Il y a une espèce d'hystérisation de la société par rapport aux élections. Généralement, plus on approche de la date fatidique, plus on oublie ce qu'on reprochait aux candidats qui se présentent. C'est assez étrange. Ce qui m'intéresse, c'est de voir comment ça va se passer avec les écologistes...
J'ai des studios dans les différents endroits où je vis - à Ibiza, Paris et Londres - mais ce ne sont pas des studios fous, ce sont juste des pièces avec de bons moniteurs, et tout ce que je fais [...] ► Lire la suite
Je suis devenu un conservateur révolutionnaire. Il faut tout révolutionner, mais en conservant les trésors de notre culture.
Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d'extrême-droite.
La seule perception que j'ai de moi-même, c'est celle que j'ai à travers le regard de l'autre.
Avec la SNCF, j'ai la sensation de me faire rouler dans la farine.
Je n'ai d'admiration que pour le lâche qui fait un acte de courage parce ça lui a coûté
Calindrier : système de division du temps en baisers, en touche-moi et en mamours.
Le Brésil est un pays trop chaud où la nature mangera un jour les fragiles décors surélevés dont l'homme essaie de s'entourer. Les termites vont dévorer les gratte-ciel, tôt ou tard, les lianes vierges bloqueront les autres et la vérité du Brésil éclatera enfin.
Il est bon de remettre tout en question, chaque jour.
De même que l'horreur est la mesure de l'amour, la soif du mal est la mesure du bien.
Les sots mettent du temps pour comprendre. Les intelligents pour ne pas comprendre.
Les gens bornés aiment le mouvement, il n'y a que les hommes exercés à la méditation qui aiment le silence et le repos.
L'amour conjugal, qui persiste à travers mille vicissitudes, me paraît être le plus beau des miracles, quoi qu'il en soit le plus commun.
Je dis "vous" à mon impresario. Avec l'argent qu'il me prend, j'ai toujours cru qu'ils étaient deux.
Lorsque notre haine est trop vive, elle nous met au-dessous de ceux que nous haïssons.
Je voudrais mourir par curiosité.
Savoir ce qu'un boulot rapporte, mais savoir aussi ce qu'il vous coûte.
Heureux les bisexuels qui peuvent regarder toute l'humanité avec les yeux de l'amour...
Jamais il n'a été aussi facile de gouverner qu'aujourd'hui. Autrefois, il fallait chercher avec finesse par quelle monnaie on devait marchander les gens ; aujourd'hui tout le monde veut de l'argent.
Dans les dîners en ville, on parle à bâtons rompus. Sur le dos des autres.
On garde peu de remords des fautes où l'on prit peu de joie.
En politique, ceux qui ont prévu les événements, les voient d'emblée quand ils se produisent ; les autres ne comprennent jamais.
L'égalité, cette chimère des vilains, n'existe qu'entre nobles.
L'intérêt essentiel pour un homme politique de voyager incognito, c'est de le faire savoir.
Les petits faits inexpliqués contiennent toujours de quoi renverser toutes les explications des grands faits.
Age : ne reste pas longtemps ingrat.
Il n'y a pas de guerre sans morts.
Toute agitation n'est pas action.
La nature judicieuse en tout ce qu'elle fait, a mis plus de gloire où il y a plus de dangers.
S'embêter, c'est s'insulter soi-même.
On dit toujours qu'on est lu en Allemagne pour se consoler de ne pas l'être en France.
J'ai écrit mon journal à partir de 11 ans, adressé à Munkey, mon confident, ce singe en peluche habillé en jockey m'a été offert par mon oncle, gagné dans une tombola, il a dormi à mes côtés, partageant la mélancolie [...] ► Lire la suite
J'ai d'abord aimé, comme tout le monde, l'effet de la lègère ivresse, puis très bientôt j'ai aimé ce qui est au-delà de la violente ivresse, quand on a franchi ce stade : une paix magnifique et terrible, le vrai goût du passage du temps.
C'est comme un pèlerinage. A croire que ton visage est un endroit qui a marqué ma vie.
Elle avait passé l'âge, et depuis longtemps, de penser que l'amour était autre chose qu'une foutaise de plus pour faire acheter des micro-ondes et des bagnoles à crédit.
Les catholiques ont le monopole des pervers hypocrites, rien n'est aussi universel que le vice qui se donne les allures de la vertu.
Le sport n'est pas un objet de luxe, une activité d'oisif non plus qu'une compensation musculaire du travail cérébral. Il est pour tout homme une source de perfectionnement interne éventuel non conditionnée par le métier. il est l'apanage de tous au même degré sans que son absence puisse être suppléée.
Le bonheur est dans la jouissance du plaisir et dans l'absence de la douleur.
Telle était aussi Françoise Dorléac. A la fois timide et audacieuse. Les gestes abruptes mais d'une souplesse d'algue. L'extravagance mais aussi les tourments secrets. Légère, éblouissante et le regard quelquefois triste. On n'était jamais sûr de bien connaitre son visage. Tout en contrastes, en inquiétudes, de celles qui font le scintillement des étoiles.
J'ai tambouriné tambourinéAu seuil de sa bontéUn judas m'a lorgnéEt j'ai pris l'hiver en grippe.
Plus on avance, plus il nous faut d'espaceÀ force de manquer d'airIl nous faut le paradis pour oublierl'enfer. Laissez passer,Laissez passer les rêves.
Chaque culture est dominée par un modèle maternel idéal qui peut varier selon les époques. Qu'elles en soient conscientes ou non, il pèse sur toutes les femmes.
Mais ce qu'il y a d'épatant, dans ce monde, c'est que rien n'y est jamais définitif, le succès comme l'échec.
Je regardais au loin... Une armée d'enfants rangée en bataille. Ils étaient cependant immobiles, mais en transe. Je les voyais, non loin de moi, envoutés par le désir d'aller à la mort. Hallucinés par des champs illimités où, un jour, ils s'avanceraient, riant au soleil : ils laisseraient derrière eux les agonisants et les morts.
J'ai beaucoup travaillé, et je continue. J'ai aimé ce que je faisais, même quand je ne faisais pas ce que j'aimais.
Ce qui fait le prix et la qualité de la vie humaine, c'est sa brièveté.
Le sourire appartient aux enfants, et aux hommes qui leur ressemblent.
Ce qui me bouleverse dans mon enfance ce n'est pas l'irréversible mais l'irréductible, ce qui est encore en moi.
Enfin, je vais savoir ce qu'est la France. Fini le jet. Je prends le train pour aller faire danser les jeunes. Mais j'ai de l'énergie et du caractère, c'est probablement ce qui me tient en forme.