Les moeurs se gâtent plus facilement qu'elles ne se redressent.
Comme les devins, les femmes ont tendance à mettre de la pensée partout, à lire l'univers des objets et des choses comme un parchemin. Elles ne regardent pas, elles déchiffrent. Tout à toujours un sens.
Les plus grandes peines ont leur douceur quand elles sont partagées.
Les sociétés modernes civilisées se définissent par un procès de décodage et de déterritorialisation. Mais, ce qu'elles déterritorialisent d'un côté, elles le reterritorialisent de l'autre.
Les idées sont comme les femmes. Si on ne les lève pas quand elles passent, on les perd de vue.
Nos pensées sont comme des feuilles, au moindre coup de vent elles s'envolent.
- Je veux apprendre à voler ! - Il suffit d'avoir des pensées agréables et elles vous propulseront dans le ciel ! C'est facile ! - Je crois que j'ai compris : poignard, fusil, Napoléoooon ! [Il s'envole] Yahouuuu ! [Puis s'écrase au sol] AAAAAAH !
Les idées fixes sont bonnes cavalières, elles reviennent vite au galop.
Il est rare que nous ayons le courage de nos opinions ; nous en avons plus facilement l'effronterie.
Un homme n'en chasse pas un autre. Les histoires d'amour ne s'annulent pas. Elles s'additionnent. Les chagrins d'amour aussi.
Les moeurs sont surtout le besoin de la plaine. La jolie peut tout se permettre.
Les moqueries et les insultes sont comparables à de la pluie ; elles ne sont pas dangereuses en soi, cependant personne n'aime se faire mouiller.
Il faut l'avouer, je crois peu aux lois. Trop dures, on les enfreint, et avec raison. Trop compliquées, l'ingéniosité humaine trouve facilement à se glisse entre les mailles de cette nasse traînante et fragile.
Les gens de gauche inventent de nouvelles idées. Quand elles sont usées, les gens de droite les adoptent.
Les lois sont dangereuses quand elles retardent sur les moeurs. Elles le sont davantage lorsqu'elles se mêlent de les précéder.
La mer est un élément capital pour la connaissance des peuples. La mer modèle les moeurs comme elle fait les rivages. Tous les peuples marins ont du caprice, sinon de la folie, dans l'âme.
Les femmes courent après les fous ; elles fuient les sages comme des animaux venimeux.
Notre système politique, nos moeurs politiques sont fondées sur le conflit.
Toutes les capitales se ressemblent ; tous les peuples s'y mêlent, toutes les moeurs s'y confondent ; ce n'est pas là qu'il faut aller étudier les nations.
Les gens se laissent facilement manipuler. La religion est le moyen le plus efficace pour ça... et les médias n'aident pas !
Chaque personne naît avec des qualités et un potentiel très individuels. En tant que société, nous avons le devoir envers les femmes de créer un environnement réellement propice au développement dans lequel elles peuvent elles aussi évoluer.
Les prières sont pour les hommes ce que sont les poupées pour les enfants. Elles ne manquent ni d'utilité, ni d'agrément, mais il est difficile de les prendre au sérieux.
Les inconnues ne partent pas : elles disparaissent.
Les mauvaises moeurs sont la seule chose que les gens prêtent sans réfléchir.
Que les femmes seraient agréables si elles ne tenaient pas absolument à être heureuses !
Avec les femmes, il faut se mettre à plusieurs pour en tenir une ! Elles sont si promptes à s'échapper...
Il en est des passions nobles comme des vices : plus elles se satisfont, plus elles s'accroissent.
Je ne sais si, comme le dit le proverbe, les choses répétées plaisent, mais je crois que du moins elles signifient.
Il y a quelque chose de magnifique dans l'innocence; mais ce qui est mauvais à son tour, c'est qu'il ne peut pas très bien se protéger et se laisse facilement séduire.
Des catastrophes "arrivent". Puis, elles "sont arrivées". Et on passe à autre chose.
Rien ne se perd plus facilement que le sens du jeu.