Hans comprenait d'autant mieux la bavarois que le sergent faisait de grands moulinets avec son sabre.
L'existence elle-même, comme par l'effet d'une intentionnalité, est animée d'un sens, du sens ontologique primordial du néant. Il ne dérive pas de ce qu'on peut savoir sur la destinée de l'homme, ou sur ses causes, ou sur ses fins; l'existence [...] ► Lire la suite
Les gens n'aiment pas la beauté parce qu'elle ne s'adapte pas à leur vilaine petite âme.
On ne «flirte » pas à l'Opéra; on crie très fort des mots incompréhensibles ; si l'on y échange des serments, c'est avec l'assentiment des trombones : logiquement, les nuances changeantes d'un sentiment doivent s'y perdre parmi tant de clameur obligée.
Le pire de tous les chemins, c'est pour ceux qui n'ont pas été aimés, mais seulement éduqués.
D'elle tu as voulu être amoureux ;Et puis te plains que tu es douloureux !Sais-tu pas bien qu'amour a de coutumeD'entremêler ses plaisirs d'amertume ?Refus, oubli, jalousie, et langueur,Suivent amours.
Désirée, oh, DésiréeT'as le corps en blue-jeans et les rêves en juponEt les rêves en juponDésiréeTu portes bien ton nom.
Selon que votre idée est plus ou moins obscure,L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Ce que je goûte dans un récit, ce n'est donc pas directement son contenu ni même sa structure, mais plutôt les éraflures que j'impose à sa belle enveloppe.
Tes yeux ne me voyaient point ;Ils étaient enfuis loin, loinDe la terre ;Et je sentais, malgré toi,Que tu marchais près de moi,Solitaire.
Renoncer aux apparences et vaincre son nom sont la seule victoire à laquelle nous puissions prétendre.
Que la nature est affreuse et la vie désolante quand je les regarde à travers le prisme jaunâtre de ma lucidité.
Nous sommes tous des africains d'origine, nés il y a trois millions d'années, et cela devrait nous inciter à la fraternité.
La poudre n'est plus qu'hier, et la guerre est aussi vieille que le genre humain, malheureusement.
Lorsque tu me parles je t'écoute comme si, c'était les derniers mots que tu prononçais.
Je me suis donné un objectif, être le deuxième président de Corrèze et enfin le successeur de François Mitterrand.
La France, mes chers compatriotes, je l'aime passionnément. J'ai mis tout mon coeur, toute mon énergie, toute ma force, à son service, à votre service. Servir la France, servir la paix, c'est l'engagement de toute ma vie.
Au niveau santé, je n'ai toujours pas eu d'ennui. J'ai juste des brisures et ce n'est pas fini.
Deux idées fixes ne peuvent pas plus exister ensemble dans le monde moral que deux corps peuvent occuper une et même place dans le monde physique.
J'ai fait "Santa & Cie" pour qu'il soit accessible aux plus petits.
Au lieu de financer les bons films, les technocrates de la télé ne jurent que par Mimie Mathy, notre grande artiste populaire. Vous avez déjà regardé Joséphine, ange gardien? Je m'en suis tapé un en entier. C'est pas possible, elle assassine nos contemporains.
Les Québécois ont avec la France, une relation compliquée. Je l'ai trouvée bien résumée dans un titre du quotidien "Le Devoir" : "l'amère patrie".
L'amour conjugal se conserve avec un grain de haine.
Un match est un accès de confiance.
Il ne faut pas se regarder trop en face, entre époux, si l'on veut éviter des découvertes.
Faire l'amour c'est encore ce qu'on a trouvé de mieux jusqu'à aujourd'hui, pour lutter contre l'insémination artificielle.
Qui veut tout retenir laisse tout échapper.
La femme nous pardonne rarement d'être jaloux ; jamais de ne l'être pas.
Quand on aime, on aime toujours trop.
Toutes les grandes choses de l'humanité ont été accomplies au nom de principes absolus.
On risque autant à croire trop qu'à croire trop peu.
La femme, ça a toujours un coin, où en appuyant, ça pleure.
Dieu, le dépotoir de tous les concepts mal définis.
Les partis ne posent de questions qu'au gouvernement. A eux-mêmes, jamais.
On est assuré de réussir lorsqu'on a trop d'impudeur pour le talent qu'on a.
Mariage de jadis... L'amour venait sur l'oreiller.
C'est à l'homme de réparer, lorsque ses moyens le lui permettent, les petites injustices du bon Dieu.
Je rêve de musées comme des librairies où l'entrée serait libre, où l'on pourrait venir à n'importe quelle heure regarder une seule oeuvre, sans file d'attente, sans passe, sans flèches, et se dire « je reviendrai demain ».
Ma mère, elle, ne crie jamais. Elle n'élève jamais le ton, mais si on la connait bien, on peut facilement entendre ses hurlements. Elle a simplement converti les cris en sarcasmes. Cela fait moins de bruit, mais plus de mal.
Non, je ne peux plus les voir dormir.Le sommeil écrasant qui les emporte ressemble trop à l'autre sommeil. Ces visages détendus ou crispés, ces faces couleur de terre, j'ai vu les pareils, autour des tranchés, et les corps ont la même pose, qui dorment éternellement dans les champs nus.
Au point de vue du beau, la femme donne tout... Quant à l'esthétique mâle, n'en parlons pas !... Homme, va te cacher !
Par nos yeux,Par notre seule bouche,Par nos deux mains,Et par l'unique coeur.
Le compositeur de musique est devenu, par suite de la difficulté des temps, un être singulièrement compliqué, une sorte de diplomate au petit pied ; il dissimule sans cesse, il feint de feindre, comme s'il jouait les Fausses Confidences de [...] ► Lire la suite
Je voulais tout voir et je n'ai rien vu,ou si peu, jusqu'au jour où je vous ai imaginée. C'était au théâtre,territoire pour lequel j'ai une tendresse particulière, ce fut par hasard.
Pour me comprendreIl aurait fallu au moins ce soirPouvoir surprendreLe chemin d'un de mes regardsTriste mais tendrePerdu dans le hasard.
Une parole, avant de se couvrir de mots, doit séjourner, en mammifère douloureux, au fond d'un ventre : elle en acquiert le droit d'avoir un sens, d'avoir un son, d'avoir un sang.
Adorable est la trace futile d'une fatigue, qui est la fatigue du langage.
J'en croquais sévère pour cette môme.Le coup de foudre, un truc dans ce goût-là !Les ouvrages de sexologie l'expliquent par les perceptions olfactives inconscientes.
Le regard a toujours du mal à se débarrasser du nom pour ne considérer que la chose dans sa nudité première.
Il n'y a pas de place dans la tête d'un fanatique où la raison peut entrer.