Plus on va dans l'infime, plus on a de chances de trouver l'universel.
Plus de gens meurent ou tuent par amour-propre que par amour.
Or et argent, dont tous plaisirs procèdent, causent douleurs qui tous plaisirs excèdent.
Il y a des jours où, de la famille on en a jusque-là. Il y a des jours où l'on sait que c'est une drogue, l'affection : ça vous tient, ça vous coûte, ça ne vous comble jamais et pourtant, dès que ça manque, vous voilà tortillé.
Seuls les conservateurs ne rêvent pas.
Faute grave !
Il n'y a pas de honte à être compris du premier coup.
Qui peut n'être pas convaincu de son inutilité, quand il considère qu'il laisse en mourant un monde qui ne se sent pas de sa perte, et où tant de gens se trouvent pour le remplacer ?
On ne fait pas beaucoup de grandes choses par conseil.
On pardonne à un être sur quelques minutes, comme à un livre sur quelques phrases.
On a toujours plus de religion qu'on ne croit.
Elle avait tout, comme on dit. Comme les imbéciles disent.
Où est le noir ? Le vrai, le noir craquant, ferme, sec ?
Mais le succès, c'est comme la beauté, ça ne se discute pas : ça marche.
L'âge, qui raréfie, aiguise.
J'ai reçu des coups. Et j'en ai donnés aussi. On s'est battu à coups de poings, à coups de bâtons, à coups de barres de fer. Dans les réunions (gaullistes face aux communistes, ndlr), c'était comme ça. Aujourd'hui, la politique est devenue une plaisanterie. C'est de la rigolade !
Vous pensez que les révolutions se font avec de l'eau de rose ?
J'ai tendance à faire des choses dont j'ai beaucoup peur.
Combien de gens ne se brouillent que parce qu'ils ont des amis communs !
L'homme ne s'improvise pas.
Les femmes ne donnent à l'amitié que ce qu'elles empruntent à l'amour.
Les femmes n'ont de bon que ce qu'elles ont de meilleur.
Il y a des centaines d'hommes de lettres, mais cela ne fait pas nécessairement beaucoup d'écrivains.
Penser par clichés est quelquefois développé à un degré prodigieux et sans doute pathologique.
Au nord, les Espagnes sont sécheresse : fécondes, abondantes quand même, leur aridité étant faite de sensibilité contractée. Au midi, c'est un fleuve irrésistible de sensualités : mais qui craindrait de s'y souiller ? Il nous emporte dans le sens de la nature.
Une faute en amène une autre.
Je lis régulièrement des trucs aberrants sur nous, par exemple que Marion habite à Los Angeles... Les gens n'imaginent pas que l'on vit comme tout le monde, qu'on fait nos courses, qu'on cuisine, qu'on emmène notre fils à l'école.
Tout ce que je fais a un but.
Les théories ont causé plus d'expériences que les expériences n'ont causé de théories.
Je n'ai rien à faire, et c'est cela qui prend tout mon temps.
Un artiste, en créant un monde neuf, sauve à la fois lui-même et les autres.
Je suis capable d'émouvoir les gens parce que j'ai entre les mains ces chansons magnifiques, les mots qui touchent, c'est peut-être là qu'intervient le public...
Le poète n'a pas d'âge. Il naît.
L'abat-jour transparent de rose s'illumine.La vitre est noire sous l'averse monotone.Oh ! le doux "remember" en la chambre d'automne,Où des trumeaux défunts l'âme se dissémine.
Je pense que les émotions et les bonnes histoires peuvent traverser les époques.
Vous pouvez rêver librement quand vous écoutez de la musique aussi bien que lorsque vous regardez la peinture. Quand vous lisez un livre, vous êtes l'esclave de l'esprit de l'auteur.
Je n'ai pas l'impression d'égorger quelqu'un avec un feutre. Je ne mets pas de vies en danger. Quand les activistes ont besoin d'un prétexte pour justifier leur violence, ils le trouvent toujours
Aujourd'hui, les laïcs sont minoritaires au sein de l'intelligentsia.
Les Français, je trouve qu'ils ont peur, peur des étrangers. Avant, il y avait un quant à- soi. Même dans la France de Marcel Aymé, où il y avait pourtant plein de collabos.
Nous protestons contre l'injustice dès qu'elle passe la nôtre.
La fortune attise nos vices, l'infortune nos vertus.
Ce n'est ni l'amitié ni la bonté qui nous manquent, mais nous qui manquons à l'amitié et à la bonté.
Je suis pour les privilèges... Quand ils sont gagnés.
Les enfants flattent quelquefois les vieillards, mais ils ne les aiment jamais.
Depuis l'époque où il a cessé d'ordonner, mon père n'a plus jamais su me parler.
J'étais à terre avec des gens qui me tapaient à coups de batte de base-ball et, dès que je levais le bras pour donner une pichenette à celui qui me fracassait la tête, on me disait que je l'agressais !
Ce sont les événements qui vous renvoient à votre judéité.
Le lâche a moins d'affronts à dévorer que l'ambitieux.
L'homme s'appartient quand il ne se compare plus à aucun homme.
La première patrie, quand on est ici-bas, c'est la vie.