Sur les eaux rouges de l'Ogooué, la pinasse glissait entre des écorces flottantes : troncs d'arbres, ou caïmans ?
Elle était de celles qui ne font jamais leur âge... en tout cas elles savent faire ce qu'il faut pour.
Nous devons admettre enfin que nous, Homo Sapiens, ne pouvons continuer à élaborer nos décisions selon nos seules envies égoïstes.
Le masculin l'emporte mais où ?
Un livre qui passe à la télévision est un livre menacé, parce que la télévision transforme le livre en spectacle.
Les jeunes faut pas les engueuler, sinon ils sont effrayés après, mais les vieux...
Je n'ai pas réussi à réconcilier les Français avec leurs dirigeants.
Je ne bosse pas dans le sens du capital sympathie.
Ne pas confondre modestie, qui va de soi, et timidité qui pèse sur soi.
Toute forme de restriction de l'expression artistique est plus dangereuse que n'importe quelle expression artistique.
Une nuit à Saint-Joseph, j'ai retrouvé le goût âcre d'un pain à la sardine et je me suis surpris à rire tout seul. Ne l'avais-je pas enfin déterré, le plus beau moment de ma vie?
Souvent deux époux se haïssent d'autant plus qu'ils ne se trahissent pas.
Je veux bien changer d'opinion, mais avec qui ?
Nous nous permettons des écarts de goût que nous interdirions à autrui.
Il n'est pas bon de songer à l'avenir tant que le présent offre encore son plaisir.
Tout le monde ne peut pas faire l'amour, ça ne serait pas sérieux.
La naissance est tout ; ceux qui viennent au monde pauvres et nus sont toujours des désespérés.
On ne plaint pas un homme d'être un sot ; et peut-être qu'on a raison. Mais il est fort plaisant d'imaginer que c'est sa faute.
Bout de la langue - Sert à mettre les mots que l'on ne trouve pas.
Ce sont les questions qui font le philosophe.
J'trouve que c'est une victoire, parce que j'en suis sorti vivant.
Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous possédons
Les sots sont bien plus facilement entraînés que les autres à ce vain plaisir de s'écouter eux-mêmes en parlant aux autres. Ils pensent bien moins à instruire leur interlocuteur qu'a l'éblouir.
Ma politique, loin d'être aucunement opposée à ma philosophie, en constitue tellement la suite naturelle que celle-ci fut directement instituée pour servir de base à celle-là, comme le prouve cet appendice.
Riche comment un milliardaire,Libre comme un homme.
J'suis p't'êtr' pas connu dans la noblesseNi chez les snobards.Quand on veut m'trouver faut qu'on s'adresseDans tous les p'tits bars...On lit mon nom sur tout's les glacesEt sur les ardois's des bistrots,L'tabac du coin c'est mon palaceOù le soir je r'trouv' les poteaux.
Rien n'est facile un jour ou l'autre pour personne. Et des milliers de pages ne suffiraient pas à décrire le tourment. La terre tremble et engloutit par centaines des milliers d'humains. Alors il faut faire pousser des fleurs sur sa merde.
Toujours vivre dans une cale au milieu d'un trésor inventé. De l'Inde du Sud au Grand Nord emmitouflé. Des tavernes exaltantes de destins brisés, de petit matin immortel où l'éthylisme rend prince indompté. Tout n'est qu'invention.
Quand du ciel étoilé se découvre la face,Dans la clarté s'ébat l'immense flot qui passe,Quand d'un masque de nues il se couvre un instant,La nuit sur la mer tombe et l'on frissonne au vent.
La veillée autour du feu de la cuisine. Tout en écossant les légumes pour l'hiver, on causait des menus événements du jour, et Bibi Cholion faisait des plaisanteries dont les soeurs s'amusaient. C'était le couarail ordinaire des villages lorrains.
La nature obtient souvent elle-même des succès de caricaturiste.
Le christianisme fut, en un sens, favorable au monde du travail. Il valorisa le travail, aux dépens de la jouissance. Sans doute, il fit du paradis le royaume de la satisfaction immédiate - en même temps qu'éternelle... Mais il en fit pour commencer le dernier résultat d'un effort.
L'inutilité totale, degré suprême du luxe.
L'homme doit retrouver la voie de l'amour, et au bout de l'amour il trouvera dieu.
Et ces deux créatures douloureuses le possédaient chaque fois qu'il s'accoudait, en regardant couler sa propre vie, sur le parapet de sa mémoire.
Je taille mes projectiles avec le plus d'art que je puis et, je me ruine à choisir, pour cet usage, les plus dispendieuses matières. L'un de mes rêves est d'être un joailler de malédictions.
Dire l'absence, c'est d'emblée poser que la place du sujet et la place de l'autre ne peuvent permuter ; c'est dire : « je suis moins aimé que je n'aime ».
On a le don de s'acoquiner pour faire les cent, les mille, les deux mille et un coups... plus de raison que ça s'arrête.
On signe toujours des pétitions, et ça ne coûte pas grand-chose, pour ceci, cela, libérer untel, relâcher trucmuche... toujours tout ça à sens unique remarquez bien, toujours pour porter de l'eau à son joli moulin.
On a fait des expériences très poussées dans les laboratoires aux U.S.A.Je ne conteste pas, mais à force de disséquer si minutieusement le comportement humain, on en arrivera à ne plus croire les bardes bretons.On leur massera la prostate pour les guérir du suçotement du biniou.
Aux Etats-Unis, pays des plus gros mangeurs de viande et qui influence les habitudes alimentaires de toute la planète, 20% des étudiants sont aujourd'hui végétariens. Dans quelques années, ce sont eux qui occuperont des postes clés dans la société : ils commenceront alors à définir sérieusement les contours d'un monde sans viande.
Une politique astucieuse consiste à faire croire aux nations qu'elles sont libres.
Vous pouvez dépenser votre argent dans des oeuvres d'art et vous asseoir et les regarder. Ou vous pouvez utiliser votre argent pour aider les gens.
Je voulais faire une impression concrète; l'idée d'une femme libre, lunatique, jamais objet, qui a le contrôle total de ses finances et qui sait ce que c'est que d'être indépendante.
Il y a une contradiction indépassable entre les fermetures ethniques, nationalistes, religieuses et le besoin d'une conscience d'humanité commune au XXIèeme siècle.
Je croise peu de monde là où je suis car je vis au milieu de la campagne !
L'histoire ne compte pas les émeutes qui n'ont débouché sur rien. Quand elles se muent en révolution, on ne l'apprend qu'après.
Le tragique de la destinée humaine ne vient-il pas de ce que l'homme comprend qu'il en connaît assez pour savoir qu'il ne connaît rien de sa destinée, et qu'il n'en connaîtra jamais suffisamment pour savoir s'il y aura autre chose à connaître.
Le corps politique est comme un arbre : à mesure qu'il s'élève, il a autant besoin du ciel que de la terre.
Pyromane : flambeur estival qui préfère les forêts aux casinos.