Lancer un lynchage médiatique est plus facile que de faire décoller un buzz positif. Elle prétend qu'elle sait faire les deux, mais l'époque plébiscite la brutalité. Celui qui défonce est celui qu'on écoute - il faut toujours prendre un pseudonyme [...] ► Lire la suite
Les guerres de religion ne sont pas causées par le fait qu'il existe plus d'une religion, mais par l'esprit d'intolérance... dont la propagation ne peut être considérée que comme l'éclipse totale de la raison humaine.
J'ai pas peur de l'avouer, j'avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens, j'ai pleuré comme un môme. J'ai vraiment pas honte de le dire. Alors que - c'est curieux - mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j'ai repris deux fois des moules.
La conversation entre amis ne s'assèche jamais.
Je te salue George. Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne sur la terre comme dans les sous-sols, si riche en pétrole; ton sang livré pour nous, humbles consommateurs.
Il est souvent plus court et plus utile de cadrer aux autres que de faire que les autres s'ajustent à nous.
En peu de temps parfois on fait bien du chemin.
L'espoir des hommes, c'est leur raison de vivre et de mourir.
Le témoignage des sens est, lui aussi, une opération de l'esprit où la conviction crée l'évidence.
Allez, je ne vous demande rien, mon Dieu ! Vous êtes là, et c'est assez.
Observons un grec ancien : il est enveloppé dans un drap, il tient un parchemin et il apporte au monde la civilisation.
Le bonheur est une chose terrible à supporter. Surtout lorsque ce bonheur n'est pas celui pourquoi on avait arrangé toute sa vie.
L'oeil superficiel, l'oreille profonde et inventive. Le sifflement d'une locomotive imprime en nous la vision de toute une gare.
Ne lui demandez pas de se connaître, vous savez bien qu'une femme ne voit jamais les défauts de ceux qu'elle aime.
Ceux qui pensent à tout n'oublient rien et ceux qui ne pensent à rien font de même puisque ne pensant à rien ils n'ont rien à oublier.
L'habitude, ce confort mortel.
Le bien-être ne sert qu'à désirer plus ; et dans cette idée il n'y a pas de limite.
La France est une bureaucratie tempérée par l'instabilité gouvernementale.
Le cinéma, c'est du théâtre en conserve.
Dans le monde tout va ensemble, sauf l'amour. Il ne va avec rien. Il n'est nulle part. Il manque.
Un homme est humilié de la longueur du siège ; elle fait au contraire la gloire d'une femme.
L'ironie nous enseigne à nous moquer des savants et des sots, que nous pourrions, sans elle, avoir la faiblesse de haïr.
La générosité n'est souvent que l'aspect intérieur que prennent nos sentiments égoïstes quand nous ne les avons pas encore nommés et classés.
Etrangement, se mêle une notion de douleur à l'amour que l'on porte à certain livre.
Odeur (des pieds) : signe de santé.
Nerveux : se dit à chaque fois qu'on ne comprend rien à une maladie.
Le plus grand homme n'est qu'un enfant que la vie a trompé.
Une femme a l'importance d'un nid entre deux branches.
Une oeuvre qui est écrite dans l'intention d'un public quelconque sera toujours une oeuvre manquée.
Contrairement à ce qu'on peut penser, un simple regard peut percer le fond des puits et nous sauver.
Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux.
Se sentir vivant - entièrement vivant - est rare. La joie est la seule sensation humaine qui nous totalise.
Le désir se moque des interdits, il ne sert à rien de s'interposer.
La vraie puissance est dans la capacité d'une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie.
Le premier obstacle est l'idée préconçue. Nous ne savons souvent voir que ce que nous sommes prêts à voir.
Je ne savais pas que la douleur contient d'étranges labyrinthes, où je n'avais pas fini de marcher.
Le communisme, c'est une des seules maladies graves qu'on n'a pas expérimenté d'abord sur des animaux.
L'amitié ne cherche pas l'égalité, mais elle la produit. Elle met tout en commun entre les amis: la fortune, les qualités de l'esprit, les sentiments du coeur.
Moi, je ne travaille pas. Je fais ce qui me plaît.
Je me crois en enfer, donc j'y suis.
On ne s'appuie que sur ce qui résiste.
Le destin c'est simplement la forme accélérée du temps.
Il y a deux faces de l'argent, une médiocre et triste qui est celle que nous avons connue, et une épanouie et brillante que nous ignorons.
La vie d'un ami, c'est la nôtre, comme la vraie vie de chacun est celle de tous.
Il y a quelque chose plus difficile encore que de s'astreindre à un régime, c'est de ne pas l'imposer aux autres.
La joie est une brûlure qui ne se savoure pas.
Ce qui compte, c'est ce qui est inscrit non sur les papiers d'identité d'un homme mais dans son coeur.
La philosophie est comme la Russie : pleine de marécages, et souvent envahie par les Allemands.
La vie n'est pas méchante. Il n'est rien de meilleur.
On ne sait jamais si l'on a bien agi envers les hommes. Il faut les adorer sans chercher à les comprendre. Leur sagesse est mystérieuse.