La poésie moderne, en effet, puisqu'il faut l'opposer à la poésie classique et à toute prose, détruit la nature spontanément fonctionnelle du langage et n'en laisse subsister que les assises lexicales.
L'homme a assez de raisons objectives pour s'attacher à la sauvegarde du monde sauvage. Mais la nature ne sera en définitive sauvée que par notre coeur. Elle ne sera préservée que si l'homme lui manifeste un peu d'amour.
N'est-il pas dans la nature de la poésie d'être et de rester souterraine ?
Le fondement ultime de tout cet ordre économique placé sous le signe de la liberté est, en effet, la violence structurale du chômage, de la précarité et de la menace de licenciement qu'elle implique : la condition du fonctionnement « [...] â–º Lire la suite
Ce serait drôle, tout de même, que la nature s'abstînt d'être gaie pour ne pas contraster avec notre tristesse !
La science doit s'accommoder à la nature. La nature ne peut s'accommoder à la science.
Toute écriture littéraire s'emploie à cacher un secret.
La musique est un formidable langage qui, lui, peut circuler sans être traduit.
C'est la nature d'une pensée d'être irrévocable.
La guerre est dans la nature humaine.
La poésie passe par l'amour des mots, l'alchimie du verbe. C'est aussi ce qui nous délivre de nous-même, qui nous permet de trouver ce qui est ailleurs.
Comme la magie, la poésie est noire ou blanche, selon qu'elle sert le sous-humain ou le surhumain.
La poésie est aussi réflexion sur le sens puisque c'est l'écoute des intuitions, des pensées, des valeurs qui affleure le poème.
L'émotion est absolument involontaire, elle est un pur événement intérieur, elle arrive, c'est tout, vous surprend, vous désarme, insiste et bouleverse l'ordre des pensées comme tout autre ordre d'ailleurs.
C'est dans ma nature : quand je vois un système, j'ai immédiatement envie de le changer.
Mieux vaut limiter les ordres, mais tout ordre donné doit être scrupuleusement respecté.
Le langage est l'équivalent pour la bouche vide du rêve pour les yeux fermés.
La diversité des sujets dont j'ai à entretenir le public, l'incertitude même où je suis de savoir dans quel ordre je publierai mes mémoires, m'a imposé la nécessité de choisir un titre généralement applicable à tout, et celui d'Opuscules physiques [...] â–º Lire la suite
La poésie doit être faite par tous. Non par un.
De même que tout est mortel dans la nature, de même toute nature atteinte d'amour est mortellement atteinte de folie.
Notre langage ne vaut rien pour décrire le monde des odeurs.
La poésie n'a pas d'autre but qu'elle-même.
Au contraire, de toutes les choses humaines, dont la nature est de périr dans les tourments, la véritable religion s'accroît dans l'adversité : Dieu l'a marquée du même sceau que la vertu.
L'absurdité est le véritable ordre des choses.
Pour un artiste, rien dans la nature n'est laid.
Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l'autre.
La poésie doit être grande et discrète à la fois; quelque chose capable d'entrer dans l'âme de chacun et qui ne la surprend ou ne l'émerveille pas par elle-même, mais par son sujet.
La poésie est une poire introuvable quand on a soif.
Ce n'est pas faux de dire que le temps guérit toutes les blessures, au niveau physique la guérison commence instantanément et c'est notre corps qui fait le travail. Mais lorsqu'il s'agit des relations humaines certaines blessures se cicatrisent en une [...] â–º Lire la suite
Ce qui me pousse vers la Seconde Guerre Mondiale, c'est l'envie d'honorer la résilience de la nature humaine.
Ce qui apparaît comme un défaut de notre nature est en fait un encouragement à dominer ce qui nous entoure.