La conduite défaitiste devient la vraie cause de la défaite.
Tout art a ses racines dans le primitif ou alors il devient décadent.
Contrairement aux doctrines religieuses, la philosophie ce sont les mathématiques de la morale et de l'art de vivre.
N'est-il pas évident qu'une vie pieuse et l'austérité de la morale chrétienne s'accommodent mal avec la fréquentation habituelle du théâtre contemporain ?
Celui qui regarde longtemps les songes devient semblable à son ombre.
Chaque homme qui se met à l'écart et qui semble sujet à l'affliction est pourtant un homme en qui s'éveille un principe. L'autonomie doit commencer par être affectée. Toute morale débute en étant affectée -- Elle exige une affectation. Tout commencement est maladroit.
On ne devient grand qu'à apprendre d'un maître.
Quand la dictature est un fait, la révolution devient un droit.
La route vers Dieu est facile parce qu'on y avance en se déchargeant.
À parcourir l'histoire des attitudes maternelles, naît la conviction que l'instinct maternel est un mythe. Nous n'avons rencontré aucune conduite universelle et nécessaire de la mère. Au contraire, nous avons constaté l'extrême variabilité de ses sentiments, selon sa culture, ses ambitions ou ses frustrations.
La loi d'amour est la seule loi de vie ; la loi qui fait que chacun sent en soi l'immense unité humaine, et devient fort autant que tous ensemble.
Le succès est une conséquence et non un but.
Ne jamais contredire quelqu'un qui vous barre la route avec une pique.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Il n'y a qu'une route vers le bonheur : c'est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté.
La morale est comme les régimes : elle interdit tout ce qui est bon.
La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m'ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m'a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.
Il est fort dangereux Frodon de sortir de chez soi, on prend la route et si on ne regarde pas où l'on met les pieds on ne sait pas jusque où cela peut nous mener.
La chenille devient papillon, le cochon devient saucisson, c'est une grande loi de la nature.
Loin de vieillir, l'humanité devient progressivement de plus en plus jeune.
Il n'y a qu'une morale : vaincre tous les obstacles qui nous empêchent de nous surpasser.
C'est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s'accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.
La vraie tragédie de la vie, c'est qu'on devient vieux trop tôt et sage trop tard.
On devient plus sensible avec l'âge. Je sens monter les larmes en regardant les photos de mes petits-enfants.
En amour il n'est rien d'impossible, sois patient, parfois indifférent, et l'impossible devient possible.
Un tronc qui reste dix ans dans le fleuve ne devient pas crocodile.
Touché par l'amour, tout homme devient poète.
On rencontre quelques fois son destin sur la route qu'on a pris pour l'éviter.
On ne devient pas athée par souhait.
Ce n'est pas la destination mais la route qui compte.
La prière est la plus douce consolation du malheureux ; il devient plus fort quand il a rempli ce devoir.