La consigne d'euphorie permanente et universelle me paraît terrifiante.
Il faudra bien reconnaître un jour que l'adultère consolide plus de ménages qu'il n'en détruit.
Le mariage est un enfer s'il y a une chambre commune ; chambres distinctes, il n'est plus que le purgatoire ; sans cohabitation (en se rencontrant deux fois par semaine), il serait peut-être le paradis.
Les Français sont les gastronomes de l'amour. Les Anglais les exécutants.
L'ignorance fait tout le plaisir et toute la fraîcheur des premières sensations.
Il faut savoir supporter les injustices jusqu'au moment où on peut en commettre soi-même.
La chance est la forme laïque du miracle.
Toutes les idées des arts ont leurs modèles dans la production de la nature : Dieu a créé et l'homme imite.
Quand je ne vis plus les hommes, je cessai de les mépriser ; quand je ne vis plus les méchants, je cessai de les haïr.
Quand nous sommes las d'aimer, nous sommes bien aises que l'on devienne infidèle, pour nous dégager de notre fidélité.
Pour se plaire il faut se ressembler beaucoup afin de s'entendre, et différer un peu afin d'avoir à se comprendre.
Les philosophes sont plus anatomistes que médecins : ils dissèquent et ne guérissent pas.
Les passions font moins de mal que l'ennui, car les passions tendent toujours à diminuer, tandis que l'ennui tend toujours à s'accroître.
Quelle rage a-t-on d'apprendre ce qu'on craint toujours de savoir !
L'amour ! Alors on aime un appareil respiratoire, un tube digestif, des intestins, des organes d'évacuation, un nez qu'on mouche, une bouche qui mange, une odeur corporelle ? Si on pensait à cela, comme on serait moins fou !
Les hommes ne sont pas des esclaves, ce n'est pas vrai, ils se flattent ; ce sont des domestiques volontaires qui aiment à changer de place et de maître.
Les cimetières sont pleins de gens arrivés.
Le naturel est ennuyeux.
Faut-il se contenter du monde comme il est et de l'Histoire comme elle vient ?
Condamnés sont les films dont les lenteurs et les silences se confondent avec les lenteurs et les silences de la salle.
Il est malaisé d'imaginer à quel point, d'ordinaire, un savant se désintéresse de l'oeuvre d'un autre savant si celui-ci n'est pas un maître qui le protège ou un élève qui l'honore.
Ce que les séducteurs apprennent sur le tard, c'est qu'ils ont toujours été séduits, c'est que toutes les femmes qu'ils ont eues, c'était des femmes qui voulaient les avoir.
On ne peut ruiner que celui qui fut riche Et l'on ne peut tromper que celui qu'on aima...
Faites donc l'âne pour avoir du son !
La pire de toutes les mésalliances est celle du coeur.
Il ne faut pas sournoisement respecter les morts. Il faut traiter leurs images en amies et aimer tous les souvenirs qui nous viennent d'eux. Il faut les aimer pour eux-mêmes et pour nous, dût-on déplaire aux autres.
Les femmes n'aiment ni les hommes ni les femmes mais les bébés.
L'écologie ce n'est pas ennuyeux, ce n'est pas une punition.
La Femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
L'usage seulement fait la possession.
Sans enfant, pas de bonheur féminin.
L'avenir ne s'éclaire que dans la mesure où le présent demande au passé ses leçons éprouvées.
On ne peut pas servir l'humanité aux dépens de la France.
Et la chambre drapée en tulle vaporeux,Rose de la lueur des veilleuses voilées,Où ne sonnent jamais les heures désolées !Parfums persuadeurs qui montent du lit creux !
Moi je n'étais rienEt voilà qu'aujourd'huiJe suis le gardienDu sommeil de ses nuitsJe l'aime à mourirVous pouvez détruireTout ce qu'il vous plairaElle n'a qu'à ouvrirL'espace de ses brasPour tout reconstruirePour tout reconstruireJe l'aime à mourir.
Mais Amour, enfermé dans le coeur, l'exhorte et l'invite à monter tout de suite dans la charrette. Amour le veut, alors il y saute, car peu lui importe la honte, puisque c'est l'ordre et la volonté d'Amour.
Vous êtes fous, c'est pas moi, je n'ai pas volé l'orangeJ'ai trop peur des voleurs, j'ai pas pris l'orange du marchand.
Les méduses du matin font des grains de beauté aux vagues.
Le scepticisme est une vertu aussi bien en histoire qu'en philosophie.
Un homme n'est pas vieux tant qu'il cherche quelque chose.
Ce que les joueurs regrettent par-dessus tout, d'ordinaire, c'est moins la perte de leur argent que celle de leurs folles espérances.
Je n'ai jamais simulé ni surjoué mon attachement aux régions, à ceux qui y vivent et y travaillent. Ceux qui m'écoutent savent que je suis profondément attaché à la nature, aux racines, au terroir, aux traditions, étant moi-même Picard et fier de l'être.
On ne peut offrir quelque chose qui ne nous appartient pas...
Chacun d'entre nous est acteur de la lutte contre le COVID-19. Si nous ne voulons pas de deuxième vague, ça dépend de nous : nous protéger, nous tester.
J'incarne une troisième voie. Je porte une voie centrale, moins idéologique et plus pragmatique qui a vocation à rassembler largement sur un projet.
Quand j'ai fini d'écrire un film, je suis content de m'exercer dans une autre discipline, de prendre un ticket pour un autre voyage.
Faut survivre aux tentations, la vie ici n'a pas sens, mes liens les plus forts ne sont pas que liés par le sang.
Ils écoutent le JT mais n'veulent pas croire à la magie.
Quand à nous, on préfère pleurer sur tous les génocides qu'on finance : Multi-nationale à la traque des soldes.
Je recycle. J'ai une maison dans le sud de la France et j'ai un petit jardin. Je m'appelle Dujardin - «du jardin». Je cultive des carottes, des poivrons, des fraises, des haricots verts et des choses pour les salades, mais il y a beaucoup de sangliers partout et ils volent la nourriture.