Un penseur n'est jamais plus grand que lorsqu'il découvre les limites de sa pensée.
Innovation : toujours dangereuse.
Le vie s'accommode des milieux où les circonstances la placent.
La perfection de la justice consiste à aimer beaucoup les choses grandes, et peu les petites.
Le meilleur d'entre nous a quelques petits assassinats à se reprocher.
La conception du paradis est au fond plus infernale que celle de l'enfer. L'hypothèse d'une félicité parfaite est plus désespérante que celle d'un tourment sans relâche, puisque nous sommes destinés à n'y jamais atteindre.
Les âmes humaines veulent être accouplées pour valoir tout leur prix.
Au théâtre, la recette est le noeud du problème.
La moisson. On tond la terre comme une brebis.
Mais quand même... pas question de faire "vieille" comme métier... plus tard !
Etre arrivé au cinéma de grande distraction est, pour moi, un plaisir.
On nous a habitués à ça depuis qu'on est petits, sinon on pourrait très bien dire maman à son père et papa à sa mère.
Le travail est l'allié de la paresse dès qu'il est motivé. Rares sont ceux qui ont la chance de savoir vraiment pourquoi ils travaillent.
L'Étranger est ce que les personnes dogmatiques appellent « une hautaine et pure manifestation d'art » ; à mon humble avis, c'est mieux que cela.
Si l'on considérait une théorie comme parfaite et si l'on cessait de la vérifier par l'expérience scientifique, elle deviendrait une doctrine.
Un mort en France est plus émouvant que 10 000 morts à l'étranger. Le premier est une tragédie, les seconds une statistique. La sensibilité suit la loi de la proximité.
L'homme moderne a remplacé Dieu par la science, et le bien et le mal par le permis et l'interdit, mais quand la terre tremblera il reviendra à ses idoles.
Tournage. Ton film doit ressembler à celui que tu vois en fermant les yeux.
Dieu est plein de miséricorde pour tous, comme il l'a été envers vous. Il est père avant d'être juge.
Me sauver, c était d abord être indépendante économiquement.
J'accepte l'argent du public, pas l'argent public.
Du mal à s'accorder, on joue pas les mêmes partitions. On marche seuls ensemble, chacun campé sur sa vision.
Clooney est un intelligent, qui observe, qui imite énormément les gens. Il est très joueur, très amical, très copain.
Quand je finis très bien une chose, je commence une autre chose. Je n'aime pas arrêter. J'aime me prouver continuellement.
Mon père est Algérien, fier de qui il est et je suis fier que mon père soit algérien.
Des faux clients ? Oui, et j'assume !
Les têtes d'assassin, on ne les reconnaît qu'une fois dans le panier. Et encore pas toujours !
Le mal commence avec l'indifférence et la résignation.
Quand une fois l'imagination est en train, malheur à l'esprit qu'elle gouverne.
Aimer c'est, finalement, faire don de nos préférences à ceux que nous préférons.
Etre en bonne santé, c'est pouvoir abuser de sa santé impunément.
L'altruiste est un égoïste raisonnable.
Un académicien, c'est un homme qui, à sa mort, se change en fauteuil.
Demain tu seras un homme, et libre, à condition que tu ne retournes pas d'où l'éducation te détourne.
Il avait du bon sens ; le reste vient ensuite.
Comme il n'est pas aisé de cacher le feu, il n'est pas facile de cacher l'amour.
Le sommeil est une séparation.
Le devoir est une série d'acceptations.
Pourquoi les mots, cette précision brutale qui maltraite nos complications ?
Nous vivons dans un temps, où, si quelques-uns trouvent les galères à moitié chemin du pouvoir et de la fortune, il en est d'autres qui trouvent la fortune et le pouvoir à moitié chemin des galères.
Mes mots feront fortune : moi pas !
Les touristes, leur manière de tout vérifier par rapport aux guides qu'ils trimbalent. Ils n'admirent pas : ils confrontent.
Tout automobiliste ambitieux est un assassin avec préméditation.
Où finit la paresse, où commence la contemplation ?
Si les applaudissements sont le pain des acteurs, les rappels en sont le beurre.
Le miracle de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchante, l'horreur de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchaîne.
Le réel, au fond, n'existe qu'en soi. Il est foisonnant mais il foisonne pour rien si vous n'allez pas vous frotter à lui de la manière la plus violente ou la plus amoureuse, ce qui revient au même.
Que Dieu existe ou non, quelle importance puisque j'ai besoin de lui pour vivre !
Si vous faites attention, non à ce que vous pensez mais à la forme de votre pensée, vous vous apercevez que vous faites rarement des phrases complètes. Il y a des morceaux de rêves, un fantasme, un souvenir, des chansons. On a des scies dans la tête.
Il faut regarder la vérité en poète.