Rien n'appartient à rien, tout appartient à tous.
Un critique, ce n'est jamais qu'un individu qui a des goûts personnels.
Et nous boirons à nos maîtresses dans les crânes de leurs amants.
La souffrance ne donne de valeur à rien.
Discuter, c'est comme se faire des abdominaux dans la tête.
Je vois mal comment ma fille aurait pu devenir expert-comptable.
L'écriture est le souvenir de leur mort et l'affirmation de ma vie.
Ce que nous vivions là, et nous en étions conscients tous les quatre, c'était un peu de rab. Un sursis, une parenthèse, un moment de grâce. Quelques heures volées aux autres...
La peste, c'est le moment où le quadrillage d'une population se fait jusqu'à son point extrême, où rien des communications dangereuses, des communautés confuses, des contacts interdits ne peut plus se produire. Le moment de la peste, c'est celui du [...] ► Lire la suite
Nul ne pense par lui-même sans un détour par les autres, et notamment par ce qui a été pensé avant lui.
Aimer d'amour, c'est partir à la conquête des étoiles et tout risquer pour un embrasement du ciel.
L'amitié, elle, ne supporte aucun arrangement. Elle réclame l'entière sincérité des deux parties. Prendre une bière et faire trois blagues, on est toujours sûr d'y arriver. Mais rencontrer un interlocuteur avec qui on puisse vraiment discuter est quelque chose de rare.
L'important c'est de se sentir heureux, d'extérieure, la vie devient intérieure, son intensité reste la même et vous savez, c'est bizarre où le bonheur de vivre va parfois se nicher.
Pour la Leche League, la bonne mère est celle qui allaite. L'envers de la médaille est évidemment la culpabilisation de toutes celles qui ne s'y retrouvent pas. On stigmatise les mères qui préfèrent donner le biberon.
Conscience signifie d'abord mémoire.
Ma rage d'aimer donne sur la mort comme une fenêtre sur la cour.
Quantité, énormité, fausseté des moyens cédant la place à simplicité et justesse. Tout ramener à la mesure de ce qui te suffit.
À la différence de l'aspirateur, de l'appareil de TSF ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d'usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme une villa sur la Côte, n'a d'intérêt et d'avantage que dans la [...] ► Lire la suite
Que les choses soient parfaitement légales ! La loi d'abord... toujours la loi... le respect de la loi !
La télé c'est comme un robinet : ça coule en continu, suffit de verser le poison dedans...
La liberté est un bien immense, mais qu'on ne peut goûter qu'à la condition de vivre.
Ici, à Rio, la Noël tombe en plein été austral et le simple fait d'exister est un véritable bonheur.
Aujourd'hui nous avons perdu notre père. Notre douleur est immense.
Provoquer, au sens artistique du terme, oblige à ouvrir les yeux, à casser le monde dans lequel on vit pour réfléchir.
If I go the turkish bath, I risque, I risque énormément. But if I reste ici, I risque encore plus... So, I risque on the two tableaux !
Toute guerre est un manichéisme.
Dieu préfère toujours la clémence à la justice.
Il faut accepter de planter pour que d'autres récoltent ailleurs et plus tard.
Si tu as peur de la mort, n'écoute pas ton coeur battre la nuit.
Le bavard est celui qui parle plus qu'il ne pense. Celui qui pense et qui parle beaucoup ne passe point pour un bavard.
Il y a des femmes dont on ne supporte ni la présence ni l'absence... c'est sans solution.
Le gruyère râpé tient dans ses fils toute l'harmonie universelle. Un monde sans gruyère serait un bien triste monde.
Tout homme a vu le mur qui borne son esprit.
L'on craint la vieillesse, que l'on n'est pas sûr de pouvoir atteindre.
Je fais des films pour réaliser mes rêves d'adolescent, pour me faire du bien et, si possible, faire du bien aux autres.
Ayez du talent, on vous reconnaîtra peut-être du génie. Ayez du génie, on ne vous reconnaîtra jamais du talent.
Il en va de l'érotisme comme de la danse : l'un des partenaires se charge toujours de conduire l'autre.
Dans les meetings, jadis, j'expliquais que 2 x 2 égale parfois 5. Quelquefois, lorsqu'on se trompe, ça peut faire 3.
Il n'est pas de moyen honteux qui ne soit honnêtement employé aujourd'hui pour se procurer de l'argent, parce que quelque honteux que soit ce moyen, il l'est beaucoup moins encore que de ne pas avoir d'argent.
La première partie de la vie se passe à désirer la seconde ; la seconde à regretter la première.
L'homme naît capable de plus de bien et de plus de mal que n'en sauraient imaginer les moralistes, car il n'a pas été créé à l'image des moralistes, il a été créé à l'image de Dieu.
Dieu a eu besoin des hommes, et les hommes se sont servis de Dieu, cela dit tout.
Nous devons considérer que tous les événements qui nous arrivent sont des événements heureux.
Ce que les hommes ont nommé amitié n'est qu'une société, qu'un ménagement réciproque d'intérêts, et qu'un échange de bons offices ; ce n'est enfin qu'un commerce où l'amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner.
Les admirations de bien des gens donnent la mesure de leur taille. Ils admirent ce qui les dépasse comme le gazon la pâquerette.
Le vice est un goût que l'on ne partage pas.
Le pouvoir d'oublier, très fort chez les individus, l'est encore plus dans les sociétés humaines.
C'est à force de chasser pour obtenir de la nourriture que l'homme a éprouvé l'envie d'étendre son territoire tant et si bien qu'il a fini par fabriquer et envoyer des fusées au-delà de la planète.
Quand il gèle et qu'on n'a pas de gants, on supporte l'alliance.
La seule différence que je connaisse entre la mort et la vie, c'est qu'à présent vous vivez en masse, et que dissous, épars en molécules, dans vingt ans d'ici vous vivrez en détail.