Délivre-toi de toute vanité, en revanche cultive l'orgueil, c'est une question d'honneur. Tu auras à te méfier des très riches qui dépensent beaucoup d'argent pour garder les apparences de la pauvreté.
Il faut rendre à l'être humain, standardisé par la vie moderne, sa personnalité... Nous devons briser les cadres de l'école, de l'usine, et du bureau, et rejeter les principes même de la civilisation technologique.
Je suis une harmonieuse synthèse entre Eschyle, Corneille, Flaubert et Simenon.
Petits et grands, maigres et gros, tous le louaient hautement, tous chantaient les louanges de sa chevalerie. Il n'y avait chevalier qui ne dise: «Dieu, quel vassal, il n'en existe pas de semblables sous le ciel».
Dans ce pays, lieu d'une grande expérience historique, l'héroïsme n'encombre pas.
J'écrivais pour conjurer l'angoisse. N'importe quoi. J'étais un écriveur. L'écriveur deviendra écrivain quand son besoin d'écrire sera soutenu par un sujet qui permet et exige que ce besoin s'organise en projet. Nous sommes des millions à passer notre vie à écrire sans jamais rien achever ni publier.
Les déboires de la Révolution française ne l'ont pas empêchée de répandre universellement la croyance que tous les hommes sont identiques et interchangeables. Que l'on proclame l'égalité de dignité, certes ! Que l'on s'efforce d'égaliser graduellement les droits et les chances, bien sûr !
La lecture est probablement venue prendre place dans ces-rites de transition- du jour et de la nuit, destinés à combattre l'angoisse du soir et du néant, peut-être du rendez-vous avec l'inconscient.
Un psychanalyste est un homme qui va au Crazy Horse Saloon et qui regarde les spectateurs.
La psychologie positive n'est pas là pour empêcher nos états d'âme douloureux de survenir : ils nous sont utiles. Elle est là pour nous aider à en sortir plus rapidement (inutile d'y barboter) et plus intelligemment (en en tirant les leçons).
Rien n'égare autant le scientifique qu'une vérité prématurée.
Le féminisme est une machine à fabriquer du même.
La garde-robe d'une femme ne devrait pas changer tous les six mois. Vous devriez pouvoir utiliser les pièces que vous possédez déjà et les ajouter. Parce qu'ils sont comme des classiques intemporels.
Anarchiste : Militant qui détruit toutes les richesses avant de les redistribuer.
Au cours de notre histoire, nous avons bâti des villes, des ponts, des églises. Beaucoup ont brûlé, ont étè detruits par les guerres, les révolutions, les fautes de l'homme. Chaque fois, à chaque fois nous les avons construit.
Si j'avais envie d'être tous les jours à la télévision, j'y serais.
Un écrivain [...] exprime toujours dans ses oeuvres quelque chose d'intemporel.
Nos enfant, on leur en met trop dans la tête et pas assez dans le corps. Mais ils souffrent, ils étouffent. Voyez comme ils déchirent leurs jeans, se font des piercings, des tatouages : leur corps ne s'exprime pas assez.
Créer, aussi, c'est donner une forme à son destin.
Pour les reparties, mieux vaut jamais que tard.
Pourquoi l'argent n'aurait-il pas d'odeur, lui qui peut tout avoir ?
L'Europe se rapproche de l'Amérique d'un centimètre par siècle. Pourtant le prix de la traversée reste le même.
Musique : une pompe à gonfler l'âme.
Il naviguait avec bonheur entre ces deux plaisirs, celui de frôler la tentation et celui de savoir que cela n'irait pas plus loin.
L'amitié des peuples vaut mieux que leur soumission.
Ainsi se profile la nouvelle Europe : en régression absolue par rapport à l'avant-guerre.
Timonières, comètes violette et rouge, timonières du bateau fantôme où guidez-vous votre cargaison de putains et de squelettes dont le superbe accouplement apporte aux régions que vous traversez le réconfort de l'amour éternel ?
On n'est digne de posséder les choses que si l'on est capable de les perdre.
Ça me choque en tout cas de vivre dans une société où la mélancolie, la tristesse sont des fautes, qu'on n'avoue pas aux autres, et peut-être même pas à soi-même.
Vieillir, pour moi, c'est une chance. Si je vieillis, c'est que j'aurai eu le temps de faire ce que je dois. Déjà, à trente-sept ans, j'ai la disposition d'esprit de considérer comme une chance chaque année qui passe.
Il n'y a pas plus d'armée sans officiers que sans soldats.
Il faut pardonner pour être pardonné, se sacrifier pour être sauvé.
Elles ne sont vraiment pas belles,Les personnes qui ont raison.
Le cancer ne respecte pas l'argent. Offre-lui des milliards, il ne reculera pas.
Sur l'avenue, je l'ai plus vuJ'ai cru que je l'avais perduMais je l'ai entendu sifflerEt c'était lui qui me cherchait.
Ce matin je sors de chez moiIl m'attendait, il était làIl sautillait sur le trottoirMon Dieu, qu'il était drôle à voirLe p'tit oiseau de toutes les couleursLe p'tit oiseau de toutes les couleurs.
D'un autre côté, tous les phénomènes d'un corps vivant sont dans une harmonie réciproque telle, qu'il paraît impossible de séparer une partie de l'organisme sans amener immédiatement un trouble dans tout l'ensemble.
Comme un astre dans ses branches,Sa candeur étreint les soirs,Dont elle est la rose blanche,Il faut l'aimer pour la voir.
Chère amie, ce matin le lac a votre peau, et la montagne votre chair. L'absence ajoute comme un poumon à nos tendresses. La cigogne ressemble, en repliant une aile, à votre bras lorsqu'il étouffe un peu d'azur...
Plus que tout au monde, j'ai cru aimer le musée du Trocadéro, les marais d'Aigues-Mortes, de Ravenne et de Venise, les paysages de Tolède et de Sparte; mais à toutes ces fameuses désolations, je préfère maintenant le modeste cimetière lorrain où, devant moi, s'étale une conscience profonde.
Mes lettres étaient tendres. J'étais conscient d'avoir besoin de toi pour trouver mon chemin ; de ne pouvoir aimer que toi.
Quand l'ennemi avance, nous nous retirons. Quand l'ennemi s'arrête et campe, nous le harcelons. Quand l'ennemi s'efforce d'éviter le combat, nous attaquons. Quand l'ennemi se retire, nous le poursuivons.
Que dire au criminel qu'on ne le peut haïr ?
Le meilleur moyen pour amener autrui à partager notre conviction n'est pas toujours de proclamer celle-ci.
À la mort de ma mère, j'avais totalement perdu confiance en moi. Je culpabilisais sans cesse. J'étais souvent repliée sur moi-même. J'avais tendance à vivre dans le regret, incapable de prendre des décisions de peur de me tromper.
On est pas en Bamboulie ici à ce que je sache !
Une nuit à Saint-Joseph, j'ai retrouvé le goût âcre d'un pain à la sardine et je me suis surpris à rire tout seul. Ne l'avais-je pas enfin déterré, le plus beau moment de ma vie?
Ecrire, et ne pas publier, est un état bien agréable.
Je n'ai pas de vérités, je n'ai que des convictions.
La raison est inutile avant l'événement et odieuse après.