Et nos deux âmes s'étreignirent de toute la force de nos bras.
Avec son air bourru, c'était le meilleur homme du monde.
Je veux que tu contemples mon désir dans les gestes de ton abandon.
Coppola fait son film, Apocalypse Now, comme les Américains ont fait la guerre - dans ce sens, c'est le meilleur témoignage possible -avec la même démesure, le même excès de moyens, la même candeur monstrueuse...et le même succès.
La Littérature ne commence que devant l'innommable, face à la perception d'un ailleurs étranger au langage même qui le cherche.
Comment ne nous révélerions-nous pas profondément dans une relation aussi tenace que la dépendance ? Dans la manière dont nous conduisons une voiture, fumons ou buvons, ou mangeons, et, surtout, dans la manière dont nous traitons autrui ? C'est-à-dire dans ces constances -dépendances réciproques- qui jalonnent et enserrent notre vie.
Je pense en français et mes soliloques intérieurs sont depuis longtemps de langue française. Lorsqu'il m'arrive de me parler en patois, j'ai toujours l'impression bizarre, non d'utiliser une langue étrangère, mais d'entendre une partie obscure de moi-même, trop intime et périmée, oubliée jusqu'à l'étrangeté.
Et les enculés, vous avez entendu ? J'ai un otage finalement ! Alors si ça continu je la tue, n'importe comment, avec des pierres avec un marteau, de toute façon j'en ai rien à foutre je suis fou !
Pour défendre l'existence de la nation, s'il avait fallu aller jusqu'à l'illégalité, je n'aurais pas hésité.
J'aime notre pays, j'ai beaucoup d'ambition pour lui. Je me bats depuis cinq ans pour que cela aille mieux. J'ai plutôt à coeur qu'il continue à aller mieux.
Parce qu'on a peu de temps, les enfants d'hier sont tristement grands.
Ce n'est pas si désagréable de vieillir si l'on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c'est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
Autrefois, quand les gens inventaient une nouvelle fonction, ils avaient quelque chose d'utile à l'esprit.
Les médias ont leur part de maltraitance, d'agressivité, de création de monstre comme mon frère... Où on l'invite pour faire le buzz, ou on le laisse déraper sans lui donner des limites, où du coup il s'enferme dans un personnage provocateur. Et ensuite on le met au rébus.
Une religion, ça ne s'impose pas. Il ne faut pas mettre l'Histoire au service d'un cérémonial.
Dans tout fait divers, il y a des trous ; et ce qui est intéressant, c'est la façon dont le scénariste et le réalisateur comblent ces vides.
La littérature est prostitution.
L'objet caméra ne me fait pas peur alors que le spectateur de théâtre me fout une trouille bleue.
La classe dite moyenne tient dans l'Etat la place que tient le ventre dans le corps humain : le milieu. Il y a des hommes qui sont le cerveau du progrès. Il y en a d'autres qui en sont les pieds.
L'homme de l'avenir vaudra ce que vaudront ses loisirs.
Le rôle d'un ministre de l'Intérieur : s'efforcer de tout savoir, et savoir en tout cas tout taire de ce que l'on sait.
Ce sont les grands défauts qui se dissimulent le mieux. Profonds défauts, profondes cachettes.
Ce qu'il y a de meilleur à l'étranger ce sont les compatriotes qu'on y rencontre.
Quand on aime, on est toujours soûl, ou bien c'est de trop ou bien c'est de manque !
On n'est compatissant que pour les maux qu'on éprouve soi-même.
Les baisers servent d'entractes aux scènes d'amour, mais il en est qui trouvent les entractes meilleurs que la pièce.
On se demande souvent comment les hommes parviendront jamais à s'entendre, s'ils refusent toujours de s'écouter.
Ne pleure pas : d'être identique C'est un rêve des dieux.
Beaucoup d'hommes se défont, peu d'hommes meurent.
L'amour est une interrogation continuelle.
Conseil : cadeau bon marché.
Comme une faute ouvre souvent le pas à une autre, quelquefois aussi elle sert d'instruction à l'homme.
Plus nous nous rabaissons extérieurement, plus on nous élève en effet.
Spécouler : Faire en bourse quelques opérations désastreuses.
J'ai beaucoup de mal à définir ce qu'est un homme, une femme, en dehors du sexe même.
Les hommes ont ceci de très particulier qu'ils tendent à mépriser ce qu'ils désirent.
Les gens ne cherchent pas à comprendre, à résoudre les énigmes proposées par le sphinx, ils se complaisent dans le mystère, dans ce flou, le résultat est qu'ils sont mangés par le sphinx.
Ils ne devaient jamais se recevoir l'un chez l'autre. Ils se parlaient très peu. La presse, la télévision, le pays entier les comparaient sans cesse, les opposaient. Eux se coudoyaient sur le bitume. Il y avait la France de Jacques Anquetil et la France de Raymond Poulidor. On ne savait pas que c'était la même.
Il faut vous dire qu'en Provence, c'est l'usage, quand viennent les chaleurs, d'envoyer le bétail dans les Alpes.
C'est si rare, une âme assez fermée pour garder contre tout son secret !
Je suis sexuellement monogame. Donc je me satisfais parfaitement de mon épouse. Dans le cas contraire, j'en change.
Un athlète doit être un tueur, un tigre !
J'invoque ici votre antique fureur,En cependant que d'une sainte horreurJe vais chantant vostre gloire plus belle.
Il jouait du piano deboutC'est peut-être un détail pour vousMais pour moi, ça veut dire beaucoupÇa veut dire qu'il était libreHeureux d'être là malgré tout.
L'utopie ne consiste pas, aujourd'hui à préconiser le bien-être par la décroissance et la subversion de l'actuel mode de vie ; l'utopie consiste à croire que la croissance de la production sociale peut encore apporter le mieux-être, et qu'elle est matériellement possible.
Il y a la pensée-maotsetung... Le soleil ne brille que le jour, l'étoile ne brille que la nuit ; la pensée-maotsetung brille la nuit comme le jour.
En somme, refusant le mal, le colonisateur de bonne volonté ne peut jamais atteindre au bien, car le seul choix qui lui soit permis n'est pas entre le bien et le mal, il est entre le mal et le malaise.
Un homme abjure pas sa foi, après huit piges aux durs, pour une grappe de raisin, une banane.
La naissance ne signifie rien là où il n'y a pas de vertu.
Ma parole a été celle d'un homme libre, ma parole sera celle du ministre de ce gouvernement.