Il suffit d'aimer pour être amoureux ; il faut témoigner qu'on aime pour être, amant.
Le bouddhisme est un pansement pour l'âme.
L'exilé, ce n'est pas celui qui part, puisque celui qui part va toujours découvrir un autre monde qu'il ne connaît pas et qui pourrait apporter un certain excitant à sa vie ; l'exilé, c'est celui qui reste.
Trois pensées trois coquelicots trois soucisTrois soucis trois roses trois oeilletsLes trois roses pour mon amieLes trois oeillets pour mon amiLes trois coquelicots pour la petite fille si tristeLes trois pensées pour mon amiLes trois soucis pour moi.
En France, tout le monde est un peu de Tarascon.
Tu l'auras toujours ta belle gueuleTu l'auras ta superbeÀ défaut d'éloquence.
Je n'aime pas mêler des vers au milieu de la prose, parce que cela me fait l'effet de raccommoder un torchon avec de la toile d'or.
Je pense à MarieJe pense à MarieAux yeux de MarieAux mains de MarieAu corps de MarieAu coeur de MarieJe pense à Marie-Louise.
Délos est une île magique où se croisent des étincellements ; elle devient peu à peu miroir ; miroir de quoi ? Peu importe ; les miroirs ont une beauté surnaturelle ; ils ne connaissent pas ce qu'ils reflètent et ils ne reflètent pas toujours ce qu'ils voient.
Il faut accepter d'être fini: d'être ici et nulle part ailleurs, de faire ça et pas autre chose, maintenant et non jamais ou toujours; ici seulement, ça seulement, maintenant seulement... d'avoir cette vie seulement.
En somme, refusant le mal, le colonisateur de bonne volonté ne peut jamais atteindre au bien, car le seul choix qui lui soit permis n'est pas entre le bien et le mal, il est entre le mal et le malaise.
Heureusement que la vie est longue et qu'il y a plusieurs tours dans une partie de cartes.
Au reste, la reconnaissance n'est pas un sentiment d'une complète pureté: reconnaître ce que l'on doit à autrui, c'est aussi avouer sa propre insuffisance. Il faut beaucoup de force et d'orgueil, ou de placidité, pour supporter ses propres dettes sans inquiétude ni ressentiment.
Et, dans l'âme que gonfle un immense soupirLaisser, en s'en allant, comme le souvenirD'un grand cygne de neige aux longues, longues plumes.
Certains attendent le Messie, mais ils ignorent que le Messie n'est pas un homme, mais un peuple. La vérité est dispersée dans beaucoup d'hommes, il faut la chercher parmi tous.
En Italie, les milanais sont bien organisés mais suivent le goût bourgeois. Ils adhèrent à certains codes de l'élégance, mais pas à l'individualisme.
L'oisiveté n'est vice que chez les pauvres.
Le divin est peut-être cette qualité de l'homme qui lui permet de supporter le manque de Dieu.
On ne va pas me forcer à chanter La Marseillaise.
Je suis fort chez les gens qui sont à la limite du vote.
Le moyen le plus efficace d'attaquer le vice est de l'exposer au ridicule public. Les gens peuvent supporter les reproches mais ils ne supportent pas qu'on se moque de eux : ils sont prêts à être méchants mais ils n'aiment pas paraître ridicules.
L'anglais ne devrait plus être une langue étrangère en France.
Ce que les orateurs manquent de profondeur, ils le compensent en longueur.
Si cette pression énorme n'existait pas, je n'aurais pas été élu. Cela aurait été l'un des candidats habituels.
Karl était extrêmement créatif et prolixe. Il n'a jamais voulu s'endormir sur ses lauriers. Il était devenu une encyclopédie de l'histoire de la mode et du costume.
Aujourd'hui, entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, c'est le contraire de ce qui se passait il y a trois ans.
Zorro incarne des valeurs essentielles que j'essaie de transmettre à mon petit Louis.
Les mots n'ont rien de véritablement étranger, mais les images qu'ils suscitent ne débouchent que sur des sensations de meurtre inaccompli, de cruauté diffuse et de malaise. On ne saisit pas l'intention de celui qui parle et on ne comprend même pas qui prend la parole.
Je ne peux pas supporter le Marquis de Sade. Je hais ses écrits. Pour autant, je détesterais qu'on le censure
J'ai le goût des autres.
Beaucoup de chrétiens ne mesurent pas l'extravagance de ce en quoi ils croient.
J'ai eu des regards avec une nana, à mon avis y'a une ouverture.
Ne méprisons pas les gens qui brillent, ils permettent d'apercevoir ceux qui sont éteints.
Tous les bons mots qui naissent m'étaient prêtés. Alors, à la fin, je les ai pris et ne les ai pas rendus.
Le monde progresse grâce aux choses impossibles qui ont été réalisées.
Convaincu du néant de tout, il reste délicieux de s'attendrir sur la fragilité des roses.
Nous sommes dans un siècle où l'obscurité protège mieux que la loi, et rassure plus que l'innocence.
Le plus simple écolier sait maintenant des vérités pour lesquelles Archimède eût sacrifié sa vie.
Qu'est-ce que Dieu, sinon celui qui nous fait poser la question ?
Le berceau est moins profond que la tombe.
Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants.
Le bonheur n'est que dans ce qui agite, et il n'y a que le crime qui agite : la vertu, qui n'est qu'un état d'inaction et de repos, ne peut jamais conduire au bonheur.
La faiblesse qui conserve vaut mieux que la force qui détruit.
Les seules révolutions qui réussissent sont celles qui parviennent à conserver quelque chose.
Le style, c'est l'oubli de tous les styles.
On ne travaille pas un rôle, on est travaillé par lui.
Spécouler : Faire en bourse quelques opérations désastreuses.
C'est sûr que les pourris gâtés dans notre métier sont nombreux.
Nous avons parlé des mêmes choses qu'à 10 ans 15 ans et 20 ans, c'est à dire nous nous moquions de nous même.
La main, c'est bien. Ça n'engage pas trop celui qui la donne et ça apaise beaucoup celui qui la reçoit...