Le mot "puberté" vient du latin "pubes" qui veut dire poil et en effet l'apparition de poils sur le pubis, sous les bras - et sur les joues pour les garçons - est un des signes de la puberté.
Il ne faut demander à la vie que ce qu'elle peut nous donner.
Je fuis tout ce qui pourrait m'empêcher d'être concentré, sérieux.
S'imposer sans proposer n'est que funeste orgueil.
Je n'ai jamais vu un tel monument de chairs croulantes, débordantes.
Les yeux dans tes yeux, à genoux, j'aurais passé toute ma vie.
L'homme doit retrouver la voie de l'amour, et au bout de l'amour il trouvera dieu.
Il ne faut pas chercher cette situation inouïe des âmes supérieures en un autre point de l'histoire que cette fin de siècle, où le mépris de toute transcendance intellectuelle ou morale est précisément arrivé à une sorte de contrefaçon du miracle.
André Gortz avait compris dès les années cinquante que les fléaux du capitalisme sont la publicité, qui pousse à la consommation inutile, et l'obsolescence programmée qui limite la durée de vie des appareils. On peut y ajouter le crédit, qui permet d'acheter sans cesse.
Lorsqu'on me demande ce que j'ai à dire aux proches des victimes du 13 novembre, je dis d'abord que le chagrin est infini, ensuite qu'il faut se méfier des promesses énoncées dans l'émotion du lendemain. Elles ne sont jamais tenues.
La Coréé du sud où le taux de mortalité est le plus faible a endigué l'épidémie (Coronavirus) sans confinement ni mesures coercitives.Une autre voie a été choisie: l'hygiène, la détection systématique des malades, l'information et les soins individualisés. Mais ils étaient bien équipés pour ça.
Je m'aime beaucoup plus aujourd'hui qu'à 20 ans.
Emmanuel Macron est le candidat attrape-tout.
Les vrais jaloux n'ont, vu de l'extérieur, aucune raison rationnelle de l'être. Ils le sont, voilà tout. Sans rime ni raison. C'est une calamité. Un poison. Ils sont intoxiqués par ce poison.
Ce que je voulais le plus au monde, c'était cela : être conduit là où je ne voulais pas aller.
On cesse de s'étonner devant un miracle constant.
Tous ceux qui font les accablés d'affaires se montrent indignes de leur emploi.
Pour tout croyant, la mort est une promotion.
Pyromane : flambeur estival qui préfère les forêts aux casinos.
L'obstacle nous fait grands.
Quelque vanité qu'on nous reproche, nous avons besoin quelquefois qu'on nous assure de notre mérite.
Si tout ici-bas était excellent, il n'y aurait rien d'excellent.
Les susceptibles embrouillent tout, par trop de sensibilité.
Les courants, les styles, les manières sont les ennemis premiers de la création.
L'art est l'habileté réduite en théorie.
Il y a des brutes qu'on n'apprivoise pas. On les dompte.
En ce temps-là, les Suisses avaient des lois très particulières : elles ne permettaient notamment pas aux médecins et apothicaires d'empoisonner leurs clients, ce qui rendait la profession fort difficile.
Le guilledou est un oiseau. C'est un vulgaire petit moineau des champs qu'on trouve du côté de la Saintonge. Il faut dire qu'il est particulièrement malin et que peu d'oiseaux au monde lui en remontreraient en matière d'astuce et de roublardise.
Je ne m'embête nulle part, car je trouve que, de s'embêter, c'est s'insulter soi-même.
Les grands comédiens ne meurent ni de maladie ni de vieillesse ; ils cessent d'exister quand on ne les applaudit plus.
Les germes artistiques sont mystérieux, pleins de caprices et de bizarreries : ils ont des poussées soudaines et de longues éclipses, des hâtes superficielles et des retards féconds.
La suppression de la peine de mort a été une incitation, pour un certain nombre de délinquants, à considérer que les risques qu'ils prenaient en assassinant d'autres personnes étaient faibles. La peine de mort a été supprimée, mais par pour les honnêtes gens !
Étienne en est venu à penser que même s'ils ne se revoyaient plus, ce n'était pas tellement grave parce que Juliette faisait partie de lui, qu'elle était devenue une instance de son esprit, l'interlocuteur a qui s'adressait une partie de son monologue intérieur, et il ne doutait pas que pour elle s'était pareil.
Parler à un homme intéressé de faire des largesses aux pauvres, c'est lui tenir un langage étranger.
Les mots, arriver à les foutre sur le papier. Y'a des fois en pleine trajectoire, à fond la caisse dans la phrase, t'éclates, tu déjantes, et cette foutue phrase cahote dans l'herbage pour finir comme une conne loin du rivage.
Les mots sont sacrés et sans innocence. Ils appellent le destin de ceux ou celles qui les tracent.
Notre accord est conclu : c'est un jeune poète qui dès demain rédigera cette chanson. Elle sera plus fraîche et, je crois, plus honnête : sans doute plaira-t-elle au public sans façon.
Le doux Roland Barthes nous a appris que la grammaire elle-même est fasciste.
Les dictateurs font de la force le seul instrument de la grandeur.
C'est incroyable comme les choses communes deviennent belles, si seulement on sait les regarder.
Certaines choses sont plus faciles à légaliser qu'à légitimer.
La méditation est vraiment salutaire.
La popularité n'est pas un objectif en soi. Je ne suis pas dans ce jeu.
Dans les négociations de sortie qui sont à venir, Boris Johnson tentera d'obtenir des accommodements sur la question du passeport financier. L'opinion publique européenne jugera ses dirigeants à leur fermeté.
On ne va pas se réveiller avec le Front national !
Je voudrais jouer une folle déchaînée.
Ce qui me perturbe aujourd'hui, surtout dans l'environnement actuel, c'est tout ce qui est très défini, la recherche d'une soit-disant pureté personnelle, puretés de civilisations... Tout ça me panique complètement.
Le théâtre n'est pas une dialectique c'est une trialectique.
On n'est jamais trompé par celles qu'on voudrait.
Les moeurs se gâtent plus facilement qu'elles ne se redressent.