Etudiants, étudiantes, ne vous présentez plus au bac : prenez le Pont de Tancarville !
Inventer en toute chose, c'est vouloir mourir à petit feu ; copier, c'est vivre.
Il ne faut pas beaucoup d'esprit pour montrer ce qu'on sait ; mais il en faut infiniment pour enseigner ce qu'on ignore.
Un menteur est un homme qui ne sait pas tromper.
Etre le premier amant d'une femme ne signifie rien ; il faut être son dernier amant ; tout est là.
La femme : un être qui s'habille, babille et se déshabille.
Il n'y a que les passions et les grandes passions qui puissent élever l'âme aux grandes choses.
S'expliquer c'est mentir.
C'est un travers de notre démocratie de courir aveuglément aux réformes. On demande une réforme... et elle n'est pas plus tôt votée qu'on s'en détourne, qu'on court à une autre.
On ne peut tout de même pas tout leur prendre, aux pauvres.
Toute doctrine se présente nécessairement comme une affaire plus avantageuse que les autres. Elle dépend donc des autres.
Dans votre bouche comme dans celle de tout le monde, "il a tort" veut dire : "Il ne pense pas comme moi". "Il a raison" signifie : "Il est de mon avis".
Les écologistes ne s'intéressent pas qu'au cul des oiseaux et à la chlorophylle !
Les gens heureux n'ont pas de secrets.
La société a besoin de transgresseurs. Elle établit des lois pour qu'elles soient dépassées. Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes, c'est toute la société qui se retrouve "normale" et qui stagne.
Il y a vraiment des gens insupportables : ils ont tout pour être malheureux et ils ne le sont pas.
L'homme et la femme ne se rencontrent qu'une fois.
On ne devient pas un auteur dramatique, on l'est tout de suite ou jamais, comme on est blond ou brun, sans le vouloir.
Les lauriers se trouvent beaucoup mieux à leur place dans un civet de lièvre que sur la tête d'un glorieux.
La grande faiblesse des régimes de liberté, c'est que chacun y est libre de clamer qu'on ne l'est pas.
Le soldat français est le meilleur civil du monde.
Il est contre l'ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné.
Pour expliquer un brin de paille, il faut démonter tout l'univers.
Pour nous punir de notre paresse, il y a, outre nos insuccès, les succès des autres.
L'homme est naturellement bon ; il aime à faire payer les services qu'on lui rend.
N'importe quel comique vous dira combien il est difficile d'égayer le public.
Une cuisine est toujours nouvelle quand elle est bonne.
La prudence dans les entreprises, la fermeté dans l'exécution, et l'intrépidité dans les périls.
Tout est beau. Il faut parler d'un cochon comme d'une fleur.
Un franc succès, c'est-à-dire une chute qu'on n'a pas la franchise d'avouer.
On garde sans remords ce qu'on acquiert sans crimes.
La politique est une lime sourde et qui parvient lentement à sa fin.
Est-ce que vieillir consiste à développer une parodie de soi ?
Et qu'est-ce qu'un ami, sinon quelqu'un qui respecte vos nerfs ?
L'insecte humain ne se décourage jamais et recommence de grimper.
La vie est une pièce de théâtre dont seuls les spectateurs changent.
Le vulgaire n'a aucune idée de ce qu'il faut de sensibilité et d'intelligence pour jouir du parfum d'une rose ou du sourire d'une femme.
Et nous réclamons le droit d'une légèreté et d'une incompétence radicale, celui d'entrer dans le cabinet de l'analyste et de dire: ça sent mauvais chez vous.
Quand un homme jeune et vigoureux se bat contre un adversaire blessé et affaibli : vaincu, il double le triomphe de son antagoniste ; vainqueur, il est accusé de forfaiture et de facile audace.
Voilà où en est arrivée la bourgeoisie française, cinq ans après la défaite de Hitler ! Et c'est en cela précisément que réside son châtiment historique : d'être condamnée, y revenant comme par vice, à remâcher le vomi de Hitler.
L'homme est le seul animal dont l'action soit mal assurée, qui hésite et tâtonne, qui forme des projets avec l'espoir de réussir et la crainte d'échouer.
Pour moi, ce chemin vers la mort est lumineux, c'est une libération.
La raison n'est pas ce qui décide de l'amour.
Je veux voir l'unité. Je veux voir la paix. Je veux que les gens soient libres de parler, qu'ils soient éduqués.
La conscience des complexités suppose un esprit à la fois bienveillant et vigilant.
L'espérance c'est le premier risque, c'est le risque des risques.
Depuis l'invention de l'arme atomique, le monde vit dans l'équilibre de la terreur. Bon gré mal gré, il faut que chacun des partenaires s'y plie.
Adieu mémère, étouffée par ton glaire.
Nous aurons beau faire, nous ne connaîtrons jamais le repos, la douce immobilité des choses. Nous marcherons jusqu'au bout sur du sable mouvant.
La vie enseigne à faire semblant de n'être qu'un homme.