Ce qui fait que les amants et les maîtresses ne s'ennuient point d'être ensemble, c'est qu'ils parlent toujours d'eux-mêmes.
Il y a dans quelques hommes une certaine médiocrité d'esprit qui contribue à les rendre sages.
La mère rit de son arrondissement.
C'est encore un peu mentir que de dire même des choses vraies quand on ne les pense pas.
Les cimetières sont les boîtes de nuit du néant.
Dans l'existence, il est important de se préparer des motifs d'échec, ainsi les réussites n'en sont que plus brillantes.
Au frontispice de tous les théâtres, il faudrait écrire : ici n'entre pas l'homme de lettres.
Il y a trop d'eau, trop de froid et pas assez de pétrole dans les pays froids et pas assez d'eau, trop de chaleur et plein de pétrole dans les pays chauds. A part ça, Dieu n'est pas alcoolique.
Le ciel peut seul faire les dévots ; les princes font les hypocrites.
La fidélité à ses convictions est nécessaire à la démocratie.
Peut-on haïr sans cesse ? Et punit-on toujours ?
Comment vont vos parents ? Toujours au même cimetière ?
Nous n'avons point d'Etat. Nous avons des administrations.
Une loi mauvaise, on la change !
Une école doit être l'asile de l'égalité c'est-à-dire de la justice.
Il faut chercher la discipline dans la liberté et non dans les formules d'une philosophie devenue caduque et bonne pour les faibles.
Il y a une chose que les coups de fusil et de baïonnette sont impuissants à détruire : c'est l'esprit de l'âme, car il est plus fort et résiste à toutes les épreuves.
Rrose Sélavy demande si les Fleurs du Mal ont modifié les moeurs du phalle : qu'en pense Omphale ?
Le pourboire est un facultatif catégorique ; on a le droit de ne pas donner de pourboire ; on n'en a pas la liberté.
La guerre et la maladie, ces deux infinis du cauchemar.
Luly a été un véritable fléau pour l'école française ; après avoir supplanté Perrin et Cambert qui durent s'exiler en Angleterre, il a régné sans partage pendant sa longue carrière, ne laissant de place à personne auprès de lui, et [...] ► Lire la suite
Elle n'avait plus l'insouciance de la jeunesse qui digère toutes les tragédies parce qu'elle a le temps pour elle.
L'accumulation de possessions ne garantit en rien la joie de vivre.
Profiter et donner du plaisir, sans se blesser ni blesser les autres ; c'est la vraie morale.
Presque tous les hommes meurent de leurs médicaments, pas de leurs maladies.
Je tiens au droit de chacun d'avoir une psyché sur laquelle aucun collectif n'agit.
La politique révolutionnaire est la forme laïque et progressive de la religion, puisqu'elle veut relier les hommes entre eux.
Quand on vend du matériel, c'est pour que les clients s'en servent.
Quand je suis sur scène, je suis sûrement très, très, très moche. Heureusement que je ne me vois pas, sinon je me ferais peur.
Pendant des semaines, on nous avait dit : travailler plus pour gagner plus, et aujourd'hui, cela va être : travailler plus pour payer plus.
Sans moustache, j'ai l'air de ce que je suis, une vraie saloperie, un faux-derche sans lèvres.
La création apparaîtra bientôt comme une activité socialement nécessaire, un travail utile et non plus un loisir.
C'est ce qui divise les hommes qui multiplie leurs différends.
Ni l'intelligence ni le jugement ne sont créateurs.
Ma mémoire est fantasque - et parfois il m'arrive de parler très fort à l'oreille d'un myope.
Il y a beaucoup de mystère dans le choix de ce qui nous paraît digne d'être noté.
L'âme se raffine à mesure qu'elle se gâte.
Le commencement et le déclin de l'amour se font sentir par l'embarras où l'on est de se trouver seuls.
Il faut observer que chez les anciens, on avait de la religion sans avoir le clergé, et que c'est le contraire chez les peuples modernes.
On passe la moitié de sa vie à retenir sans comprendre, et l'autre moitié à comprendre sans retenir.
Tout critique de profession, homme médiocre par nature.
La mythologie est un dictionnaire d'hiéroglyphes vivants.
Les hommes ne vous trouvent sages que lorsqu'on partage ou qu'on approuve leur folie.
Avant pour les gosses les grands étaient des mythes, Regarde, maintenant c'est les parents qui flippent, Les temps changent.
Les pensées sont des flowers qu'il faut arroser.
Si nous n'avions pas tant de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer chez les autres.
L'écrivain souhaite des lecteurs qui lui ressemblent et lui soient tout juste inférieurs : à son image, mais plus naïfs.
L'art étant devenu une des occupations recherchées des riches, les expositions se suivent avec un égal succès, quelles que soient ce qu'on exhibe, pourvu que les négociants de la presse s'en mêlent et que les étalages aient lieu dans une galerie connue.
On croit qu'on sait tout de l'amour, alors qu'on ne cesse d'apprendre.
C'est un des comiques de l'amour qu'entre amants chacun s'imagine avoir dans l'autre un objet à plaisir unique au monde.