Si vous devez aimer votre prochain comme vous-même, il est au moins aussi juste de vous aimer comme votre prochain.
Je pense que je ne serais jamais prêt à faire un travail normal. Je ne pourrais pas aller au bureau tous les jours à la même heure. J'aime ma vie. Cette liberté.
J'assume une volonté de rupture avec le système néolibéral.
La popularité n'est pas un objectif en soi. Je ne suis pas dans ce jeu.
J'aime bien votre côté Elie Kakou quand vous chantez.
Le bilan de ce quinquennat n'est pas défendable.
On est pas en Bamboulie ici à ce que je sache !
Connaître les femmes, c'est savoir qu'on ne les connaît pas.
On a tort d'introduire des questions d'argent dans les relations avec les patrons d'hôtel.
L'homme ne peut guère avoir pour la femme que du désir qui assomme la femme ; la femme ne peut guère avoir pour l'homme que de la tendresse qui assomme l'homme.
Les objections naissent souvent de cette simple cause que ceux qui les font n'ont pas trouvé eux-mêmes l'idée qu'ils attaquent.
Les mariages usent l'amour, le fatiguent, le tirent vers le sérieux et le lourd qui est le lieu du monde.
Littérature : proclamer devant tous ce qu'on a soin de cacher à son entourage.
Dieu n'a pas créé l'homme et la femme l'un après l'autre. Il a créé deux corps jumeaux unis qu'il a tranchés depuis le jour où il a créé la tendresse.
Sexologie : au logis ? Au logis ? Pourquoi au logis.
On ne doit se résigner qu'au bonheur.
On commence par être un mari facile ; on finit par être un mari aisé.
Ceux qui ne voient que l'amour dans le monde sont aussi bêtes que ceux qui ne le voient pas.
On ne pourrait pas vivre si on avait tout le coeur qu'il faut. On ne vit que parce qu'on est dur.
L'orgueil ne connaît point de lois.
Cruellement déçue, après sa rupture avec Napoléon, elle avait cherché à connaître d'autres jouissances dans les bras d'amants successifs. C'est le paradoxe de cette vie : celle dont l'Histoire garde le souvenir comme d'une "grande amoureuse" ne savait pas aimer.
L'écrin de l'inspiration c'est souvent le silence qui la précède. En précurseur de la pensée, il ouvre l'esprit, disperse les nuages de notre ciel du dedans pour libérer sa lumière, qui nous est si souvent invisible...
Un de ces êtres minutieux qui installent dans toute leur vie l'exactitude de l'heure du bureau et l'ordre des cartons étiquetés.
Il en est des mots comme des bons vins. On peut les déguster de plusieurs façons, à la régalade ou au tourne-en-bouche.
Petits et grands, maigres et gros, tous le louaient hautement, tous chantaient les louanges de sa chevalerie. Il n'y avait chevalier qui ne dise: «Dieu, quel vassal, il n'en existe pas de semblables sous le ciel».
Une religion n'existe pas sans croyants. Un texte ne devient sacré et éventuellement dangereux que parce qu'un lecteur fanatique décide d'appliquer au premier degré ce qui est écrit dans son livre de chevet.
J'aime des poètes, des écrivains dont je n'ai lu que trois phrases. J'en ai aimé le mystère. Trois phrases suffiraient à définir une oeuvre.
Quand Bérénice était petite fille, dans mon désir de l'aimer, j'avais beaucoup regretté qu'elle n'eût pas quelque infirmité physique. Au moins pour intéresser mon coeur avait-elle sa misère morale.
Sur les eaux rouges de l'Ogooué, la pinasse glissait entre des écorces flottantes : troncs d'arbres, ou caïmans ?
Je me demandais ce qui, plus tard, nous serait commun. Déjà, nous n'avions ni le même physique, ni la même histoire. Lorsqu'il pourra choisir, pourquoi pencherait-il pour une nationalité mineure, une religion vaincue et des moeurs attardées ? Peut-être ne se souviendra-t-il que de sa mère et cherchera-t-il à m'oublier comme une tare familiale !
Plus spécifiquement, la mondialisation est d'abord et avant tout une marchandisation du monde, ou le fétichisme de la marchandise et le primat de la valeur d'échange entraînent une réification généralisée des rapports sociaux.
Les seules sociétés vivantes sont celles qui sont animées par l'inégalité et l'injustice.
Les esprits humains sont plus pleins de mystères que n'importe quel livre écrit et plus changeants que les formes de nuages dans l'air.
Il m'est arrivé de dire "couille" à l'antenne.
Il n'y a jamais eu pour moi ni barrière culturelle, ni barrière de langue, ni barrière de couleur. Ce sont la conviction, la culture, la vie, l'intelligence de l'autre qui me redonnent sans cesse espoir.
Non, mesdames et messieurs, la France n'est plus un pays libre, ni d'ailleurs un pays d'hommes libres. Tout le monde se couche, tout le monde s'écrase, tout le monde se tait, pour ne pas offenser les puissants, pour ne pas encourir leurs foudres.
J'admire qu'il soit si lourd en étant si plat.
Cela fait trois mois que je traîne un projet qui me ruine la santé et me gâte l'existence. Avortez-moi, Docteur.
L'après-guerre est une locution utilisée par les politiques et les économistes qui ont peur de la paix.
La fantaisie et la liberté d'imagination ne s'acquièrent pas comme ça, qu'il y faut du temps, de l'obstination, de la sévérité, de la rigueur, des mathématiques, de la raison.
Si infâmes que soient les canailles, elles ne le sont jamais autant que les honnêtes gens.
J'éprouve un charme inexprimable à marcher en aveugle au-devant de ce que je crains.
Mais d'où tiens-tu que les malheurs prévus sont plus supportables que les autres ?
Ne frappez jamais une femme, elle en prendrait vite l'habitude et cela deviendrait très vite fatiguant.
Si tout ici-bas était excellent, il n'y aurait rien d'excellent.
J'ai compris qui elle était grâce à la description que tu en as faite : un peu folle, très jeune, avec un énorme panier.
Ce qu'il y a de terrible chez nous, humains, c'est que nous ne pouvons être que d'un seul sexe et que nous ne pouvons que fabuler les plaisirs et les désirs de l'autre sexe. C'est pour cela que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais.
La conscience est le tribunal de la pensée, c'est le juge intérieur qui prononce sur la moralité des actes ; témoin inévitable de tout ce qui se passe en nous, elle est la voix dénonciatrice de nos secrets penchants.
Vraiment certains morts sont trop discrets et attendent trop longtemps la mélancolique réparation qu'est la gloire posthume.
Là où nous voyons des êtres méchants ou bons, cruels ou généreux, le sage, lui, ne voit que des ''formes'' cherchant à s'exprimer et à se libérer.