La distance Grappille le temps.
Il y a presque toujours dans un livre médiocre de quoi en faire un bon.
Les flatteurs des princes ont dit que la chasse était une image de la guerre ; et en effet, les paysans, dont elle vient de ravager les champs, doivent trouver qu'elle la représente assez bien.
Il n'y a pas d'humour au féminin.
Allié ne veut pas dire rallié.
Pendant longtemps, je croyais qu'il se passait des choses extraordinaires sous les jupes des femmes.
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part... C'est quand même pas compliqué.
Une assemblée pour décider doit avoir un nombre impair, mais trois, c'est déjà trop.
Je suis une ninja de l'amour, ce que j'aime c'est les débuts d'histoire. Les mecs n'ont pas le temps de se lasser, je suis déjà avec un autre.
Cultive ton enthousiasme comme une plante merveilleuse.
Rrose Sélavy demande si les Fleurs du Mal ont modifié les moeurs du phalle : qu'en pense Omphale ?
Tout sérieux effort de réorganisation s'arrête bientôt devant les craintes de rétrogradation qu'il doit naturellement inspirer.
Nous avons beau - comme l'arbre qui est né sage - soupçonner les grimaces du destin, nous n'avons pas encore appris à sourire des simples blessures du coeur.
Mais après la guerre,Il nous reste à faireLa paix.
Un jour ou l'autre, on le fera en haut, là haut, ce qu'on n'a pas fait en bas, tout en bas. Ton absence m'est souvent invivable, Papa. Y'a un truc qu'a déconné dans notre histoire.
La conduite défaitiste devient la vraie cause de la défaite.
Tournage. Ton film doit ressembler à celui que tu vois en fermant les yeux.
Le bois était triste aussi,Et du feuillage obscurci,Goutte à goutte,La tristesse de la nuit,Dans nos coeurs noyés d'ennui,Tombait toute...
L'écriture est une sorte de rempart contre la folie, j'ai déjà bien de la chance d'être écrivain, d'avoir au moins cette possibilité.
Nous n'avons de respect que pour les catastrophes, signe infaillible de la fadeur de nos existences et de l'épuisement de nos instincts.
Bien que je sois un homme pieux, je n'en suis pas moins un homme.
Comme dit un cadre du Parti communiste après une élection : Ça me laisse sans voix !
On a toujours le choix d'être con ou pas.
Quand on vend du matériel, c'est pour que les clients s'en servent.
Quand je suis sur scène, je suis sûrement très, très, très moche. Heureusement que je ne me vois pas, sinon je me ferais peur.
Sachant ce que je sais de l'amour, je me retire parce que je n'aime pas me mentir.
Je t'aimerai, ma jeune folle, un peu plus que toujours, longtemps !
La seule limite à la caricature est celle que je me fixe, par rapport à ma propre morale, avec un grand ou un petit «m», je ne sais pas.
L'important n'est pas que vous soyez ou non licencieux. L'important c'est que vous ayez le droit de l'être.
Regardons d'un oeil ingénu ce qui est neuf. La vie n'est pas faite pour le souvenir.
Avec le tabac et l'alcool, l'administration est la plus grande blanchisseuse d'argent sale de notre époque.
La jeunesse attire les démagogues comme le miel attire les mouches.
Il y a dans tout homme une énorme capacité de résignation, l'homme est naturellement résigné. C'est d'ailleurs pourquoi il dure.
Sortant de certaines bouches, la vérité elle-même a mauvaise odeur.
Une femme insensible est celle qui n'a pas encore vu celui qu'elle doit aimer.
On ne peut être juste tout seul, à l'être tout seul on cesse de l'être.
Un être cultivé, c'est quelqu'un qui sait vous ennuyer à la perfection sur les sujets les plus passionnants.
Un vrai moine n'a qu'une patrie, son couvent.
La patience du consolateur tient à ce qu'il a ses propres embêtements.
Les vieillards aiment à donner de bons préceptes pour se consoler de n'être plus en état de donner de mauvais exemples.
Rien n'empêche tant d'être naturel que l'envie de le paraître.
On ne veut pas mourir. Chaque homme est proprement une suite d'idées qu'on ne veut pas interrompre.
Nous vivons une époque où l'on se figure qu'on pense dès qu'on emploie un mot nouveau.
Il n'y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit, que l'on peut être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
Il y a une jouissance dans les ruptures, si on ne se laisse pas prendre par la pitié.
En vérité, quel homme, à condition qu'il réfléchisse un peu, ne se dira pas, lorsqu'il approche d'une femme, qu'il met le doigt dans un engrenage de malheurs, ou tout au moins un engrenage de risques, et qu'il provoque le destin ?
Dieu est une espèce d'éternuement familier aux ecclésiastiques.
Le théâtre n'est pas un musée où l'on peut s'attarder devant un tableau qu'on aime.
Il suffit de faire grandir la distance pour que les pires horreurs s'effacent. Cette distance historique s'apparente un peu à l'innocence de celui qui lâche une bombe à 10000 mètres d'altitude.
Dites à une femme deux ou trois mots qu'elle ne comprenne pas, d'aspect profond. Ils la déroutent, l'inquiètent, la rendent anxieuse, la forcent à réfléchir et vous la ramènent consciente de son infériorité, sans défense. Car le reste est un jeu d'enfant.