qu'une vie ce n'était pas beaucoup. J'ai peut-être voulu être acteur pour démultiplier les vies.
L'optique, qui se développe en nous par l'étude, nous apprend à voir.
La peinture est fondée sur le coeur contrôlé par la tête.
J'ai rêvé toute ma vie d'Amérique, du jean bleu, de Marlon Brando et du chapeau de camionneur.
Il est dangereux de se pencher au-dehors - Quel que soit ton train de vie.
C'est beau de fabriquer sur scène une émotion, de faire partager du sacré, du spirituel, du charnel.
Aimer, c'est essentiellement vouloir être aimé.
La femme est le pense-bête de l'homme.
Tout le travail de l'amour consiste à oublier d'un être ce qu'on en savait au premier jour.
Pour manquer utilement à sa parole, encore faut-il avoir une parole !
En politique il faut guérir les maux, jamais les venger.
Je voudrais mourir par curiosité.
Le besoin de croire à quelque chose d'extraordinaire est inné dans l'homme.
La clef de toutes les sciences est sans contredit le point d'interrogation ; nous devons la plupart des grandes découvertes au comment ? Et la sagesse dans la vie consiste peut-être à se demander, à tout propos, pourquoi ?
Le corps est la baraque où notre existence est campée.
Les grandes oeuvres sont toutes des vengeances, les chefs-d'oeuvre sont tous des revanches. Je crois que c'est la loi de fer des écrivains : ils ne réussissent leurs livres que dans la mesure où ils ont raté leur vie.
Les amoureux sont comme les somnambules ; ils ne voient pas seulement avec les yeux, mais avec le corps tout entier.
Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
Ce qu'ils appellent mon talent n'est fait que de ma conviction.
Les souvenirs ne sont que des confettis jetés sur notre histoire.
Les mecs, quand tu les as pas sur le ventre, tu les as sur le dos.
La télévision grand public n'engendre pas la passivité, mais elle développe, au contraire, le sens critique car en s'adressant à tous, elle oblige tout le monde à être à hauteur d'un certain regard.
Le souvenir des maux est agréable à ceux qui les ont passés, et ajoute quelques douceurs aux félicités dont ils jouissent.
La nature judicieuse en tout ce qu'elle fait, a mis plus de gloire où il y a plus de dangers.
Un instrument qu'on ne remplace pas et qu'on ne perfectionne guère : c'est la charrue.
Sous quel astre ennemi faut-il que je sois née !
Les idées pourrissent comme les fleurs et les gens.
Les mains jointes, il s'abîmait dans la contemplation des mystères du ciel et du bonheur de la terre.