Mèche : petit morceau de coton qui sert à faire des trous, que certains portent sur le front et dont la vente est interdite.
Un homme pur doit être libre et suspect.
Les jeunes c'est toujours si pressés d'aller faire l'amour.
Le suicide réussi est le seul péché mortel dont on ne puisse pas se confesser.
Ce monde est un grand banquet où la nature convie tous les êtres vivants, à condition que les convives se mangent les uns les autres.
Le but n'est pas toujours placé pour être atteint, mais pour servir de point de mire.
On se demande, en voyant certains livres : qui peut les lire ? - En voyant certaines gens : que peuvent-ils lire ? - Puis ça finit par s'accrocher.
La fausse modestie, c'est mieux que pas de modestie du tout.
En littérature comme en amour, nous sommes toujours étonnés de ce que choisissent les autres.
Moi l'épouser ! Je t'assure que non ; c'est bien assez qu'il m'épouse.
Apprendre à mourir ! Et pourquoi donc ? On y réussit très bien la première fois !
Nous querellons les malheureux pour nous dispenser de les plaindre.
Les lettres anonymes ont le grand avantage qu'on n'est pas forcé d'y répondre.
Le vrai moyen d'être trompé, c'est de se croire plus fin que les autres.
On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.
Les vrais livres sont rares.
Qui dit conservateur dit surtout conservateur de soi-même.
Une foi est coutume.
C'est avec les roseaux pensants qu'on fait les chaînes qu'on abat.
L'amour est comme les maladies épidémiques. Plus on les craint, plus on y est exposé.
Il n'y a qu'aux riches qu'on se donne la peine de plaire.
On parle moins des crimes commis pour l'humanité.
L'individu -ou ce qu'on appelle ainsi- se réduit facilement à quelques traits significatifs : l'angle d'un nez, la courbure d'un corps, la sonorité ou le rythme d'une voix.
Méfions-nous de l'humanisme spectacle.
C'est sûr que les pourris gâtés dans notre métier sont nombreux.
Nous avons parlé des mêmes choses qu'à 10 ans 15 ans et 20 ans, c'est à dire nous nous moquions de nous même.
En un sens le pouvoir de normalisation contraint à l'homogénéité ; mais il individualise en permettant de mesurer des écarts, de déterminer les niveaux, de fixer les spécialités et de rendre les différences utiles en les ajustant les unes aux autres.
Je te consacre Mireille, c'est mon coeur et mon âme ;C'est la fleur de mes années,C'est un raison de Crau qu'avec toutes ses feuillesT'offre un paysan.
Acclamez ou dénoncez, Soyez conquis ou soyez indignés, mais jamais neutres, indifférents, passifs, résignés. Faites quelque chose de votre vie.
Car la beauté de Melle Laroque est de celles qui appellent la pure contemplation de l'artiste plutôt qu'un sentiment d'une nature plus humaine et plus tendre.
Dans ce monde qui se voudrait cynique à force de réalisme, un des moteurs principaux de la politique est l'irrationnel désir de ne pas perdre la face.
On peut toujours assembler des mots. La difficulté commence quand il s'agit de faire marcher ensemble les choses représentées par ces mots.
Voilà qu'il bat pour le combat et la bataille !
On voit de mauvais généraux gagner des batailles; la chance y a autant et plus de part que le talent. On ne voit jamais de mauvais artistes faire de beaux ouvrages.
Le roman prend corps pour ensuite se vêtir. Prenant âme; la poésie demeure nue.
On ne peut écrire qu'un livre ou plusieurs fois le même livre. C'est pourquoi tous les beaux livres se ressemblent. Ils sont tous autobiographiques.
Je m'en vais dimanche à OrlySur l'aéroport, on voit s'envolerDes avions pour tous les pays.
Je veux que tu contemples mon désir dans les gestes de ton abandon.
Le charme : cette part de romanesque qu'une personne propage autour d'elle et qui la rend à nulle autre pareille.
Et ce soir-là, je ne sais,Ma douce, à quoi tu pensais,Toute triste,Et voilée en ta pâleur,Au bord de l'étang couleurD'améthyste.
Le Temps ne coule plus, il jaillit...
Sans le gouvernement, nous n'aurions pas de quoi rire en France.
Un homme sans noblesse ne peut avoir de bonté ; il ne peut avoir que la bonne nature.
Quand on commence et que tout marche, on a l'impression d'être invincible. Je ne mesurais pas la fragilité de l'acteur.
La tâche de la morale, c'est de subordonner la répression à la réalisation et non la réalisation à la répression.
Ce que les orateurs manquent de profondeur, ils le compensent en longueur.
Les forces du monde ancien sont toujours là, bien présentes, et toujours engagées dans la bataille pour faire échouer la France.
Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.
Je pense qu'il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans.
Je me sens comme le chat quand on le met dans le micro-ondes.