Défiez-vous de ceux qui vous font de petites confidences, c'est pour vous en tirer de plus grandes !
Il est parfois plus difficile d'être quelconque qu'extraordinaire.
Expliquer une allusion culturelle, c'est comme pisser sur un ver luisant : ça l'éteint.
L'univers de chacun est universel.
Si l'homme s'étudiait le premier, il verrait combien il est incapable de passer outre.
Un homme qui ne se fie pas à soi-même ne se fie véritablement à personne.
C'est aussi le même de converser avec ceux des autres siècles que de voyager.
Une "philosophie" doit être portative.
Il faut maintenir l'enseignement confessionnel pour que vive l'anticléricalisme.
Putains de chansons d'amour... Toujours aussi sournoises... Putains de banderilles dans nos coeurs à statistiques.
Dans chaque grain de raisin, y'a autant de calories que dans une grappe, tellement c'est sucré.
La conscience est le tribunal de la pensée, c'est le juge intérieur qui prononce sur la moralité des actes ; témoin inévitable de tout ce qui se passe en nous, elle est la voix dénonciatrice de nos secrets penchants.
Il y avait eu ce bref moment de parfait silence, à l'exacte jonction du jour et de la nuit.
Les vilains face aux vilains, mais pour les hommes dont c'est la fonction et l'honneur de manier les armes, point de forteresse. Ils affronteront l'adversaire sans goupiller (soucieux de ne pas se comporter en goupils, en renards, mais en lions), en plein champ, s'interdisant toute embûche, rangés en bataille, à découvert.
Un de ces êtres minutieux qui installent dans toute leur vie l'exactitude de l'heure du bureau et l'ordre des cartons étiquetés.
Dans cet univers qui se caractérise par un haut degré de cynisme, on parle beaucoup de morale. En tant que sociologique, je sais que la morale n'est efficace que si elle s'appuie sur des structures, des mécanismes qui font que les gens ont un intérêt à la morale.
L'intérêt pour l'aspect aperçu n'est jamais complètement indépendant de l'intérêt à l'apercevoir.
Sommes-nous la sécheresseSommes-nous la romance.Sommes-nous la sécheresseSommes-nous la noblesse.Sommes-nous les eaux troublesSommes-nous le souvenir.
C'est avec ma mémoire que j'existe. Comme si l'avenir était déjà dedans. Elle m'aide à me jeter en avant. La vie je la gagnerai toujours d'une courte tête. Je pourrai jamais me reposer. Jamais m'arrêter. Alors, je la berce. Elle est ma glaise. Ma sculpture inachevée.
Ne parle pas d'aimer ; ton ventre, je le mords.Mon poème trop plein, c'est en toi qu'il se vide.Moite femelle, en toi j'apprends que je suis mort,Epanoui comme un volcan qui se suicide.
Individuellement nous sommes tous des gens très bien, c'est collectivement que nous faisons le mal.
La poésie moderne, en effet, puisqu'il faut l'opposer à la poésie classique et à toute prose, détruit la nature spontanément fonctionnelle du langage et n'en laisse subsister que les assises lexicales.
En 1981, les Français ont voulu changer de têtes, mais les têtes qu'ils ont choisies veulent changer de France et changer les Français: la rose socialiste a éclos sur ce malentendu...
Mais la langue doit non seulement exprimer l'âme singulière de la nation, mais aussi répondre aux nécessités quotidiennes, nationales et internationales.
Entre deux tournages, je repasse par la case Romain.
Je pense que pour chaque artiste, il est important de toujours garder cette dose de doute jusqu'au tout dernier jour de tournage.
Au moins le football, c'est un truc où les Américains n'ont pas de leçons à nous donner...
Rien n'est plus ennuyeux qu'un plateau de cinéma quand on n'y travaille pas.
Ce n'est pas moi qui abandonne la France, ce sont les Français qui s'abandonnent.
Le théâtre est l'accomplissement qui vient dans l'inaccompli.
L'homme ne peut guère avoir pour la femme que du désir qui assomme la femme ; la femme ne peut guère avoir pour l'homme que de la tendresse qui assomme l'homme.
Le cinéma, c'est vraiment magique, ça ne se consomme pas n'importe comment.
La mélancolie n'est que de la ferveur retombée.
L'erreur est la nuit des esprits et le piège de l'innocence.
La civilisation se mesurera aux mois de vacances que les travailleurs arracheront aux patrons.
Il faut que l'esprit séjourne dans une lecture pour bien connaître un auteur.
Pourquoi, dans les villes où l'on passe, s'applique-t-on à choisir douze cartes postales différentes - puisqu'elles sont destinées à douze personnes différentes ?
C'est de là que vient tout le mal : Dieu est un homme.
Rien n'est plus féroce que le coeur.
Des femmes sont des maîtresses ; d'autres, des amantes ; d'autres des amies. Les maîtresses se remplacent ; les amantes, rarement ; les amies, jamais.
Une célébrité dépressive est un pléonasme.
Si l'Histoire a conservé, au-delà des siècles le souvenir des chrétiens livrés aux lions, des croyants persécutés par l'Inquisition et de tous les massacres perpétrés par les hommes au nom d'un prince ou d'un dieu, c'est que l'injustice ne connaît pas d'oubli.
Morts férus de morale votre tribu attend-elle toujours un tribunal ?
Je plains les gens qui travaillent tranquillement et froidement. Il faut être hors de soi pour être tout ce qu'on peut être.
Le crime d'Etat a toujours besoin d'être couvert par une apparence de légalité.
M. Seguin n'avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres. Il les perdait toutes de la même façon: un beau matin, elles cassaient leur corde, s'en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait.
Les croyants doivent savoir que les non-croyants ont eux aussi accès à une transcendance et à un sens moral.
En fait de vers, bien lire Hugo, c'est tout apprendre.
Laisser couler sa main jusqu'au bout du bras. Caresser le sexe de la rivière. Son bord ultime. Sur le dos. Le monde qui file dans la mémoire. Avec ce désir au bout des doigts. Cette soif de toi. Toujours.
L'amour nous rachète du péché d'exister: quand il échoue, il nous accable de la gratuité de cette vie. Seul, je me sens à la fois vide et saturé: si je ne suis que moi, je suis de trop.