La politique est une lime sourde et qui parvient lentement à sa fin.
Les mathématiques sont l'outil spécialement adapté pour traiter des concepts abstraits de toute nature et il n'y a pas de limite à sa puissance dans ce domaine.
La politique est une affaire de politesse.
La plupart des disputes entre automobilistes viennent du fait que la moitié d'entre eux essaie de conduire assez vite pour épater leur petite amie, alors que l'autre moitié s'efforce de conduire assez lentement pour calmer leur femme.
La mort est une fin en soi.
L'adversité fait les hommes et la prospérité fait les monstres.
La tâche de l'homme politique est de tirer d'affaire au moins quelques individus.
Ce qu'il y a de bien avec la fin de la journée, c'est qu'on sait que demain, tout recommence.
L'anarchisme et l'anthropologie vont bien ensemble parce que les anthropologues savent qu'une société sans État est possible parce qu'il en existe tellement
L'angoisse, cette souffrance omniprésente, naît de la certitude inéluctable que notre fin à tous est proche.
(...) les ressorts profonds de cette crise sont dans la relation qu'entretient l'élite au pouvoir avec le peuple et la nation. Le peuple français a des réserves immenses de patriotisme, et sait intuitivement que la nation est le cadre indépassable [...] â–º Lire la suite
La prospérité est insatiable chez tous les mortels.
La gauche (n'était) pas exempte de critiques particulières. Elle a pu croire à un moment, il y a longtemps, que la politique se faisait contre les entreprises, ou au moins sans elle. (...) Que la France pourrait aller mieux, en travaillant moins. C'était des fausses idées.
Les grandes idées ont besoin de silence, de douceur, elles ont besoin qu'on les mette en confiance : il y a un côté réfugié politique dans une bonne idée de roman.
La politique me fait l'effet d'un immense cabestan auquel sont attelés un grand nombre d'hommes pour soutenir une mouche.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
Il n'y a pas une idée qui ne passe par la politique ; bien heureux si elle ne s'y arrête pas.
La fin du monde n'est pas encore pour demain.
Le jeu politique ressemble à ces salades qui finissent mal le marché, en été. Elles sont fanées, rejetées. Où est la fraîcheur ? J'appellerai cela la parabole de la laitue.
La politique est plus dangereuse que la guerre... A la guerre, vous ne pouvez être tué qu'une seule fois. En politique, plusieurs fois.
La stratégie consiste à continuer à tirer pour faire croire à l'ennemi qu'on a encore des munitions.
La politique traite de ce qu'il y a de plus complexe et de plus précieux : la vie, le destin, la liberté des individus, des collectivités, et désormais de l'humanité.
Il ne suffit pas de dire : " Untel est arrivé ". Il faut encore voir dans quel état !
S'il y a quelque chose de dégoûtant dans l'industrie du film, c'est la prospérité de mes pairs.
Qu'est-ce que la démocratie sinon une invention mathématique ? C'est la politique par le calcul de la majorité.
Le plus important à mes yeux, c'est que la politique doit s'adapter à la société, et non l'inverse.
L'espoir... l'espoir face à la difficulté... l'espoir dans un contexte d'incertitude... l'audace de l'espoir! En fin de compte, il est le plus grand don de Dieu. Cette croyance dans les choses ne se voit pas. Cette croyance en des jours meilleurs.
Une limite ne se touche pas.
Un poète ne vit guère que de sensations, aspire aux idées et, en fin de compte, n'exprime que des sentiments.
L'affirmation de la vie ne va pas sans la pensée de la mort, sans l'attention la plus vigilante, responsable, voire assiégée, obsédée de cette fin qui n'arrive pas à arriver.
On notera qu'en politique comme ailleurs, on ne dit "la confiance règne" que si elle ne règne pas.