La plaisanterie est une sorte de duel où il n'y a pas de sang versé.
Excelle, et tu vivras.
Ce que tu crois est, ce que tu ne crois pas n'est pas.
Après le doux, il faut goûter l'amer.
Il ne faut demander à la vie que ce qu'elle peut nous donner.
Jusqu'au jour où l'homme, cessant enfin d'être un loup pour l'homme, il n'y aura plus de famine, de taudis ni de guerre, plus d'enfants sans amour, de vieillards sans foyer, tous ceux qui vivront auront le droit de vivre.
Dieu n'a point imprimé sur le front des étoiles ce que la nuit des temps renferme dans ses voiles.
Étendez-moi rigide au fond de cette bière,Placez entre mes mains nos livres décadents :Laforgue, Maldoror, Rimbaud, Tristan CorbièreMais - pas René Ghil : ça me fout mal aux dents !
D'où un tout autre mouvement : pour sortir de l'« il y a », il faut non pas se poser, mais se déposer; faire un acte de déposition, au sens où l'on parle de rois déposés. Cette déposition de la souveraineté par le moi, c'est la relation sociale avec autrui, la relation dés-inter-essée.
Les choses ont toujours tourné autrement que "techniciens" et compétences ne l'avaient prévu. de sorte que je ne crois plus ni aux experts, ni aux techniciens, ni aux compétences et que je les considère en bloc comme une collection de hâbleurs et de flibustiers.
Je ne suis jamais seule ni totalement abandonnée, du moment qu'il y a des livres.
Le sage ne tire pas la queue du tigre, même quand il dort.
Qui vit haï de tous ne saurait longtemps vivre.
Non seulement l'amour de Dieu expia le péché de Madeleine mais il en purifia la source.
Parce que les femmes ont entrepris de se redéfinir, elles ont contraint les hommes à en faire autant.
Quand une femme a des ambitions (mondaines, intellectuelles, ou professionnelles comme aujourd'hui) et les moyens de les satisfaire, elle est infiniment moins tentée que d'autres d'investir son temps et son énergie dans l'élevage de ses enfants.
Il faudrait que les hommes, en plus de leur intelligence, aient la bonté. Et pour l'avoir il suffirait qu'ils laissent en eux une plus grande place au rêve.
Des amants se trouvent à la condition de se déchirer. L'un et l'autre ont soif de souffrir. Le désir doit en eux désirer l'impossible, sinon, le désir s'assouvirait, le désir mourrait.
La surdité des riches et la faim du pauvre, voilà les seuls trésors qui n'aient pas été dilapidés !
Nous avions un monde en commun dont nous percevions des aspects différents. Nous étions riches de ces différences.
On objectera que la présence des interprètesd ôte toute spontanéité à notre expérience de la Chine. Nous entendons par leurs oreilles, nous parlons par leur bouche ; sans eux, nous serions sourds et muets; mais nous voyons par nos yeux, nous contrôlons par notre flair. Ils n'entravent pas notre liberté de mouvement.
Mais la langue doit non seulement exprimer l'âme singulière de la nation, mais aussi répondre aux nécessités quotidiennes, nationales et internationales.
Il faut en effet conjuguer les systèmes de droit non seulement au présent et au passé, mais aussi au futur.
En amour, tout est vrai, tout est faux ; c'est le seul sujet sur lequel on ne puisse exprimer une absurdité.
Amitié : Seul sentiment que l'âge renforce.
Christophe Castaner, je pense que c'est quelqu'un de précieux qu'il faut absolument garder. C'est l'un de mes meilleurs clients. C'est un peu le physique de Charles Pasqua avec le QI de (Nadine) Morano. C'est un garçon qui est précieux, donc je suis pour le garder.
Antoine a perdu sa liberté.
J'aime l'idée que je fais des choses sur lesquelles les gens pourraient penser et discuter.
Parfois, je déteste être acteur.
J'essaie de vivre le moment présent et ne pas obéir aux lois, aux règles, aux conventions ou aux normes; Réagir à une sensation, à un sentiment ou à une émotion. Vous ne pouvez pas programmer l'émotion.
J'ai toujours envié les musiciens qui me semblaient pratiquer un art supérieur au roman.
Pour certains, il est impensable de remporter l'Oscar et d'avoir des doutes.
Un entrepreneur qui ne connaît pas par coeur toutes ses parts de marché ne gère pas, il règne.
On a de la fortune sans bonheur, comme on a des femmes sans amour.
Trois ordres de vérités nous guident : les vérités effectives, les vérités mystiques, les vérités rationnelles.
Les lieux communs ont un intérêt éternel.
L'or et l'argent s'oxydent eux-mêmes et pourrissent les autres.
La Russie n'a pas vocation à servir de pont entre l'Ouest et l'Asie, ni à être le terrain de leurs rivalités.
Les gens aiment toujours les choses qui leur semblent exotiques.
Une femme qui savait démonter une chaîne de tronçonneuse, laissait entrevoir un soutien-gorge rose pâle quand elle se penchait en avant et savait aussi bien jouer des deux langues, ce n'était même pas la peine de chercher un dossard.
Il est des occasions où la circonspection même compromet, et où le soin de ne mécontenter aucun parti expose aux soupçons de tous.
Ce que nous ignorons n'est pas ; à quoi bon nous tourmenter pour un néant ?
En ce temps-là, les Suisses avaient des lois très particulières : elles ne permettaient notamment pas aux médecins et apothicaires d'empoisonner leurs clients, ce qui rendait la profession fort difficile.
L'écriture, la belle écriture, celle qui a résisté à l'usure du temps et que je lis, ne fixait que des paroles importantes, et dans des formes artificielles, le latin ou bien ce langage sophistiqué que l'on employait dans les réunions mondaines.
On n'est digne de posséder les choses que si l'on est capable de les perdre.
Très vite, on culpabilise, et ça n'arrange rien. Il y a les handicapés, les cancéreux, les sidéens, tous ceux qui viennent de perdre quelqu'un. De quel droit peut-on se sentir mal, être si mal ? Et puis c'est beaucoup plus stupide encore, mais on se sent vexé. On ne meurt pas.
C'est qu'ils ne me sortaient plus de la tête, ces grands démons d'yeux noirs. Je les retrouvais partout. J'y pensais toujours, en travaillant, en dormant... C'était une obsession.
Le gastronome doit voyager, comme touriste, lettré, artiste, honnête homme bien entendu, mais aussi à des fins spécialement gourmandes.
Petits et grands, maigres et gros, tous le louaient hautement, tous chantaient les louanges de sa chevalerie. Il n'y avait chevalier qui ne dise: «Dieu, quel vassal, il n'en existe pas de semblables sous le ciel».
Je vous présente Ma poésie : c'est une île qui vole de livre en livre à la recherche de sa page natale, puis s'arrête chez moi, les deux ailes blessées, pour ses repas de chair et de paroles froides.