Soyez aussi aimable, aussi honnête qu'il est possible, aimez la femme la plus parfaite qui se puisse imaginer ; vous n'en serez pas moins dans le cas de lui pardonner ou votre prédécesseur ou votre successeur.
Quitte ton mari et viens avec moi, ou je meurs.
Approcher Autrui, c'est encore poursuivre ce qui déjà est présent, chercher encore ce que l'on a trouvé, ne pas pouvoir être quitte envers le prochain. Comme caresser. La caresse est l'unité de l'approche et de la proximité.
D'habitude, ce sont les filles qui séparent les bons amis. Un mec rencontre une coquine et elle met le zem. En désespoir de cause, le mec préfère demander une pause à son pote. Il dépose les armes. La meuf a gagné. Une amitié s'éteint.
La véritable nuit est dans le coeur des fleurs, des grandes fleurs noires qui ne s'ouvrent jamais.
Le pourboire est un facultatif catégorique ; on a le droit de ne pas donner de pourboire ; on n'en a pas la liberté.
A te vivre, je déborde de silence et de sel.
Si ça ne tenait qu'à moi, je vous pisserais au cul à tous.
La bureaucratie ne se contente pas de se substituer au pouvoir politique placé au-dessus d'elle. Elle tend à se substituer aux administrés situés au-dessous d'elle. Elle offre des moyens illimités à l'intolérante passion du bien commun qui anime les meilleurs de ses hommes.
Ne faisons pas du bonheur une obsession : vivons et il viendra. Mais pour cela, sachons ouvrir nos yeux à ces bonheurs qui s'ignorent et que nous ignorons.
Ma mère ne m'aimait pas, je n'ai pas eu de soeur. Grâce à vous, une robe a passé dans ma vie.
Plaisanter devant le danger est la politesse suprême, un refus délicat de se poser en héros tragique.
J'ai toujours détesté les politiques, car je déteste que l'on s'occupe de moi. Je respecte certains gestes. Mais on nous prend pour des enfants
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres.
Si je n'avais pas été acteur, je serais sûrement mort aujourd'hui.
Nous ne sommes en rien des objets soumis à quelque destin, mais des passagers conscients et mortels, agissant sur cette planète. Nous sommes des dépositaires et passeurs d'expériences, de savoirs, échangeant en projections leurs questionnements, leurs ambitions, leurs idées, rêves et idéaux, leurs luttes et combats pour avancer en résonances, par nos unicités partagées.
On soigne un corps qui abrite une âme. Quand celle-ci est torturée par des pensées, comment le corps peut-il être pansé ?
Je suis humaine, j'ai des forces et des faiblesses, ma force c'est d'abord ma conviction, mon authenticité.
La France est un pays fort et riche.
Je détruis tout c'que j'crée, rarement j'me laisse guider. La course contre le temps inspire à abandonner l'envie d'respirer.
Contrairement à ce que disent les gens, ma femme ne m'a jamais détourné de la présidence. Elle m'a dit d'y réfléchir et de faire ce que je voulais.
Les médias sont ainsi. Il suffit de dire que vous avez «moins le temps» de lire pour que l'on dise que vous ne lisez pas
Je suis au présent, pour moi et pour les autres.
Je ne vis pas avec l'angoisse de me dire que, si tout s'arrête, je suis perdu.
L'une des plus curieuses spécialités de l'homme est de donner un pouvoir de torture à l'absence.
L'indifférence n'est pas une fatigue de l'âge. C'est la cessation des choix.
Rien ne vient à nous que falsifié et altéré par nos sens.
Il y a des journalistes qui ont appris leur métier à l'école hôtelière. Ils posent les questions comme on passe les plats.
La France est le seul pays du monde où, si vous ajoutez dix citoyens à dix autres, vous ne faites pas une addition, mais vingt divisions.
Quand les autos penseront, les Rolls-Royce seront plus angoissées que les taxis.
Aussi grand que soit un trou, il y a toujours quelque chose autour.
La vraie force du style est dans le sentiment.
Le papier et la femme sont deux choses blanches qui souffrent tout.
Il faut à une vie, une religion laïque ou mystique, une grande idée, une foi, même si cette foi est faite d'un universel doute... ou bien, il faut être tout à fait un imbécile et les imbéciles sont très malheureux.
On nous inflige Des désirs qui nous affligent.
Un roman doit toujours contenir un secret.
Quand on est jeune, c'est pour toujours.
Un homme âgé n'est plus en devenir social, il est en devenir de vieillissement et de mort, en devenir humain. Il n'a plus à en être, il est au coeur de l'être pur.
Les civilisations se succèdent, elles naissent, elles s'effacent et laissent place à d'autres : mais elles ne meurent jamais tout à fait.
Ah ! l'amour l'amour l'amour Quand ça vous prend Faudrait partir en courant.
Que ce soit dans le vocabulaire de la parenté, dans l'alliance, et dans quelque domaine du social, les catégories du masculin et du féminin n'ont pas le même poids, la même importance.
L'histoire est condamnée, par un vice de nature, au mensonge.
Un mauvais style, c'est une pensée imparfaite.
Bouderie : une grève de gamins.
L'égoïsme intellectuel est peut-être l'héroïsme de la pensée.
Ceux qui bénéficient du système le déplorent moins que ceux qui en pâtissent.
Il faut faire d'abord volontairement, avec plaisir, ce qu'on fait. Le résultat importe peu. On ne le prévoit pas, et on l'apprécie mal. Mais l'auteur s'est satisfait lui-même : c'est toujours ça.
Il est très rare que les gens qui font tant d'affaires aient de l'argent. S'ils en avaient, ils seraient plus méfiants.
Une femme de caractère trouve toujours moyen de se débarrasser d'un mari jaloux.
Les papillons de nuit ne voient jamais le soleil, c'est dommage, je suis sûr que ça leur plairait.